En route pour plus de soya en 2020 aux États-Unis

La production de viande cette année atteindrait des sommets

Le département américain de l’Agriculture (USDA) a livré ses projections pour 2020 lors de son assemblée annuelle, à la fois pour le secteur des grandes cultures que de la production animale.

Du côté des céréales, le gouvernement américain voit une remontée dans les superficies de soya qui devraient augmenter en 2020 de 12%. Elles passeraient à 85 millions d’acres contre 76,1 millions en 2019. Les champs ensemencés en maïs augmenteraient plus légèrement de 5% à 94 millions d’acres (89,7 millions d’acres en 2019). Les superficies de blé demeureraient stables à 45 millions d’acres.

Les prix anticipés pour 2020 ne suivront pas nécessairement la même tendance. Le blé connaitrait la plus forte hausse à 4,90 $US, un gain de 8% par rapport à 4,55 $US. Le prix du maïs devrait diminuer pour sa part de 6% à 3,60 $US, comparativement à 3,85$ en 2019. Le soya devrait fluctuer très légèrement à la hausse, soit de 1% à 8,80 $US.

Des volumes records sont anticipés pour la production animale avec une hausse des exportations. La production de viande de bœuf augmenterait un peu à 27,5 milliards de livres, un chiffre tout de même inédit. Les quantités sont à la hausse autant pour le porc (28,9 milliards de livres) que la volaille (45,8 milliards de livres). C’est aussi vrai pour la production de lait qui monte à 108,8 livres. Davantage de viande de bœuf et de porc prendrait la route des marchés étrangers.

Dans ses conclusions, l’économiste en chef du USDA Robert Johansson a indiqué qu’il s’attendait à une amélioration des perspectives pour 2020. Les traités commerciaux devraient améliorer l’accès aux marchés ainsi que les occasions d’affaires. Les tensions devraient également être moins vives et le commerce reviendrait à un contexte plus normal. Les indicateurs économiques sont également stables, que ce soit au niveau des taux d’intérêt, du ratio actif-passif, que de la valeur des terres. La météo est vue comme étant plus clémente qu’en 2019.

Le secteur de la production animale devrait poursuivre sur sa lancé, surtout pour le porc et la volaille. Les opportunités plus grandes s’expliquent par la signature de la phase 1 de l’entente entre la Chine et les États-Unis, l’accord signé avec le Japon et une croissance au niveau international.

La concurrence dans les céréales demeure toutefois vive puisque l’expansion de la culture de céréales (soya et maïs) se poursuit au Brésil. Et même si la productivité américaine est considérée être extrêmement forte, les investissements dans la technologie et les innovations seront déterminants pour conserver les marchés et la rentabilité du secteur agricole américain, tout en nourrissant une population mondiale grandissante.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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