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Bœuf Québec collabore avec le Centre d’excellence du bœuf canadien pour développer ses marchés

Qu’ont en commun le bœuf de l’Alberta et celui du Québec? Ce sont tous les deux du bœuf canadien et tous les deux travaillent avec le Centre d’excellence du bœuf canadien. En fait, Bœuf Québec travaille étroitement avec ce centre basé à Calgary en Alberta.

« Nous travaillons sur quatre dossiers avec Mathieu Paré, directeur général du Centre d’excellence du bœuf canadien, et aussi avec l’ITHQ », explique en entrevue le directeur général de la Société des parcs d’engraissement du Québec et de Bœuf Québec, Jean-Sébastien Gascon.

Mathieu Paré et Jean-Sébastien Gascon ont présenté un atelier dans les salles de l’abattoir Les Viandes Forget de Terrebonne lors de la Journée bovine 2018 organisée par Merk Santé animale, le vendredi 15 juin 2018.

« Premièrement, on veut ouvrir une antenne du Centre d’excellence du bœuf canadien au Québec », dit Jean-Sébastien Gascon. Pour cela, l’Intitut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) sera mis à contribution. Une annonce est prévue en janvier 2019.

En deuxième lieu, la collaboration permettra de développer une formation des bouchers et des restaurateurs sur le potentiel des muscles du bœuf. « On réalise qu’il y a une déficience à ce niveau », dit Jean-Sébastien Gascon.

Mathieu Paré présente le potentiel des muscles de boeuf à des producteurs bovins.
photo: Marie-Josée Parent

Troisièmement, Bœuf Québec travaille avec Mathieu Paré dans le but de développer des produits de bœuf afin de créer de la valeur. C’est le cas notamment de saucisses, de bacon de bœuf, de jerky. « Si on vend juste du muscle crû, on perd de la valeur, dit Jean-Sébastien Gascon. Quand on voit DuBreton mettre en marché une longe de porc marinée, il est temps qu’on fasse la même chose dans le bœuf. »

Quatrièmement, une journée de la boucherie reviendra en janvier 2019. La première édition a eu lieu en début d’année. C’est une bonne façon d’être proche des bouchers et des transformateurs.

La collaboration avec le Centre d’excellence du bœuf canadien, basé en Alberta, est bien vue. « Quand on vend du bœuf du Québec, c’est du bœuf canadien, dit Jean-Sébastien Gascon. Et quand les gens achètent du bœuf canadien, on est content aussi parce que nos producteurs vendent aussi leur bœuf à Cargill. »

Les frères Forget sont tout sourire par les temps qui courent parce que les affaires vont bien. Mais pas question pour eux de délaisser leurs autres clients pour n’abattre que du bœuf du Québec.

De son côté, Bœuf Québec se tourne cet été vers l’abattoir les Viandes de la Petite Nation de Saint-André-Avellin pour démarrer une collaboration avec un deuxième abattoir. Jean-Sébastien Gascon croit qu’étant donné le risque du domaine de l’abattage, les abattoirs ont tout avantage à travailler en filière.

Par petits groupes, les producteurs bovins participant à la Journée bovine 2018 ont pu visiter l’abattoir les Viandes Forget et assister à un atelier sur les coupes de viande.
photo: Marie-Josée Parent

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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