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	Le Bulletin des agriculteursFourrages et pâturages - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
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	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
	<lastBuildDate>Fri, 10 Apr 2026 14:34:24 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Fourrages et pâturages - Le Bulletin des agriculteurs</title>
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		<title>La clôture virtuelle à l’essai</title>

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		https://www.lebulletin.com/elevage/la-cloture-virtuelle-a-lessai-145790		 </link>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 18:47:56 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages et pâturages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>La productrice bovine Marie-Pier Beaulieu de Saint-Cyrille-de-Wendover a fait l’essai pendant un mois et demi des colliers qui agissent comme clôtures virtuelles. Certains éléments l’ont séduite, d’autres non.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/la-cloture-virtuelle-a-lessai-145790">La clôture virtuelle à l’essai</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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<p>La productrice bovine Marie-Pier Beaulieu de Saint-Cyrille-de-Wendover a fait l’essai pendant un mois et demi des colliers qui permettent de contenir des vaches à l&rsquo;intérieur de clôtures virtuelles, les eShepherd de Gallagher. Certains éléments l’ont séduite, d’autres non.</p>



<p>Ce qui l’a motivée, c’est qu’en travaillant au Conseil québécois des plantes fourragères, elle est très stimulée par tout ce qui est pâturage. Elle voulait l’essayer et en témoigner. Ça lui a aussi permis d’évaluer le retour sur l’investissement pour des colliers à 400$ chacun.</p>



<p>Le 2 octobre 2025, Marie-Pier Beaulieu et son conjoint Guy Falardeau ont installé les colliers virtuels eShepherd de la compagnie Gallagher sur le groupe de 25 vaches pâturant sur le deuxième site d’élevage. Il s’agit d’un pâturage loué à quelques centaines de mètres de leur maison et site principal.</p>



<p>La première tâche a été d’habituer les vaches à reconnaître le périmètre de la clôture. Ils ont utilisé les clôtures physiques pour apprendre aux vaches que le collier avait la même action.</p>



<p>«&nbsp;Ils disent que si tes vaches sont déjà entraînées à la clôture électrique, c&rsquo;est beaucoup plus facile d&rsquo;utiliser les colliers, dit-elle. Parce que la vache, elle a déjà le réflexe, quand il y a un choc, de reculer.&nbsp;»</p>



<p>Les colliers utilisent les satellites pour localiser les vaches. Le tracé de la clôture virtuelle est fait sur la plateforme eSheperd de Gallagher.</p>



<p>Avant que la vache atteigne la clôture virtuelle, un son est émis. Si elle continue d’avancer, elle aura un choc électrique comme s’il y avait un fil électrique.</p>



<p>Marie-Pier Beaulieu explique que lorsqu’elle reçoit un choc électrique, la vache a le choix entre reculer et avancer. «&nbsp;C’est pour ça que si les animaux sont déjà habitués aux fils électriques, ils ont déjà le réflexe de reculer&nbsp;», dit-elle.</p>



<p>Avec l’application mobile, elle sait quelle vache a eu combien de signaux sonores ou de chocs électriques. En général, les animaux n’ont eu besoin que d’environ trois jours pour être entraînées.</p>



<p>«&nbsp;C’est surprenant comment la majorité des vaches ne veulent pas se rendre au choc. Elles arrêtent au bip&nbsp;», explique Marie-Pier Beaulieu.</p>



<p>Elle explique que ce système est prévu pour des vaches qui marchent, ce qui est habituellement le cas. Toutefois, les vaches qui courent ont le temps de traverser la ligne avant de s’arrêter lorsqu’elles reçoivent le choc.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="1211" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_eShepherd_courtoisie_MPBeaulieu-750x1211.jpg" alt="" class="wp-image-145792" style="width:425px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_eShepherd_courtoisie_MPBeaulieu-750x1211.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_eShepherd_courtoisie_MPBeaulieu-768x1240.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_eShepherd_courtoisie_MPBeaulieu-102x165.jpg 102w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_eShepherd_courtoisie_MPBeaulieu-951x1536.jpg 951w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_eShepherd_courtoisie_MPBeaulieu.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Du 2 octobre au 15 novembre, 25 vaches de la Ferme Simpson, de Saint-Cyrille-de-Wendover, au Centre-du-Québec, ont testé les clôtures virtuelles.</figcaption></figure>



