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Fourrage : l’importance de régler la machinerie

Les valeurs nutritives des fourrages se retrouvent dans les feuilles. Préserver leur qualité et leur quantité est donc essentiel tout au long du chantier de récolte. Pour optimiser la fauche, le choix du type de machinerie est primordial. Il importe aussi de consacrer un moment aux réglages de la machinerie.

Prendre des décisions dans le feu de l’action n’est pas une tâche aisée pour le producteur qui fait des fourrages tout en composant avec le temps disponible, la météo et le stade de croissance des plantes. Des connaissances scientifiques et des faits vont faciliter ces choix. Ce sont les bases pour un chantier de récolte bien organisé. Des études ont été répertoriées afin de dégager des principes universels de récolte favorisant la qualité et le rendement des fourrages. En voici quelques résultats qui ont été présentés lors du dernier Colloque sur les plantes fourragères en février à Drummondville.

La hauteur de fauche

En premier lieu, les études démontrent qu’une fauche plus haute permet un meilleur rendement, en plus d’améliorer la durée de vie du peuplement. Diminution du stress sur la plante, diminution de la contamination du fourrage et accélération du temps de séchage sont des bienfaits observés lorsque la hauteur de fauche est adéquate. Et qui plus est, une fauche trop courte abaisse la qualité du fourrage à raison de deux points de VRF/cm ou cinq points/pouce. Est-il possible de faucher plus haut? La réponse est oui dans la majorité des cas. Varier l’angle de la faucheuse aura un impact sur l’angle d’attaque de la barre de coupe et ainsi modifiera la hauteur de la fauche. Pour certains modèles de machinerie, les experts mentionnent qu’on peut se procurer des patins pour surélever la barre de coupe et ainsi couper plus haut.

Un autre aspect non négligeable est l’ajustement de la suspension qui permet d’alléger la machine. La surface du terrain étant parsemée d’imperfections, il est essentiel que la faucheuse puisse y réagir facilement et ainsi conserver une hauteur de coupe constante tout en évitant de contaminer la récolte avec du sol.

La largeur des andains

La largeur de l’andain a beaucoup d’impact sur la qualité nutritionnelle du fourrage. Les experts recommandent de favoriser des andains larges, c’est-à-dire de viser un minimum de 60 %-70 % de la largeur de fauche. Cette pratique assure un séchage plus rapide en maximisant l’exposition à la lumière et en élevant la température. On peut même viser, si la faucheuse en a la capacité, une largeur d’andain de 90 % à 100 % de la largeur de fauche. Cependant, il faut s’assurer d’utiliser un équipement qui permettra une remise en andains rapide tout en limitant la contamination afin de ne pas retarder le chantier de récolte. Dans ce cas, la dépose d’andain uniforme est essentielle : s’il y a des paquets qui se forment, le séchage est irrégulier ce qui peut engendrer des problématiques. Les causes possibles à une dépose d’andain irrégulière sont soit une mauvaise alimentation du système de coupe, soit un ajustement inadéquat de la toile arrière de protection des organes rotatifs.

Le bon déroulement du chantier des récoltes est assuré par une planification bien pensée et une gestion optimale des fourrages, mais de petits détails tels que les réglages de la machinerie peuvent faire une grande différence sur vos rendements. Ne négligez pas cette opération dans l’urgence du moment. Pensez-y!

Article rédigé en collaboration avec le CRAAQ

L’article complet sur le sujet a été publié dans l’édition de juin du Bulletin des agriculteurs. Vous n’êtes pas encore abonnés? Faites-le en cliquant ici.

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