Les craintes de pénurie de fourrage bien présentes

La météo capricieuse des derniers mois complique la production de foin

Plusieurs régions en Amérique du Nord pourraient connaitre des pénuries de fourrage d’ici le printemps prochain en raison des difficultés liées à la météo cette année. La sécheresse de cet été, qui succède à un autre été sec, limite la production de foin alors qu’ailleurs la pluie a retardé ou encore empêché les semis de maïs-ensilage. Les pâturages connaissent aussi leurs lots de problèmes en raison du manque de pluie.

Les éleveurs au Manitoba ont d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme. Comme le rapportait Radio-Canada dernièrement, l’Association manitobaine des producteurs de bœuf et le groupe agricole Keystone ont demandé à leurs membres de leur indiquer quelles sont leurs réserves de foin, pour faciliter la tâche des éleveurs à la recherche de nourriture pour leur bétail.Selon le communiqué de presse publié par les deux organismes, les rendements de foin et de fourrage cette année sont bien inférieurs aux prévisions.

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D’autres initiatives du genre existent. Au Dakota du Nord, la North Dakota State University recommande aux producteurs de consulter un site internet, Feed List, qui permet aux producteurs de connaitre d’entrer en contact avec des vendeurs ou commerçants de foin. Les propriétaires de champs pouvant être utilisés comme fourrage sont aussi invités à se joindre au site.

Feed List indique ce que chaque vendeur a à vendre, comment l’aliment est stocké (grosses balles rondes, petites balles, etc.) et les informations pour contacter du vendeur. Les acheteurs potentiels peuvent choisir ce qu’ils veulent acheter et contacter les vendeurs. L’utilisation de FeedList est gratuite. Le site contient également des liens vers des services similaires dans d’autres États et des informations sur les parcs d’engraissement et les camionneurs nécessaires et disponibles.

Des producteurs bovins et de lait ont indiqué qu’ils craignaient de devoir vendre des animaux pour faire face à la pénurie de foin, ou encore de devoir acheter plus d’intrants pour compenser les pertes nutritionnels. Ces dépenses supplémentaires survient à un moment ou les prix du lait sont faibles.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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