<p>La Ferme Simpson est une ferme bovine pour la participation des veaux à des rodéos. Ce sont des races exotiques sportives, des Corriente et des Longhorn. C’est donc plus problématique parce qu’elles courent plus que les races habituelles.</p>



<p>Lorsqu’une vache traverse la clôture virtuelle, il faut la ramener dans l’enclos virtuel. Or, en raison du réseau cellulaire et informatique utilisé, il faut 30 minutes lors d’un changement de clôture. Cela complique la situation.</p>



<p>«&nbsp;Donc, c’est un rythme de travail différent et il faut y penser&nbsp;», dit Marie-Pier Beaulieu.</p>



<p>À l’occasion, elle a dû utiliser un moulinet pour déplacer les animaux.</p>



<p>Un autre élément négatif a été de constater que les veaux qui n’ont pas de collier ont plus tendance à sortir de la parcelle parce qu’elle a un petit troupeau et donc de petites parcelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les plus et les moins</h2>



<p>Il ne faut pas en déduire que Marie-Pier Beaulieu n’a pas aimé son expérience, au contraire. Elle a hâte de les tester davantage au printemps. Elle sait déjà ce qu’elle va surveiller.</p>



<p>Elle a adoré de pouvoir suivre ses animaux sur son application mobile lors de son séjour au Nouveau-Brunswick.</p>



<p>«&nbsp;C’était fascinant, dit-elle. J’étais capable de dire si mon fils les avait changés de pâturage ou encore s’il leur avait donné une balle de foin ou plus grand de pâturage.&nbsp;»</p>



<p>Elle a aussi découvert qu’il est intéressant de pouvoir programmer le changement de pâturage du lendemain, même si elle visite ses champs tous les jours. Si elle retardait sa visite au champ, les animaux avaient eu une nouvelle parcelle au bon moment.</p>



<p>Elle a cependant découvert après l’installation qu’il y avait des verrous de sécurité à installer sur les colliers et que certaines vaches ont par conséquent perdu le collier. C’était pourtant inscrit dans les instructions «&nbsp;en petits caractères&nbsp;», mais elle avait demandé à son fils d’installer les colliers sans les lire. Heureusement, ils les ont retrouvés dans une boîte et les ont installés.</p>



<p>Selon Marie-Pier Beaulieu, les colliers virtuels sont plus intéressants pour des troupeaux plus gros que le sien avec des animaux plus gros et qui ont donc besoin de plus grandes parcelles. Elle pense aussi que dans des pâturages moins performants que les siens du Centre-du-Québec, c&rsquo;est plus intéressant. Le gain de temps et donc le retour sur l’investissement sont moins grands pour elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Manque de ressources</h2>



<p>Le gros point négatif selon Marie-Pier Beaulieu, c’est le manque de ressources pour les éleveurs. Travaillant pour le Conseil québécois des plantes fourragères et ayant à cœur la cause des pâturages, elle se fait beaucoup appeler. Mais il n’est pas question pour elle de vendre des colliers.</p>



<p>Nous avons contacté Gallagher pour en apprendre davantage sur le service offert. C’est Thomas Alexander basé en Colombie-Britannique qui a répondu à nos questions. Il comprend le français parce qu’il a étudié dans une école d’immersion lorsqu’il était jeune, mais n’est pas à l’aise de le parler. L’entrevue s’est donc déroulée en anglais.</p>



<p>Il explique que la raison principale pourquoi les colliers virtuels ne sont pas vendus par la même équipe que les autres équipements de pâturage, c’est qu’il s’agit d’une acquisition faite par Gallagher.</p>



<p>Autre élément, l’utilisation de colliers virtuels nécessite des explications. Ils ne peuvent pas se vendre directement sur des tablettes d’un magasin comme des piquets ou des fils électriques.</p>



<p>Les colliers eShepherd ont été installés pour la première fois au Canada sur deux fermes en 2024, en Colombie-Britannique et en Ontario. Depuis, plusieurs fermes en ont installés, surtout dans ces deux provinces (40 en Ontario, 30 en Colombie-Britannique), mais aussi dans les Prairies (20 en Alberta, 10 en Saskatchewan, 2 au Manitoba) et dans les Maritimes (6). Il y a même un troupeau au Yukon. Marie-Pier Beaulieu dit qu’elle est la première à en avoir au Québec, mais qu’au moins un producteur laitier prévoit en utiliser ce printemps.</p>



