Pâturages efficaces

Le pâturage est une source efficace d’aliments fourragers pour les vaches laitières, les vaches taries et les génisses. Un pâturage bien géré peut donner des résultats comparables à tout autre usage que vous feriez de ce champ avec une autre culture. Voici les conseils de Jack Kyle, spécialiste des animaux de pâturage au ministère de l’Agriculture de l’Ontario (MAAARO).

Pour optimiser à la fois la production fourragère et celle du bétail, il faut gérer le pâturage pour en tirer une croissance maximale et une grosseur de bouchée optimale pour les animaux qui y paissent. Si le bétail en pâture ne peut pas prendre une grosse bouchée de fourrage de qualité, la production en souffrira.

Lorsque les fourrages sont récoltés et entreposés, beaucoup d’efforts sont mis pour obtenir une longueur appropriée et appétence optimale. Si le pâturage est géré avec la même diligence que celle accordée à la gestion des fourrages dans la ration des vaches, le producteur verra les bénéfices s’accroître. Dans le cas des pâturages, il ne s’agit pas seulement de prise alimentaire de l’animal mais aussi d’une bonne croissance des fourrages, pour optimiser le rendement et la qualité.

Optimiser la croissance des plants
Pour que les plantes fourragères offrent une croissance maximale, elles doivent pouvoir pousser rapidement et le plus longtemps possible pendant la saison de croissance. Avec une hauteur du fourrage à brouter entre 10 cm (4 po) et 30 cm (12 po), les plantes bénéficient d’une bonne croissance et peuvent capter tout le rayonnement solaire nécessaire à la photosynthèse.

Cette hauteur des plants assure aussi que la plante possède un système de racines substantiel, capable d’emmagasiner l’eau et les éléments nutritifs tout l’été, et de minimiser les risques d’une période de dormance estivale si le temps devenait très chaud et sec.

Pour conserver ce niveau de croissance du fourrage, le gérant de pâturages voudra déplacer le bétail vers des pâturages frais environ aux deux jours. Si trop de pâturages sont offerts en même temps, il y aura du broutage sélectif, et les plantes moins désirables ne seront pas broutées et atteindront la maturité. Après que la plante a été broutée ,il lui faut une période de repos, puis elle reprend sa croissance. Le repos et la récupération sont deux éléments clés de la gestion des pâturages.

Optimiser la prise alimentaire de l’animal

Du point de vue du comportement de l’animal, c’est la grosseur des bouchées qui est à la clé d’une bonne productivité. Les bovins prennent des bouchées à un rythme assez constant pendant environ huit heures par jour.

La grosseur des bouchées est la seule variable sur laquelle il est possible d’influer. Si le pâturage offre des bouchées d’une grosseur optimale pour l’animal (10 – 30 cm), la première étape pour maximiser la prise alimentaire est accomplie.

La deuxième étape consiste à offrir du fourrage frais en tout temps. Le bétail n’est pas attiré par du fourrage qui est aplati parce que des animaux s’y sont couchés, ou qui est souillé de fumier ou d’urine. Plus longtemps les animaux restent dans un enclos donné, plus ce dernier comptera un pourcentage élevé de fourrage devenu impropre, d’où l’importance de transférer fréquemment le bétail à des pâturages frais.

La suite : clôtures, eau et allées

 

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