Après trois ans chez IGA, Bœuf Québec sera aussi disponible dans les MAXI

Il s’agit d’un effet de la COVID-19 et de l'engouement pour l'achat local

Depuis l’avènement de la COVID-19 en mars dernier, les produits québécois sont en forte demande. Pour Bœuf Québec, cela s’est traduit en une transformation de viande qui a triplé en un an. C’est 50% de plus que l’objectif annuel fixé par la Société des parcs d’engraissement pour 2020.

En entrevue, le coordonnateur de Bœuf Québec et directeur général de la Société des parcs d’engraissement du Québec (SPEQ), Jean-Sébastien Gascon, explique que depuis la COVID-19, la demande était forte pour la viande de bœuf. Les autres bannières que leur partenaire de première heure, IGA, voulaient eux aussi distribuer Bœuf Québec. C’est pourquoi à partir du 20 août prochain, des coupes Bœuf Québec seront disponibles dans 112 magasins MAXI de la province.

Trois coupes seront disponibles : le steak haché, le rib steak et la bavette. Il est probable que le filet soit aussi disponible.

« La COVID a tout changé, explique Jean-Sébastien Gascon. L’environnement d’affaire a changé. Il fallait réagir. » Il fallait donc élargir l’offre pour permettre la mise en marché sur les tablettes de plus de détaillants québécois. Et ainsi permettre un meilleur débouché pour les bouvillons québécois.

Actuellement, Bœuf Québec représente plus de 700 têtes par semaines. D’ici la fin de l’année, l’objectif est d’écouler 1000 têtes par semaine. «Honnêtement, ce ne sera pas difficile d’y arriver, dit Jean-Sébastien Gascon. Un moment donné, ce n’est pas l’abattage qui va manquer, c’est les bouvillons.»  L’objectif du programme est de créer un environnement d’affaire favorable à l’investissement sur les fermes et ramener la confiance chez les éleveurs.

En trois ans de partenariat avec IGA, la Société des parcs d’engraissement a apprivoisée la distribution. Bœuf Québec, c’est maintenant 4 personnes, donc une responsable des ventes, Rachelle Paquette. Elle connaît très bien le marché du détail.

Abattage

«Il n’y a pas longtemps, on disait qu’il n’y avait pas assez d’abattage au Québec», dit Jean-Sébastien Gascon. Eh bien, la Société des parcs d’engraissement a travaillé avec les abattoirs en place. L’abattoir Forget a doublé sa capacité. L’autre abattoir sous inspection fédérale, Richelieu, abat des bouvillons pour Boeuf Québec. Et maintenant, l’abattoir Lamarche de Racine, sous inspection provinciale en abat entre 80 et 120 par semaine.

La façon de travailler avec les abattoirs sous inspections fédérale et provinciale est différente. Pour vendre en passant par les entrepôts de la chaîne d’alimentation, le bœuf doit être sous inspection fédérale. Toutefois, le bœuf sous inspection provinciale peut être livré directement à un détaillant local.

«Il faut trouver la bonne clientèle pour le bon produit», dit Jean-Sébastien Gascon. Le bœuf venant d’un abattoir provincial ne sera pas en boîtes, mais en quartiers. Le boucher parlera davantage de sa provenance, de la façon qu’il a été produit. Le service est plus personnalisé.

«Il y a un effet Québec en ce moment. Il faut que ça dure», dit Jean-Sébastien Gascon lorsqu’il explique que son travaille est non seulement de développer la chaîne Boeuf Québec, mais aussi d’encourager les producteurs bovins à croire en leur produit.

Boeuf Québec, c’est:
– Une marque de la Société des parcs d’engraissement du Québec;
– Plus de 700 bouvillons abattus par semaine;
– Dans 3 abattoirs: Les Viandes Forget de Terrebonne, Viandes Richelieu de Massueville et Abattoir Lamarche de Racine;
– Du boeuf québécois distribué dans les IGA depuis 3 ans et aussi dans les MAXI dès le 20 août 2020.

Rachelle Paquette, directrice des ventes, Boeuf Québec, et Jean-Sébastien Gascon, directeur générale, SPEQ – Bœuf Québec, dans le cadre du Gala de la remise des Grand prix Dux 2020.
photo: SPEQ - Boeuf Québec

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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