Des cheptels en hausse au pays

Des cheptels en hausse au pays

Les stocks de bovins, de porcs et de moutons canadiens au 1er juillet 2021 ont tous augmenté par rapport à la même date en 2020 tandis que les défis demeurent nombreux en raison de la COVID-19, indique Statistique Canada dans un récent rapport sur la situation. L’organisme ajoute que la situation a probablement changé en raison de la sécheresse dans l’Ouest et que les prochains rapports devraient refléter les impacts sur les cheptels.

Statistique Canada note que ce printemps, les usines de transformation de la viande ont été confrontées à des fermetures temporaires pour contrôler les éclosions de COVID-19, ce qui a perturbé les chaînes d'approvisionnement au moment de la troisième vague de la pandémie. Les conflits de travail ont causé d'autres problèmes, particulièrement dans le secteur de la transformation du porc.

Malgré les perturbations dans le secteur du bœuf, l'abattage de bovins a augmenté au premier semestre de 2021 par rapport à la même période en 2020 en raison de l'augmentation des naissances et des importations. Les agriculteurs canadiens avaient 12,3 millions de bovins dans leurs exploitations au 1er juillet 2021, en hausse de 0,2 % par rapport à la même date un an plus tôt. Il s'agit d'une première augmentation d'une année à l'autre depuis juillet 2017.

Total des stocks de bovins au 1er juillet, 2020 et 2021 

Les stocks ont augmenté de 0,8 % pour atteindre 3,0 millions de têtes dans l'Est du Canada, mais ils ont diminué de 0,1 % dans l'Ouest canadien pour s'établir à 9,3 millions de têtes.

Au 1er juillet 2021, les agriculteurs canadiens avaient 1,4 million de vaches laitières et de génisses dans leurs exploitations, en hausse de 1,6 % par rapport à la même date un an plus tôt.

Les prix moyens des bovins d'abattage canadiens ont été généralement plus élevés au premier semestre de 2021 qu'à la même période en 2020. Les prix des bovins d'engraissement ont été variables, la sécheresse et les coûts des aliments pour animaux étant devenus préoccupants en mai et en juin 2021, particulièrement dans l'Ouest canadien.

Entre-temps, les stocks de porcs ont augmenté d'une année à l'autre, la vigueur des exportations ayant été plus que contrebalancée par la naissance de porcelets et la baisse de l'abattage par rapport à juillet 2020. Les producteurs porcins ont déclaré 14,2 millions de porcs dans leurs exploitations au 1er juillet, en hausse de 1,0 % par rapport à la même date en 2020.

Total des stocks de porcs au 1er juillet, 2020 et 2021 

En général, les stocks de porcs canadiens suivent une tendance à la hausse depuis le 1er juillet 2019 et ils ont atteint, au 1er juillet, leur niveau le plus élevé depuis 2007.

Les problèmes de main-d'œuvre et la baisse de la demande d'exportation de porcs ont contribué le plus à la baisse d'une année à l'autre de 1,2 % de l'abattage total de janvier à juin 2021, qui s'est établi à 11,1 millions de têtes. Cette diminution a été plus marquée en Ontario, où l'abattage a diminué de 10,5 % pour s'établir à 2,7 millions de têtes. Malgré la baisse d'une année à l'autre à l'échelle nationale, l'abattage au premier semestre de 2021 est demeuré supérieur de 2,6 % aux niveaux d'avant la pandémie observés pendant la même période en 2019.

La forte demande d'exportation de porcs vivants des États-Unis et du secteur intérieur de la transformation du porc a contribué à soutenir les prix à la production au Canada au premier semestre de 2021.

Les stocks de moutons et d'agneaux ont augmenté d'une année à l'autre pour la première fois depuis juillet 2018, en raison de la hausse des naissances et des importations et de la baisse de l'abattage et des exportations. Ils ont progressé de 2,6 % pour atteindre 1,1 million de têtes au 1er juillet 2021. Les stocks sont demeurés inférieurs de 15,7 % au niveau record atteint en juillet 2002.

Total des stocks de moutons au 1er juillet, 2020 et 2021 

Au cours de la première moitié de 2021, le prix moyen des agneaux d'abattage canadiens a augmenté par rapport à la même période en 2020, le resserrement des approvisionnements et la demande observée au cours de la période des Fêtes ayant contribué à soutenir les prix à la production, qui ont parfois atteint des niveaux records.

Les importations internationales d'animaux vivants se sont chiffrées à 12 000 têtes, ce qui représente leur plus haut niveau pour la période de janvier à juin depuis 2010.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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