<p>Thomas Alexander explique que la plate-forme et l’application peuvent être configurés dans la langue de son choix, y compris le français. Les colliers virtuels sont principalement utilisés en production vache-veau et laitière.</p>



<p>Pour ce qui est du service, c’est lui qui l’offre pour le moment. Il dit pouvoir répondre aux courriels en français. Il est capable de comprendre le français parlé, mais n’est pas à l’aise de la parler. Ses coordonnées sont <a href="https://am.gallagher.com/fr-CA/Solutions/eShepherd" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur cette page du site de Gallagher</a> où l&rsquo;on trouve aussi des informations sur le produit.</p>



<p>Il ajoute que Gallagher est à la recherche de distributeurs qui pourront à la fois vendre le produit et offrir le service. «&nbsp;Nous sommes à quelques mois de cela&nbsp;», dit-il.</p>



<p>À lire aussi:<br><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/paturer-sans-cloture-141281" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pâturer sans clôture</a></p>
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		<title>Les producteurs de lait sont incités à produire plus de protéines</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/les-producteurs-de-lait-sont-incites-a-produire-plus-de-proteines-145547		 </link>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 18:24:49 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages et pâturages]]></category>
		<category><![CDATA[Génétique]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des vaches]]></category>
		<category><![CDATA[Lactanet]]></category>
		<category><![CDATA[protéine]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Le nouveau mode de paiement du lait récompense les producteurs qui livrent davantage de protéines dans leur lait et cette bonification sera encore plus grande à partir du 1er avril 2026. Les producteurs devront travailler de concert avec leurs conseillers pour y parvenir.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le nouveau mode de paiement du lait récompense les producteurs qui livrent davantage de protéines dans leur lait et cette bonification sera encore plus grande à partir du 1<sup>er</sup> avril 2026. Les producteurs devront travailler de concert avec leurs conseillers pour y parvenir.</p>



<p>En 2025, la demande pour la consommation de produits laitiers riches en protéines a connu une telle croissance que les politiques de paiement du lait ont dû être revues. Les conseils d’administration des regroupements des producteurs des provinces de l’Est du Canada, regroupés dans ce qu’on appelle le P5, ont entériné cette décision.</p>



<p>Sous la gestion de l’offre au Canada, les producteurs de lait sont payés différemment s’ils sont situés dans l’Ouest Canadien ou l’Est du Canada. L’Ontario, le Québec et les autres provinces à l’est sont regroupées dans ce qu’on appelle le P5.</p>



<p>Les autres provinces sont regroupées sous le Western Milk Pool. Le mode de paiement du lait y est différent, mais vise le même objectif d’augmenter la protéine.</p>



<p>Voici quelques exemples de produits laitiers dont la croissance a connu une forte hausse en 2025&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Skyr (fromage frais commercialisé comme un yogourt)&nbsp;: 43,4%</li>



<li>Fromage cottage&nbsp;: 25,8%</li>



<li>Yogourt grec&nbsp;: 18,8%</li>



<li>Yogourt nature&nbsp;: 14,5%</li>



<li>Lait fortifié&nbsp;: 9,4%</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Impact pour les producteurs</h2>



<p>En entrevue, l’agroéconomiste Simon Jetté-Nantel, expert chez Lactanet des questions économiques, explique que les meilleures stratégies pour aider les producteurs à bénéficier du nouveau mode de paiement sont à l’étude pour s’assurer que les conseillers auront tous les outils pour aider les producteurs.</p>



<p>Pendant plusieurs années, la matière grasse du lait était en forte demande. Les producteurs de lait se sont adaptés pour répondre à cette réalité. Les besoins ont toutefois changé.</p>



<p>Simon Jetté-Nantel explique que pour inciter les producteurs à livrer davantage de protéines, un premier incitatif a été offert en août 2025. Ne voyant pas de changement notable dans le taux de protéines livré, un nouvel incitatif a été octroyé le 1<sup>er</sup> janvier dernier. Mais pour s’assurer de l’adhésion des producteurs, l’ajustement du 1<sup>er</sup> avril prochain s’annonce payant pour les producteurs de lait qui pourront livrer plus de protéines.</p>



