Des chercheurs étudient le mordillage de queue des porcs

Des chercheurs des Pays-Bas se sont intéressés au mordillage des queues entre les porcs. Leur but est de mieux comprendre le phénomène pour proposer des solutions qui permettront de ne plus pratiquer la taille de la queue chez les porcelets.

Les essais dirigés par la chercheure Marion Kluivers ont eu lieu pendant deux ans au Centre d’innovation porcine (VIC) de Serksel, au Pays-Pas, rattaché à l’Université Wageningen. Entre janvier 2014 et novembre 2015, 117 portées, avec au total 1428 porcelets ayant leur queue entière, ont été suivies de la naissance à l’abattage.

Attention aux transferts!

Le plus grand risque est survenu durant les premières semaines suivant le sevrage ou après l’introduction dans le bâtiment d’engraissement.

Une détection précoce a été notée comme essentielle pour une intervention rapide de la part des ouvriers qui doivent avoir une grande habileté en la matière. Ceux-ci travaillaient beaucoup pour trouver des solutions durant les premières semaines de l’essai. Toutefois, à la fin, il leur était plus facile d’agir rapidement.

Les solutions apportées étaient de fournir du nouveau matériel de distraction ou d’isoler un animal en particulier. Des ajustements de la nourriture, des paramètres d’ambiance et de l’eau ont été des éléments vitaux pour améliorer la situation.

Qui sont-ils?

Les chercheurs ont classées les porcs mordillant la queue de leurs congénères en trois groupes :

  1. Certains porcelets passent de la tétée des mamelons de la mère au mordillage de la queue.
  2. D’autres porcs ont l’habitude d’être agressifs et frustrés lorsque c’est le temps d’accéder à de la nourriture ou pour se coucher si l’espace est insuffisant.
  3. Les obsessifs ou fanatiques cherchent continuellement des queues pour mordiller. Les raisons sont obscures, mais les porcs de ce groupe ont besoin d’être isolés.

La chercheur Marion Kluivers explique que parfois il est possible d’identifier la cause d’un épisode de mordillage, mais pas toujours.

Futur?

Des essais sur sept fermes commerciales sont entreprises : six de type conventionnel et un producteur biologique. Tous expérimentent des problèmes de mordillages de queue.

Des collaborations internationales sont aussi envisagées pour mieux comprendre le phénomène et éviter le dédoublement des travaux.

Source : PigProgress.net

 

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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