Une première coupe décevante

Le printemps froid et le manque de pluie se sont combinés pour donner des résultats décevants pour la première coupe de foin qui a débuté dans plusieurs régions. Si la qualité est au rendez-vous, la quantité fait toutefois défaut à la première fauche qui est habituellement abondante. La production serait de 25 à 50% moins abondante qu’à l’habitude. La situation risque de devenir un problème puisque de nombreux producteurs compte sur cette première coupe pour remplir leurs réserves.

Les producteurs ont bénéficié de conditions somme toute bonnes pour débuter leurs chantiers, malgré une météo très variable selon les régions. Le constat est d’ailleurs à l’image de la météo depuis le début du printemps: très variable.

Des différences se font sentir selon les régions. Où le manque de pluie s’est fait moins sentir, le rendement est meilleur. C’est le cas pour l’Abitibi-Témiscamingue et le Bas-Saint-Laurent. Ces endroits ont d’ailleurs affiché 25% moins de pluie ce printemps contre 50% pour d’autres régions agricoles du Québec. Une certaine partie de l’Estrie s’en tire mieux aussi. Les averses qui se sont produites ont en plus été très localisées, et peu abondantes.

La présence de mauvaises herbes est importante dans certains endroits.
photo: Roselyne Gobeil, agronome pour Semican

” La  mortalité hivernale combiné à la croissance qui a tardé au printemps a laissé de la place aux mauvaises herbes vivaces qui ont eu de la place pour pousser. On observe beaucoup de pissenlit. Les champs de luzerne souffrent un peu moins de la sécheresse alors que les prairies de graminées particulièrement, celles dominantes en mil, sont plus affectées”, indique Roselyne Gobeil, agronome pour Semican.

La Financière agricole a publié vendredi le 12 juin son bilan réalisé le 9 juin. Dans ce dernier, elle constate que la première fauche de foin a débutée dans la normale ou avec un peu de retard dans les régions du Centre-du-Québec, de l’Estrie, de la Montérégie et de Lanaudière. Les faibles précipitations reçues, parfois sous forme d’orages, au cours des deux dernières semaines donnent toujours un cumul des précipitations depuis le 1er avril en dessous des normales et les sols en déficit hydrique sont très secs à plusieurs endroits, nuisant à la croissance des plantes vivaces.

Sol très sec dans une prairie à Mirabel

Voici le bilan de la Financière agricole sur l’évolution de la récolte de foin.

 

Évolution des conditions de croissance et des récoltes du foin et des pâturages

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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