Plus de maïs et de soya au Québec en 2015

Selon les données de ce rapport, la production nationale de maïs-grain devrait augmenter de 7,2% pour atteindre 12,4 millions de tonnes en 2015. Par contre, c’est 13,3% de moins qu’en 2013. On avait alors enregistré une production de 14,2 millions de tonnes. Au Québec, on prévoit une croissance de 10,3% par rapport à l’an passé.

Pour ce qui est du soya, on s’attend à une diminution de la production nationale de 3,2% en 2015. Au Québec, par contre, on prévoit une croissance de 3% de la production de soya pour se fixer à 925 000 tonnes. Une augmentation du rendement moyen de 13,2% est également au programme.

En ce qui a trait aux autres cultures, les rendements devraient être inconstants puisque les conditions météorologiques ont beaucoup varié d’une région à l’autre durant la saison de croissance. Certaines régions de l’ouest du pays ont été frappées par une sécheresse extrême alors que les régions les plus à l’est ont été touchées par une humidité excessive.

Les régions affectées par la sécheresse sont celles où poussent le plus de blé dur et d’orge. Il faudra donc observer attentivement comment le manque d’humidité aura affecté les deux types de cultures en question.

Selon les estimations initiales du rapport de Statistique Canada, la production de blé dur devrait être de 4,5 à 5,2 millions de tonnes alors que l’an passé, elle s’élevait à 5,19 millions de tonnes. Quant à l’orge, on s’attend à une production de 6,9 à 7,2 millions de tonnes alors que l’an dernier 7,12 millions de tonnes ont été récoltées.

On s’attend à ce que la météo défavorable entraîne la diminution de la production de canola, qui devrait se situer entre 12,5 et 14,5 millions de tonnes, comparativement aux 15,56 millions de tonnes de canola produites l’an dernier.

Mais le rendement réel des cultures devrait différer des estimations du rapport de Statistique Canada puisque les conditions météorologiques et les prévisions de rendement ont changé depuis que l’agence a récolté les données. « Les données sont recueillies plus de trois semaines avant que nous les recevions. Nous devons donc estimer quel rendement les producteurs ont obtenu au cours de la dernière semaine de juillet alors que la plupart des données étaient déjà collectées », a déclaré Ken Ball de PI Financial, à Winnipeg.

« J’imagine que les estimations pour la production de canola sont trop basses, si je me fie à ce qu’il y a réellement dans les champs des producteurs en ce moment et si je compare avec ce à quoi l’on s’attendait lorsque les données ont été collectées », a ajouté M. Ball.

Selon M. Ball, une situation semblable pourrait s’appliquer au blé canadien, mais il ne faut pas s’attendre à d’aussi bons résultats que pour le canola puisque les conditions des cultures ne se sont pas autant améliorées au cours des dernières semaines.

Si Statistique Canada a sous-estimé le rendement des cultures, cela pourrait provoquer des réactions sur le futur des marchés de blé américain et de canola canadien.

Traduction d’un article de Terryn Shiells de Commodity News Service Canada publié dans Grainews.

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