Olymel construit une 5e maternité au Témiscamingue

C'est la fin de la phase 1 des Fermes Boréales

Une 5e maternité collective verra le jour au Témiscamingue dans le projet des Fermes Boréales d’Olymel. La maternité sera construite selon le même modèle que les précédentes et abritera 2360 truies permettant de produire 65 000 porcelets annuellement.

Il s’agit de la 2e maternité située à Fugèreville. Une trentaine d’employés y travailleront durant la construction qui sera effectuée par un entrepreneur local, Construction Francis Roy. À terme, la ferme regroupera 10 travailleurs. Les travaux débuteront au printemps et la maternité entrera en fonction en janvier 2021.

Cette 5e maternité représente la fin de la phase 1 du projet de maternités collectives au Témiscamingue. Ensemble, les maternités de Fugèreville, Béarn, Lorrainville et St-Eugène-de-Guigues emploieront une soixantaine d’employés.

Opérées par Olymel

Les maternités sont opérées par Olymel, mais elles sont en propriété collectives. C’est-à-dire que des coopératives et des producteurs porcins, une douzaine au total, sont propriétaires des maternités et des troupeaux. « Ça permet d’offrir aux producteurs des modèles viables à long terme sans avoir à gérer les maternité », explique Étienne Hardy, directeur principal, production porcine, Est du Canada chez Olymel.

Les raisons pour faire affaire avec les Fermes Boréales sont diverses. C’est souvent un enjeu sanitaire ou encore pour ne plus avoir à se soucier de la maternité. Certains préfèrent aussi ne plus avoir à vivre l’incertitude du marché du porc. Ils sont alors à forfait avec leur coopérative locale qui, elle, possède des parts dans les Fermes Boréales. Une part importante des Fermes Boréales est d’ailleurs détenue par les coopératives.

Phase 2

En entrevue, Étienne Hardy explique que son équipe planchera dès cette année à élaborer la phase 2 des maternités collectives. « Ça devrait être sur le même principe que la phase 1, explique-t-il. Ce ne sera pas obligatoirement au Témiscamingue. Notre objectif est toujours d’aller chercher l’acceptabilité sociale. »

Les sites seront choisis en fonction de leur capacité d’épandage de lisier. La ferme doit être au centre des terres pour permettre l’épandage par irrigation et incorporation. Les cinq sites seront recherchés en même temps.

Alors que la phase 1 du projet était offerte aux membres du mouvement coopératif, la deuxième phase sera ouverte à tous les producteurs de porcs du Québec qui acheminent leurs porcs chez Olymel.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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