<p>Le paiement du lait est établi en termes de ratio de solides non gras (SNG) sur le gras. Le nouveau paiement favorise les protéines en augmentant le ratio. Les détails sont affichés dans ce tableau provenant du Flash Info de janvier 2026 des Producteurs de lait du Québec.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="710" height="310" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/PLQ-Paiment-du-lait-avril-2026.png" alt="" class="wp-image-145548" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/PLQ-Paiment-du-lait-avril-2026.png 710w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/PLQ-Paiment-du-lait-avril-2026-235x103.png 235w" sizes="(max-width: 710px) 100vw, 710px" /></figure>



<p>Voici quel pourrait être l’impact pour une ferme moyenne, tel qu’expliqué dans le <em>Flash Info</em> de janvier des Producteurs de lait du Québec.</p>



<p>« Ainsi, pour une ferme de 100 kg de MG/j, dont le ratio actuel est entre 2,00 et 2,20, le revenu annuel additionnel associé à une augmentation du ratio SNG de 0,05 serait d’environ 9600$, soit 6600$ de plus qu’avant janvier 2026. »</p>



<p>Selon Simon Jetté-Nantel, cet incitatif est très intéressant et mérite une analyse des stratégies possibles à la ferme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment augmenter la protéine?</h2>



<p>Pour cela, nous avons demandé à son collègue, l’expert en nutrition et fourrages Jean-Philippe Laroche de Lactanet. Lui et d’autres collègues travaillent sur des stratégies potentielles. Il explique que l’augmentation de la protéine représente un défi important.</p>



<p>«&nbsp;Au niveau nutritionnel, c’était beaucoup plus facile de travailler sur le gras que de travailler sur la protéine, dit-il. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas quand même travailler sur la protéine, mais le degré de difficulté est plus important.&nbsp;»</p>



<p>La première stratégie évaluée est le retrait de suppléments de gras. Ils sont ajoutés dans le but d’augmenter le test de gras produit par les vaches. Le retrait de ces suppléments aurait donc l’effet inverse. La protéine n’augmenterait pas, mais le ratio SNG/G serait amélioré. C’est réalisable dans la mesure où le producteur a de la place pour avoir des vaches supplémentaires dans l’étable.</p>



<p>Le problème avec cette stratégie, c’est que les producteurs sous gestion de l’offre ont un quota calculé en matière grasse à livrer. De nombreux producteurs n’arrivent pas à produire tout leur quota. Il est donc impensable pour eux d’utiliser cette stratégie.</p>



<p>La deuxième stratégie évaluée par Lactanet est plus prometteuse. Il s’agit de l’amélioration de la santé du rumen dans le but d’optimiser la synthèse de protéines microbiennes. Celles-ci sont essentielles pour fournir les protéines nécessaires à la glande mammaire. C’est un aspect sur lequel les producteurs travaillent déjà, mais est-ce possible d’aller un peu plus loin?</p>



<p>Plusieurs choses peuvent être faites, comme la qualité et la quantité de fibres efficaces, l’apport en énergie fermentescible, l’équilibre énergie/protéines, le niveau de soufre&#8230;</p>



<p>Cependant, cette stratégie ne fait pas qu’augmenter la teneur en protéines, elle augmente aussi le test de gras.</p>



<p>Lactanet est en train d’analyser sa base de données pour évaluer l’impact de l’amélioration de la santé ruminale sur les tests de gras et de protéines. Pour cela, ils utilisent les données sur les acides gras de novo du lait qui sont un indicateur de la santé ruminale.</p>



<p>«&nbsp;On va faire une corrélation entre le niveau d’acides gras de novo du lait, et le test de protéine et celui du gras, ajoute-t-il. Ça va nous donner une bonne idée comment ça impacte le ratio.&nbsp;»</p>



<p>La troisième stratégie est d’équilibrer les rations au niveau des acides aminés limitants. Les protéines sont constituées d’acides aminés. Certains acides aminés sont limitatifs comme la méthionine ou la lysine. On peut, par exemple, donner des acides aminés protégés pour qu’ils soient directement disponibles à l’animal après le passage dans le rumen.</p>



<p>L’inconvénient de cette stratégie, c’est que ce sont des produits très dispendieux. Il faut donc évaluer la rentabilité. Autre bémol&nbsp;: des rations équilibrées en acides aminées peuvent également augmenter le test de gras. Il faut donc évaluer l’impact sur le ratio.</p>



<p>Comme autre stratégie importante, la génétique est prometteuse, mais seulement à moyen ou long terme, car il faut trois ans entre l’insémination d’une vache et le début de la production laitière de la jeune vache née de cette insémination.</p>



<p>L’utilisation de monensin serait une autre stratégie à envisager, puisque ce produit permet d’augmenter l’efficience alimentaire, tout en ayant dans certains cas un effet négatif sur le test de gras. Malgré cet effet négatif, les kilogrammes de gras livrés par jour demeurent équivalents, mais les kilogrammes de protéines augmentent.</p>



<p>Le stress de chaleur sera aussi évalué pour l’impact sur le test de protéines. «&nbsp;Les vaches qui subissent un stress de chaleur dans les mois chauds d’été auront un test de protéines plus faible, dit Jean-Philippe Laroche. Mais encore une fois, le test de gras aussi.&nbsp;»</p>



<p>Donc, les stratégies possibles apportent plusieurs questionnements au niveau de l’impact réel sur le ratio, mais Jean-Philippe Laroche ne se décourage pas.</p>



<p>«&nbsp;Il ne faut pas sous-estimer la capacité d’adaptation des producteurs, dit-il. On l’a vu avec le test de gras. Je pense que l’industrie ne s’attendait pas à ce qu’on réussisse aussi rapidement à augmenter le test de gras.&nbsp;»</p>



<p>D&rsquo;ailleurs, selon le conseiller senior en alimentation de Lactanet, Jean Brisson, les producteurs laitiers peuvent déjà se mettre en action, car plusieurs stratégies sont connues.</p>



<p>Pour découvrir d&rsquo;autres articles liés à la production laitière, consultez la section laitplus <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en cliquant ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/les-producteurs-de-lait-sont-incites-a-produire-plus-de-proteines-145547">Les producteurs de lait sont incités à produire plus de protéines</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Réutiliser des équipements pour abreuver au pâturage</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/abreuvoir-reutiliser-equipement-paturage-denijos-141794		 </link>
		<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 15:02:18 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Élevages]]></category>
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		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Avez-vous remarqué les équipements qui ont été utilisés pour fabriquer l’abreuvoir sur la photo ci-dessus?</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/abreuvoir-reutiliser-equipement-paturage-denijos-141794">Réutiliser des équipements pour abreuver au pâturage</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Avez-vous remarqué les équipements utilisés pour fabriquer l’abreuvoir sur la photo qui illustre cet article?</p>



<p>Eh bien oui, il s’agit d’un ancien épandeur à fumier qui permet de transporter un ancien réservoir à lait.</p>



<p>Bryan Denis, de la Ferme Denijos de Saint-Cyprien au Bas-Saint-Laurent, explique que lors de son voyage en France et en Suisse en avril dernier, il a vu plusieurs installations de ce genre pour abreuver les animaux au pâturage. Toutefois, à la Ferme Denijos, c’est un équipement qui existe depuis de nombreuses années.</p>



<p>«&nbsp;Mon père, à l’époque, il manquait d’eau à l’étable, raconte Bryan Denis. Donc, il pompait de l’eau sur une source d’eau qu’on avait sur les terres et il remplissait la <em>thank</em> à eau.&nbsp;»</p>



<p>L’eau était ainsi apportée d’une terre à l’autre pour abreuver les vaches laitières au pâturage.</p>



<p>Leur mère refusait que les cinq enfants se rendent aux pâturages en quatre roues. Alors, ils y allaient toujours en tracteur. Ils en profitaient alors pour ramener le réservoir à l’étable et le ramener lorsqu’ils y retournaient. Aujourd’hui, le réservoir est rempli à l’étable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avantages</h2>



<p>«&nbsp;Le gros avantage, c’est que ça suit toujours le troupeau&nbsp;», explique Bryan Denis. Avec un bassin fixe, les animaux piétinent toujours au même endroit, qui devient boueux. Si c’est sec, Bryan Denis l’installe dans une baissière et si c’est humide, dans la partie surélevée.</p>



<p>«&nbsp;Ce n’est pas toujours le même endroit qui est compacté et les vaches n’ont pas besoin de marcher, dit-il. C’est toujours à proximité.&nbsp;»</p>



<p>Il cite en exemple la parcelle dans laquelle sont les vaches cette journée-là. Le pâturage est subdivisé en six bandes une par jour. L’abreuvoir est déplacé à tous les deux jours.</p>



<p>«&nbsp;Ça nous prendrait trois points d’eau fixes pour que les vaches n’aient pas à marcher&nbsp;», explique Bryan Denis.</p>



<p>Lorsque l’abreuvoir est près des animaux, ceux-ci peuvent aller boire et retourner manger tout de suite après.</p>



<p>Le réservoir contient 3400 litres et permet de faire boire 55 vaches pendant deux jours. L’ancien réservoir ne contenant que 2000 litres et devait être rempli à tous les jours.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2707-750x563.jpeg" alt="Vache laitière buvant au pâturage" class="wp-image-141072"/><figcaption class="wp-element-caption">Le réservoir est déplacé à chaque changement de parcelle et rapporté à l&rsquo;étable à tous les deux jours pour le remplissage</figcaption></figure>



<p>À lire aussi:</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/abreuvoir-mobiles-et-legers-pour-paturages-141789">Des abreuvoirs mobiles et légers pour les </a><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/abreuvoir-mobiles-et-legers-pour-paturages-141789" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pâturages</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/quand-debuter-le-paturage-optimiser-la-gestion-au-printemps-133406">Quand débuter le pâturage : Optimiser la gestion au </a><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/quand-debuter-le-paturage-optimiser-la-gestion-au-printemps-133406" target="_blank" rel="noreferrer noopener">printemps</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/application-mobile-pour-gerer-ses-paturages-happygrass-125749">Une application pour gérer ses </a><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/application-mobile-pour-gerer-ses-paturages-happygrass-125749" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pâturages</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/gestion-paturage-payant-vache-veau-122490">Une bonne gestion des pâturages, c’est </a><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/gestion-paturage-payant-vache-veau-122490" target="_blank" rel="noreferrer noopener">payant</a></p>
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		<title>Des abreuvoirs mobiles et légers pour les pâturages</title>

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		https://www.lebulletin.com/elevage/abreuvoir-mobiles-et-legers-pour-paturages-141789		 </link>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 17:44:50 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages et pâturages]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>À la Ferme Simpson de Saint-Cyrille-de-Wendover, Marie-Pier Beaulieu et Guy Falardeau ont conçu des abreuvoirs légers qu’ils déplacent en même temps que leurs animaux. En photos.</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>À la Ferme Simpson de Saint-Cyrille-de-Wendover, Marie-Pier Beaulieu et Guy Falardeau ont conçu des abreuvoirs légers qu’ils déplacent en même temps que leurs animaux.</p>



<p>Pour Marie-Pier, les pâturages sont le nerf de la guerre en production bovine. C’est pourquoi, les parcelles sont en rotation. Pas question de laisser les animaux brouter les repousses. Et pour avoir un grand nombre de parcelles, ça prend une bonne distribution d’eau.</p>



<p>C’est pourquoi l’entreprise est dotée de tuyaux de surface qui couvrent les 16 hectares de pâturages avec des attaches rapides dans toutes les parcelles.</p>



<p>Des barils ont été coupés en deux avec une flotte à l’intérieur qui contrôle le niveau d’eau.</p>



<p>Chaque jour, alors que les bovins sont déplacés, le baril est vidé sur place, débranché et amené dans la nouvelle parcelle en même temps que les animaux. Puis, il est rebranché.</p>



<p>«&nbsp;Le petit format ne nuit pas parce que les animaux restent dans le troupeau quand ils boivent&nbsp;», dit Marie-Pier Beaulieu.</p>



<p>Alors qu’avec des abreuvoirs fixes, les animaux se déplacent en troupeau pour aller boire, le petit abreuvoir de la Ferme Simpson est toujours à proximité des animaux. Ainsi, chaque animal peut choisir d’aller boire quand il le souhaite sans quitter le troupeau.</p>



<p>De plus, à chaque cycle de paissance, l’abreuvoir est installé dans un nouvel emplacement dans la parcelle, ce qui limite le piétinement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_3006-750x563.jpg" alt="Marie-Pier Beaulieu pâturage" class="wp-image-141783"/><figcaption class="wp-element-caption">Lorsque le troupeau est déplacé, il ne suffit à Marie-Pier de vider l’abreuvoir, déconnecter l’attache rapide au tuyau d’eau et de l’apporter au nouvel enclos.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_3015-750x563.jpg" alt="Marie-Pier Beaulieu avec ses bovins au pâturage" class="wp-image-141784"/><figcaption class="wp-element-caption">L’abreuvoir est ensuite branché au tuyau d’eau dans la nouvelle parcelle.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_3042-750x563.jpg" alt="Abreuvoir pour pâturage à la Ferme Simpson" class="wp-image-141785"/><figcaption class="wp-element-caption">Un flotteur permet de contrôler le niveau d’eau à l’intérieur de l’abreuvoir.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_3018-750x563.jpg" alt="Bovins au pâturage à la Ferme Simpson" class="wp-image-141786"/><figcaption class="wp-element-caption">La proximité de l&rsquo;abreuvoir permet aux bovins de boire dès qu&rsquo;ils le souhaitent sans quitter le troupeau.</figcaption></figure>



<p>Pour lire d&rsquo;autres articles élevages, <a href="https://www.lebulletin.com/elevage">cliquez </a><a href="https://www.lebulletin.com/elevage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a><a href="https://www.lebulletin.com/elevage">.</a></p>
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		<title>Comment expliquer la gestion de l’offre à des néophytes?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/gestion-de-loffre-comment-expliquer-etats-unis-donald-trump-139856		 </link>
		<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 17:42:19 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Bâtiments]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé des vaches]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des veaux]]></category>
		<category><![CDATA[Vaches taries]]></category>
		<category><![CDATA[ACEUM]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[gestion de l'offre]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Avec les attaques de Donald Trump, la gestion de l'offre n'a jamais été autant d'actualité. Il y a un besoin dans la population de mieux comprendre la gestion de l’offre. Comment l'expliquer? Voici quelques réponses possibles.</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Avec les attaques du président des États-Unis, Donald Trump, la gestion de l&rsquo;offre n&rsquo;a jamais été autant d&rsquo;actualité dans les dernières années. Les chefs des principaux partis politiques canadiens disent soutenir la gestion de l’offre. Toutefois, une discussion avec des néophytes de l&rsquo;agriculture ou une visite sur les réseaux sociaux démontre qu&rsquo;il y a un besoin d&rsquo;une meilleure compréhension de la gestion de l’offre. Comment l&rsquo;expliquer? Voici quelques réponses possibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">C’est quoi la gestion de l’offre?</h2>



<p>&nbsp;«&nbsp;La gestion de l’offre est un moyen pour les producteurs agricoles canadiens – plus précisément ceux de produits laitiers, avicoles ou ovocoles – de contrôler, par l’intermédiaire des offices de commercialisation, l’offre ou la quantité de leurs produits commercialisés. Pour avoir le droit de commercialiser sa production, l’agriculteur doit détenir un permis – communément appelé «&nbsp;quota&nbsp;» – sans lequel il ne pourra pas vendre ses produits à une usine de&nbsp;transformation.&nbsp;» Cette définition provient de l’étude intitulée <em><a href="https://lop.parl.ca/sites/PublicWebsite/default/fr_CA/ResearchPublications/201842E?" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les mécanismes de la gestion de l’offre au Canada</a></em>, par Khamla Heminthavong et disponible sur le site du Parlement du Canada.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment est née la gestion de l’offre au Canada?</h2>



<p>Dans les années 1960, la loi de l’offre et de la demande qui habituellement équilibre les prix, ne fonctionnait plus. À l’époque, il y avait des différends commerciaux au niveau interprovincial. De plus, les technologies nouvellement mises en place dans les entreprises agricoles créaient des surplus de production, ce qui entraînait des disputes entre les producteurs et les transformateurs. Pour régler ces problèmes, les producteurs ont demandé à leurs gouvernements provinciaux de créer des offices de commercialisation.</p>



<p>Voici les explications de Khamia Heminthavong. «&nbsp;Le système national de la gestion de l’offre consiste à coordonner la production et la demande tout en contrôlant les importations afin d’établir un prix stable, autant pour les agriculteurs que pour les consommateurs. Au&nbsp;Canada, cinq&nbsp;types de production sont assujettis à la gestion de l’offre&nbsp;: les produits du lait, de poulet et de dindon, les œufs de consommation et les œufs&nbsp;d’incubation.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui gère le système de gestion de l’offre?</h2>



