Olymel: Les travailleurs rejettent l’entente

Olymel: Les travailleurs rejettent l’entente

Les travailleurs de l'abattoir d'Olymel à Vallée-Jonction ont voté en majorité contre l'entente de principe conclue entre le syndicat et Olymel durant le week-end. Selon Radio-Canada, les travailleurs ont voté à 57% contre la proposition qui leur était présentée mardi soir. Le conflit de travail qui a débuté le 28 avril dernier se poursuit donc. Les détails sur la suite des négociations n'étaient pas disponibles au moment de mettre en ligne. Les deux parties ont tenté à 22 reprises de s'entendre depuis le début du conflit.

« Les membres ont décidé de rejeter l'entente de principe, la jugeant insatisfaisante, de préciser. Nous allons donc aviser l'employeur et nous allons retourner à la table de négociation, toujours en présence du conciliateur », a indiqué Martin Maurice, président du Syndicat des travailleurs d'Olymel Vallée-Jonction-CSN.

Les Éleveurs de porcs du Québec avaient exprimé leur soulagement devant ce qui semblaient être un dénouement à un conflit qui crée de nombreux problèmes pour les producteurs. Lundi dernier, David Duval relevait les nombreux défis qui leur incombaient et sur des pistes de solution pour éviter que pareille situation ne se reproduise.

« Les Éleveurs de porcs du Québec ont fait les frais de cette grève, et cela continuera jusqu’à ce que tout soit revenu dans l’ordre. À l’avenir, il faudra envisager des avenues pour que des situations du genre ne se reproduisent plus. Les familles d’agriculteurs contribuent grandement à l’économie de notre province et en sont très fières, cependant, elles auront été les plus touchées défavorablement par ce conflit », a indiqué le président des Éleveurs, David Duval, qui a bien hâte de voir cette deuxième crise, après celle vécue durant la pandémie de la COVID-19, derrière lui.

Selon les Éleveurs de porcs du Québec, le nombre de porcs en attente d’abattage a considérablement augmenté dans les dernières semaines en raison de la grève. En date du 6 août, plus de 136 000 porcs étaient en attente d’abattage. Selon le groupe, cette crise « est l’une des pires pour les Éleveurs de porcs du Québec en raison des impacts sur le bien-être des animaux et la biosécurité, des risques de gaspillage alimentaire en cas d’euthanasie et de la détresse humaine grandissante chez les producteurs de porcs ».

Le mercredi 18 août à 13h, le président des Éleveurs de porcs du Québec, David Duval, réagira au rejet de l'entente par les travailleurs de l'abattoir d'Olymel de Vallée-Jonction.

L'employeur Olymel s'est pour sa part dit vivement déçu tout en invitant le syndicat à revoir sa position sa position rapidement devant ce rejet des travailleurs sur une entente recommandée par leurs dirigeants. Olymel dit considérer ses options mais que ces dernières sont limitées. « Si des réaménagements sont encore possibles, Olymel est allé au bout de ses capacités à payer sans que cela compromette la viabilité et la pérennité de l’usine. » L’entente de principe aurait proposé une hausse de la rémunération globale de 35% par rapport aux abattoirs canadiens.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires