Vaches laitières et supplémentation en acides gras

La supplémentation en acides gras dans les rations des vaches laitières est une pratique courante pour augmenter la concentration d’énergie dans la ration et soutenir la production laitière. Il a été démontré qu’elle peut contribuer à augmenter le rendement en matières grasses du lait et améliorer la performance de reproduction. Toutefois, de grandes variations ont été signalées dans ces augmentations pour différents suppléments d’acides gras et, en fait, pour le même supplément en combinaison avec différentes rations alimentaires.

Le Dr Adam L. Lock était l’un des conférenciers invités au Western Canadian Dairy Seminar qui s’est déroulé en mars dernier à Red Deer, en Alberta. Nutritionniste au département des sciences animales de l’Université de l’État du Michigan, il concentre ses recherches sur les effets de différentes supplémentations en acides gras dans les rations des vaches laitières.

Selon lui, « tout comme nous reconnaissons que toutes les sources de protéines ne sont pas les mêmes, il est important de se rappeler que tous les suppléments en acides gras ne sont pas les mêmes. » Ses recherches récentes ont mis l’accent sur les acides palmitiques (C16:0), stéariques (C18:0), oléiques (cis-9 C18:1) ainsi que sur les oméga-3 et oméga-6 sur l’apport alimentaire, la digestibilité des nutriments, la production laitière, la composition du lait, la santé et la reproduction.

« La clé est de savoir quels acides gras sont présents dans le supplément, en particulier la longueur de la chaîne de l’acide gras et son degré de non-saturation affirme le chercheur. Une fois ces informations connues, il est important de considérer leurs effets possibles sur la consommation de matière sèche, le métabolisme du rumen, la digestibilité de l’intestin grêle, la synthèse des composants du lait dans la glande mammaire, le partage de l’énergie entre la glande mammaire et les autres tissus, l’état corporel et leurs effets sur les fonctions immunitaire et reproductrice. L’ampleur de ces changements simultanés ainsi que l’objectif de la stratégie d’alimentation utilisée détermineront en fin de compte la décision de les inclure ou non dans la ration. »

Concernant une étude récente qui a analysé la supplémentation en acides gras des vaches en début de lactation, les résultats sont contradictoires. « Nous proposons que cela résulte de différences dans les profils des acides gras utilisés et du moment où l’on débute la supplémentation » précise Lock. La digestibilité du supplément en acide gras et son interaction potentielle avec d’autres facteurs alimentaires sont importantes pour déterminer la valeur énergétique du supplément. Selon Dr Adam L. Lock, d’autres travaux sont nécessaires pour caractériser les sources de variation en réponse à la supplémentation en acides gras.

 

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