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«Je suis chef d’entreprise»

Lors du lancement de la campagne « Je suis chef d’entreprise », au Symposium sur les bovins laitiers, nous avons rencontré les producteurs ambassadeurs

Valacta a profité du Symposium sur les bovins laitiers, le 30 octobre dernier pour mettre de l’avant la campagne « Je suis chef d’entreprise ». Le but de Valacta est de rentre la gestion plus sexy.

Pour cela, ils ont fait affaire avec sept producteurs laitiers, les chefs d’entreprise. Pourquoi les appeler chefs d’entreprise et non pas gestionnaire ou entrepreneur? Tout simplement parce que le mot chef d’entreprise regroupe à la fois le côté gestionnaire et le côté entrepreneur du métier. Un site web et une page Facebook ont ont mis en place pour présenter ce projet. Des capsules vidéos y sont présentées.

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Nous avons rencontré les sept chefs d’entreprise qui sont aussi ambassadeurs de la campagne. Nous avons voulu savoir comment ils vivent cette implication.

C’est Michel Robert, copropriétaire de la ferme Mondoux et Robert avec sa conjointe Lorraine Mondoux, de Saint-Bruno-de-Gigues en Abitibi-Témiscamingue, qui casse la glace. «Ce sont tous des gens qui ont leur vision d’entreprise, dit-il. On n’est pas à la même place chacun et on se rejoint dans notre façon d’être.»

Rémi Busque de la Ferme Berlyngo de Saint-Simon-les-Mines, en Chaudière-Appalaches, parle de la démarche. « Ça nous a amenés à nous intérioriser, dit-il. Chez-nous, on a fait une planification stratégique.»

«C’était très inspirant, la rencontre», raconte Cynthia Coulombe de la Ferme Lacroisée de Saint-Fabien, au Bas-Saint-Laurent.

«Ma conjointe développe son entreprise équine », raconte Alexandre Veilleux de la Ferme Merveille de Compton, en Estrie. « On se rejoint sur le plan agricole et familial. Les horaires sont bien agencés.»

Simon Lefebvre se sent choyé. «C’est sûr que c’est flatteur d’être choisi parmi d’autres producteurs, dit-il. Qu’est-ce que je fais de mieux?»

«Être entrepreneur, c’est d’avoir un plan B, dit Michel Robert. Il y a beaucoup de choses qu’on ne contrôle pas. Tu prends des décisions parce qu’il faut que tu les prennes.

Debout en cercle, les ambassadeurs se rencontrent pour la première fois. Ils sont un peu gênés, mais ils se connaissent un peu parce qu’ils ont visionné les capsules des autres entrepreneurs sur le site web créé pour l’occasion. Ils se trouvent plusieurs points en commun. Michel Robert a déjà été sollicité pour donner une conférence dans sa région. «C’est ça qu’on veut, dit l’agroéconomiste René Roy de Valacta. On souhaite qu’ils soient des ambassadeurs dans leur région.»

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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