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Progrès génétique chez les verrats

Un nouveau test de dépistage d’une anomalie génétique permet d’accroître la taille des portées de certains porcs. Cette avancée génétique est issue du travail de recherche du professeur Allan King, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biotechnologie de la reproduction animale du Collège vétérinaire de l’Ontario, à l’Université de Guelph. Cette anomalie génétique chromosomique se traduit par une hypoprolificité de trois ou quatre porcelets de moins par portée.

« Cette hypoprolificité peut se traduire par des pertes de revenu pouvant aller jusqu’à 100 $ en moyenne par portée, explique le chercheur, dans un article publié sur le site AgInnovationOntario.ca. Nous avons mis au point un test sanguin simple qui permet de déceler les verrats porteurs de l’anomalie chromosomique en question et d’écarter la source du problème de fertilité avant toute reproduction, garantissant à tout le moins la production de portées de taille moyenne.»

Environ 2 % des porcs sont porteurs de l’anomalie et celle-ci est transmissible à sa descendance. Le test développé par Allan King nécessite une prise de sang avant même que le verrat commence à produire du sperme. L’échantillon est ensuite envoyé à son laboratoire.

Déjà des éleveurs de porcs de tout le Canada ont bénéficié de ce test. Une compagnie a été lancée, Karyotekk, dans le but d’augmenter la capacité d’analyse et de dépistage du chromosome anormal.

«Nous améliorons la génétique porcine du Canada, mais cette recherche et ce processus de dépistage pourraient avoir des applications internationales », affirme Allan King. Des demandes en ce sens lui ont déjà été formulées.

Source : AgInnovationCanada.ca

 

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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