Marché des grains: La météo et les tensions commerciales plombent les prix

Les principales céréales ont terminé la semaine sur une note négative alors que le beau temps et les tensions entre la Chine et les États-Unis ont pris les devants de la scène. L’administration Trump a repris ses critiques envers la Chine quant à sa gestion de la crise du coronavirus, menaçant même d’y aller de nouvelles sanctions commerciales contre Pékin. Le maïs et le soya ont décliné en conséquence, malgré de bons chiffres du côté des exportations de soya. Le boisseau avait gagné 2% à la nouvelle de la livraison de 264 000 tonnes vers la Chine. Les différents entre les deux pays sont alimentés par le fait que la Chine n’a pas respecté pour l’instant ses achats de biens agricoles, tel que prévu dans l’entente signée en janvier. La pandémie a toutefois mis le frein sur plusieurs échanges entre pays.

La météo clémente des dernières semaines a d’ailleurs favorisé les semis aux États-Unis. Déjà en avance dans plusieurs États la semaine dernière, les analystes estiment que les progrès réalisés durant le week-end devraient mener les travaux à dépasser la moyenne sur cinq ans dans le rapport attendu lundi. Certains prévoient même que les semis de maïs seront à moitié complété. Lundi dernier, le département américain de l’Agriculture avait indiqué que 27% des semis de maïs étaient en terre contre une moyenne de 20%

Les difficultés dans les abattoirs américains mènent aussi le marché à s’interroger sur les besoins en céréales pour les différents élevages. Plusieurs abattoirs ont du arrêter ou ralentir leurs opérations en raison de nombreux cas de COVID-19 parmi leurs employés. Le gouvernement américain a signé un décret mercredi pour obliger les usines de transformations à demeurer ouvertes mais les problèmes d’engorgement se répercutent sur les éleveurs. Dans certains cas, de l’abattage d’animaux a dû avoir lieu pour limiter les cheptels.

Pour la semaine, le boisseau de soya pour juillet a gagné 1,2%, freinant une glissade de deux semaines. Il a terminé vendredi à 8,4950 $US.

Le boisseau de maïs pour juillet a perdu 1,4% sur une base hebdomadaire pour finir à 3,1850 $US. La demande de l’éthanol continue de peser sur le marché en raison des inventaires croissant. Avec la perspective de la fin du confinement dans plusieurs États américains, la demande pour le pétrole et donc l’éthanol pourrait reprendre.

Le boisseau de blé pour juillet a décliné de 2,6% depuis vendredi dernier pour terminer à 5,1650 $US.

 

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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