Le maïs à un sommet inédit depuis 2014

L’année 2021 commence en lion pour les prix des grains qui cumulent les gains depuis le début de la semaine. La tendance amorcée en fait en fin d’année dernière se poursuit en raison des conditions météo en Amérique du Sud qui fait craindre un impact important sur la production de maïs et de soya. En plus des condition sur les cultures, un conflit de travail concernant les inspecteurs de grains en Argentine ajoute de l’incertitude sur l’approvisionnement des céréales. Selon Reuters, il serait aussi question que les producteurs de maïs argentins instaurent une grève de 72 heures pour protester contre la suspension des exportations de maïs imposée par leur gouvernement.

Le prix du maïs a atteint 5,0275 $US avant de clôturer à 4,95 $US hier. Il s’agit d’un sommet pour la céréale depuis mai 2014.

Le soya a poursuivi sur sa lancée en inscrivant hier 13,7825 $US en séance, avant de terminer à 13,6150 $US grâce à un gain de 14,5 $US. La séance d’hier a été la plus animée depuis juin 2014.

Le blé n’a pas cependant suivi la même trajectoire en perdant des plumes dans la séance d’hier. Durant la séance de jeudi, les trois produits accusaient des pertes en séance, malgré l’annonce de bons chiffres concernant les ventes à l’étranger.

Selon Reuters, le Groupe CME, société mère du CBOT, a déclaré qu’il augmenterait les marges concernant les échanges de contrats à terme sur le soya, le maïs et le blé après la clôture de la séance du 6 janvier.

Les contrats à terme du maïs en 2020 ont gagné 57% entre leur creux du 21 avril et le 31 décembre, rapporte Reuters. Le soya a, pour sa part, bondi de 61% dans le même intervalle. Les deux produits ont affiché leur niveau le plus bas et le plus haut durant les mêmes dates en 2020.

Le prochain rapport du département américain de l’Agriculture sur l’offre et la demande interne et externe (WASDE) est attendu avec impatience. Les chiffres seront annoncés mardi prochain le 12 janvier.

Les données préliminaires sur les ensemencements aux États-Unis devraient aussi donner le ton en indiquant sur quelle culture les producteurs américains miseront en 2021.

 

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à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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