Une filière des plantes fourragères voit le jour en Estrie

Une agronome a été engagée pour stimuler sa mise en place

L'agronome Marie-Pier Landry a été engagée pour stimuler la production de plantes fourragères en Estrie.

Une agronome a été engagée par le Centre d’initiatives en agriculture de la région de Coaticook (CIARC) pour stimuler le développement de la filière des plantes fourragères pérennes en Estrie.

L'agronome Marie-Pier Landry avait déjà de l’expérience en plantes fourragères, mais l’idée d’encadré des producteurs et de stimuler la production de plantes fourragères l’a tout de suite intéressée.

Mme Landry est à l’emploi depuis la fin juin. Elle est donc arrivée trop tard pour les semis de cette année et pour la première coupe. Son travail est plutôt de travailler sur les futurs projets. « Ce que je fais, c’est de travailler sur mes projets de cet automne et le printemps prochain et de tout mettre en place pour être déjà prête cet hiver à faire mes interventions », dit-elle en entrevue.

Son premier projet porte sur la qualité de semis. Cinq producteurs seront suivis le printemps prochain pour évaluer la qualité de leurs semis. Un pâturage intensif sera aussi mis en place sur une autre ferme. Deux pâturages seront modifiés sur deux autres entreprises. « Déjà, en un an, on va avoir plusieurs champs de semés, plusieurs champs de suivi des modifications qui vont avoir été effectués, plus des pâturages intensifs dans toute la région de l’Estrie », dit-elle.

Vers un institut bioalimentaire

Le poste de Mme Landry a été créé dans le but de développer à terme un institut bioalimentaire. Cinq projets avaient déjà été ciblé pour les deux premières années par les instigateurs du projet, soit le CIARC, le MAPAQ, la MRC et l’UPA de l’Estrie.

Dans ces projets, on note la qualité des semis et les pâturages intensifs, mais aussi une vitrine technologique pour le séchage de foin, un service de planification de pâturages intensifs. « On veut aussi créer et animer des focus groups sur plusieurs sujets d’agriculture. On veut aussi cibler des stratégies pour valoriser les plantes pérennes autant du côté des producteurs que de la grande population », ajoute-t-elle.

Avant même son embauche, il y avait des projets pensés, mais Marie-Pier Landry doit maintenant les élaborer et les mettre en place. Elle n’est donc pas seule dans ce projet. Des gens l'aident, comme Huguette Martel, agronome spécialisée en plantes fourragères au MAPAQ dans la région, Anthony Laroche, directeur du CIARC, et Paul Villeneuve, agronome, producteur bovin et enseignant au Centre de formation professionnelle de Coaticook.

« Huguette, c’est vraiment la maman du projet », dit Marie-Pier Landry. C’est elle qui, pendant 10 ans, a rêvé à ce projet. Même en sabbatique, elle apporte son soutien au projet. Pour sa part, Paul Villeneuve apporte son expertise dans les pâturages intensifs. En tant que directeur du CIARC, Anthony Laroche souhaite la réussite du projet.

Ultimement, le projet vise à redonner ses lettres de noblesse aux plantes fourragères. « On veut augmenter les chances de réussite des producteurs pour qu’ils continuent à en faire et peut-être même qu’ils agrandissent les superficies parce qu’il y a quand même eu une perte de superficies en Estrie dans les 10 dernières années », explique Marie-Pier Landry.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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