Les kiosques de ferme réinventés

L’achat local a touché la corde sensible des Québécois. Au lieu d’aller au supermarché l’été, un nombre croissant de consommateurs préfère s’approvisionner dans l’un des marchés publics ou kiosques maraîchers du Québec.

Simon et Mireille Dugré, la troisième génération à exploiter l’entreprise maraîchère les Jardins Dugré à Pointe-du-Lac, près de Trois-Rivières, profitent de cette vague d’engouement pour les produits locaux depuis bientôt huit ans.

Les gens aiment l’idée d’une agriculture de proximité, explique Andreas Boecker, professeur adjoint au département d’alimentation, d’agriculture et d’économie de l’Université de Guelph, en Ontario. « Ils associent l’achat fait en kiosque avec la fraîcheur des aliments, explique-t-il. Mais, s’ils n’offrent pas quelque chose d’excitant en plus de cela, les producteurs risquent d’avoir des problèmes à plus ou moins long terme. C’est pourquoi certains producteurs ajoutent un volet éducatif ou de divertissement à leur entreprise. »

Et, c’est exactement ce qu’a fait la famille Dugré en se lançant dans l’agrotourisme il y a 30 ans, en valorisant le site sur lequel se trouvait l’entreprise. Le décor est champêtre. Les gens peuvent se promener. Il y a des sentiers qui mènent à deux minifermes. Une petite passerelle piétonnière leur permet de traverser la rivière et d’aller voir de près les canards ou de se rendre au parc aménagé avec des jeux pour les enfants. Il y a une belle ambiance avec de la musique. Plusieurs viennent y passer la journée et piqueniquer.

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À noter que l’article complet de Suzanne Deutsch est publié dans l’édition d’octobre 2012 du Bulletin des agriculteurs.

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