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250 personnes à la Journée à foin du CQPF

Est-ce la belle température? Le choix des conférenciers? Ou encore les fermes hôtes? La Journée à foin du Conseil québécois des plantes fourragères du Québec (CQPF) a regroupé près de 250 personnes le mercredi 13 septembre dernier aux fermes Jeandon et Pellerat, de Saint-Roch-Desaulnaies, au Bas-Saint-Laurent.

Lors de la première conférence, l’agroéconomiste René Roy de Valacta a mis la table à ce qui a préoccupé tous les conférenciers et les animateurs d’atelier. Où sont les pertes? La perte d’ensilage a lieu à toutes les étapes de sa conception, lors de l’entreposage et même lors de la reprise. Inutile de dire que le silo a “foulé”. Non, l’ensilage perdu ne reviendra pas.

Voici des points clés des conférences du matin:

Conférence: impact économique lié à la conservation des fourrages

René Roy, agroéconomiste chez Valacta:

  • La production de fourrages coûte cher, entre 169 et 307$ la tonne. Il faut s’assurer d’en perdre le moins possible.
  • Aucun système n’est parfait. Il faut connaître celui qu’on utilise et savoir comment faire pour réduire les pertes dans celui qu’on utilise.
  • Les producteurs qui perdent le moins de fourrages maîtrisent bien toutes les étapes de la production, de la mise en silo et de la reprise.
  • Une perte de qualité se traduit par une moins grande consommation par les vaches, mais un achat plus grand de concentrés.
  • Un excellent site web pour suivre la météo: www.agrometeo.org
  • On gagne à ralentir un chantier pour assurer une bonne compaction.
  • Il faut s’assurer de consommer suffisamment de fourrages chaque jour, afin d’être en avant de la pénétration de l’air.

Éléments clés dans la régie des silos-tours et silos-couloirs

Patrice Vincent, agr., représentant chez Belisle Solution Nutrition:

  • Les andains larges (plus de 80% de la largeur) permettent d’arrêter la respiration des plantes le plus rapidement possible.
  • Le problème, c’est l’air. Il faut toujours penser à l’air.
  • Une descente automatique est un excellent moyen de diminuer les pertes lors de la reprise en silo-tour.
  • L’écoulement d’un silo tour est un signe de pertes de matière sèche.
  • Un silo hermétique, c’est bien, mais il faut s’assurer qu’il soit encore étanche.
  • Lors de la conception d’un silo-couloir, il faut respecter un angle de 3 (longueur) pour 1 (hauteur). C’est une question de compaction.
  • Un silo-meule est excellent pour limiter les pertes, mais il peut aussi être un cauchemar s’il y a un problème.
  • Même si elle est mince, la barrière d’oxygène est essentielle si l’on veut conserver en silo-couloir pendant plus de six mois.
  • Les boudins doivent être sur un terrain droit et le dessous doit être gardé propre.

Gérer les inventaires de fourrages, ça ne se fait pas tout seul

Robert Berthiaume, expert en production laitière, systèmes fourragers chez Valacta:

  • L’inventaire débute par la visite des champs au printemps avant les semis, pas en camionnette, mais en marchant. Cela affectera nos choix de semences.
  • La première coupe représente environ 40% de nos récoltes de fourrages. Le 2e inventaire a lieu juste après. Il permet de prendre des décisions sur la suite de la saison.
  • L’inventaire après la dernière récolte d’automne permet de voir si l’on en aura suffisamment jusqu’au printemps. Il permettra aussi de planifier l’année future.
  • On se trompe souvent en évaluant le poids des grosses balles qu’on achète.
  • La base: peser les fourrages, déterminer la matière sèche, estimer les pertes, estimer les quantités requises pour chaque groupe d’animaux.
  • Peu importe la méthode, manuelle ou informatique, il faut faire un inventaire de ses fourrages.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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