Comment mieux loger les vaches taries

La qualité du logement joue un rôle important dans le bien-être des vaches, surtout durant la période de tarissement.

Environ 90 % des fermes laitières au Québec recourent à la stabulation entravée. Selon cette formule, les vaches mènent toutes leurs activités dans la stalle : elles y mangent, y dorment, s’y font traire et, dans certains cas, y mettent bas. La qualité du logement joue un rôle important dans leur bien-être. Surtout durant la période de tarissement, quand l’animal vit plusieurs changements physiologiques. Mais les alternatives à la stabulation entravée présentent-elles un réel bénéfice lors de cette phase de préparation au vêlage?

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Instaurée par Novalait à l’Université McGill, la Chaire industrielle sur la vie durable des bovins laitiers est maintenant dans sa quatrième année d’activités. La chaire est une nouvelle référence scientifique pour les producteurs de lait. Elle guide la mise en œuvre du programme canadien de certification proAction®, qui mène des évaluations du bien-être animal depuis près de deux ans. On y étudie notamment la question du logement des vaches taries.

À la ferme de recherche du campus Macdonald de l’Université McGill, les étudiants ont recueilli des données sur les mouvements de vaches placées dans un enclos individuel ou dans une stalle. Ils ont notamment observé leurs positions au repos, la durée de leurs périodes de détente et leurs capacités locomotrices. Au total, ils ont examiné 14 animaux pendant les huit semaines du tarissement.

Repos réparateur et démarche plus assurée

L’équipe de recherche a comparé le comportement des vaches dans les deux groupes. Celles qui logeaient en enclos n’ont pas pris plus de temps de repos que celles gardées en stalle. Toutefois, elles ont adopté un plus grand nombre de postures associées à la détente, ce qui laisse présager un plus grand confort et une meilleure relaxation.

Par ailleurs, le type de logement n’a pas eu d’effet sur le nombre de pas effectués par l’animal dans une journée. En enclos individuel, les vaches ne marchent donc pas plus que leurs congénères attachées en stalle. Elles montrent cependant de meilleures capacités locomotrices. Au cours de l’étude, les chercheurs ont mené toutes les vaches taries dans un couloir de test, chaque semaine, pour évaluer leur façon de se mouvoir. Les vaches logées en enclos ont amélioré leur démarche, alors que celles en stabulation entravée ont vu la leur rester stable, ou même se détériorer avec le temps.

Aider au vêlage et à la lactation

Loger les vaches en parcs de tarissement a donc le potentiel de les aider à mieux se préparer au vêlage et à la prochaine lactation. Cette pratique est déjà adoptée par plusieurs producteurs laitiers québécois. Ces nouveaux résultats confirment le bien-fondé de leur démarche et pourraient inciter un plus grand nombre d’exploitants à leur emboîter le pas.

La chaire poursuit ses activités avec des recherches sur la longévité des vaches laitières. Restez à l’affût des prochains résultats!

Source : Novalait

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