Dix vérités sur les travailleurs étrangers (suite)

4. À qui se confier?
Quand un problème survient et que les collègues n’offrent pas d’appui, vers qui se tourner? Le patron? Le superviseur? La peur d’être jugé, ou même renvoyé, est très forte.

La spécialiste en ressources humaines Martine Deschamps suggère de désigner une personne sur la ferme, à qui les travailleurs peuvent s’adresser en toute confiance. Idéalement, ce ne sera ni le patron, ni un superviseur immédiat. Ce pourrait être un membre de la famille, ou un employé doté de bonnes aptitudes interpersonnelles.

5. Un bon travailleur ne fait pas un bon superviseur
Trop souvent, les employeurs confient des tâches de supervision à des travailleurs agricoles d’ici qui n’ont aucune aptitude pour diriger une équipe, encore moins une équipe de travailleurs avec laquelle il y a une barrière de langue.

Choisissez-bien vos chefs d’équipe au champ. Et pensez-y deux fois avant de confier des tâches de supervision à un travailleur étranger. Ce dernier pourrait diriger avec intransigeance, comme cela se fait dans son pays. En retour du pouvoir que vous lui donnez au champ, ses pairs pourraient lui faire la vie dure dans la casa.

6. La bagarre, ça arrive
Tous les travailleurs étrangers ont été témoins d’intimidation verbale et physique entre pairs, voire même de bagarres. « Un été, je me suis rendu compte que ça avait brassé dans la casa, raconte l’employeur Paul Cossette. Depuis, je leur fais comprendre que le coq, c’est moi et personne d’autre. »

Il est très délicat de se mêler de la vie des travailleurs une fois la journée terminée, reconnaît Paul Cossette. Martine Deschamps suggère d’envoyer un signal clair dès en début de saison : tolérance zéro pour l’intimidation. Et pourquoi pas organiser des jeux, des fêtes ou des parties de soccer, pour détendre l’atmosphère et laisser des liens d’amitié se tisser?

Les quatre prochains conseils

à propos de l'auteur

André Dumont's recent articles

Commentaires