<p>Des organismes nationaux ont été créés à la suite de l’adoption de la <em>Loi sur les offices de commercialisation des produits agricoles </em>en 1972. Dans le lait, c’est la Commission canadienne du lait. Dans les œufs, les dindons et les poulets, ce sont les Offices canadien de commercialisation de ces produits, aussi connus sous les noms de Les Producteurs d’œufs du Canada, Les Éleveurs de dindon du Canada et Les Producteurs de poulet du Canada.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment fonctionne la gestion de l’offre?</h2>



<p>Il y a trois principaux piliers de la gestion de l’offre&nbsp;: le contrôle de la production, l’établissement des prix et le contrôle des importations.</p>



<p>Pour produire, une ferme sous gestion de l’offre doit détenir un quota de production. Dans le lait, il est mesuré en kilogramme de gras produit par jour. Dans la volaille, il se vend en unités produites ou en mètres carrés de plancher. Il n’est pas nécessaire de détenir un quota pour la production de petits volumes pour une consommation personnelle.</p>



<p>Le système de gestion de l’offre assure un prix minimum pour les producteurs. Les prix aux producteurs sont établis par l’entremise des offices de commercialisation qui négocient les prix avec les transformateurs en fonction des coûts de production à la ferme.</p>



<p>Pour que ce système fonctionne bien, il doit permettre de contrôler les importations. Ce contrôle est établi en fonction de contingents tarifaires. Des tarifs à l’importation s’appliquent uniquement au-delà d’un certain seuil établi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi est-ce que le gouvernement canadien soutient la gestion de l’offre?</h2>



<p>« La gestion de l’offre permet aux agriculteurs d’obtenir un prix juste par rapport à leurs coûts de production, tout en permettant d’éviter une fluctuation importante des prix aux consommateurs », écrit Khamla Heminthavong. Le gouvernement n’a donc pas besoin d’intervenir dans ces secteurs par des subventions directes aux agriculteurs, comme c’est le cas dans d’autres productions ou d’autres pays. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Alors, pourquoi les productrices et producteurs de ces secteurs sont-ils inquiets?</h2>



<p>Les derniers accords internationaux ont ouvert une brèche en permettant des importations supplémentaires sans droits tarifaires. L’Accord économique et commercial global (AECG) a accordé l’accès à près de 17&nbsp;700 tonnes de fromage en provenance de l’Union européenne. Le Partenariat transpacifique global et progressif (PTPGP) permet aux pays qui en font partie d’avoir un accès limité et graduel au marché des produits sous gestion de l’offre.</p>



<p>Les États-Unis se sont retirés de cet accord. Ils ont plutôt choisi de renégocier l&rsquo;Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Ce dernier est devenu l’Accord Canada – États-Unis – Mexique (ACEUM) qui, lui, accorde un accès accru à des produits sous la gestion de l’offre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’ont obtenu les États-Unis avec l’ACEUM?</h2>



<p>«&nbsp;Le&nbsp;Canada augmentera par ailleurs ses contingents d’importation de produits laitiers de l’ordre de&nbsp;500&nbsp;% à&nbsp;la&nbsp;6<sup>e</sup>&nbsp;année de la&nbsp;date d’entrée en vigueur de&nbsp;l’Accord, puis accordera une hausse progressive de&nbsp;1&nbsp;% jusqu’à la&nbsp;19<sup>e</sup>&nbsp;année. De plus, l’ACEUM&nbsp;prévoit l’élimination des prix associés aux classes de&nbsp;lait 6&nbsp;et&nbsp;7. Dans le secteur de la volaille, le contingent des poulets passera de&nbsp;47&nbsp;000 à&nbsp;57&nbsp;000&nbsp;tonnes à&nbsp;la&nbsp;6<sup>e</sup>&nbsp;année, tandis que le contingent des œufs de consommation passera de&nbsp;1,67&nbsp;million de&nbsp;douzaines d’œufs à&nbsp;10&nbsp;millions de&nbsp;douzaines pour la même période, après quoi ces contingents subiront une hausse annuelle de&nbsp;1&nbsp;% pendant les&nbsp;10&nbsp;années subséquentes. Le&nbsp;Canada donnera aussi aux États-Unis un accès annuel à son marché, lequel accès représentera au moins 3,5&nbsp;%&nbsp;de sa production annuelle de dindons et au moins 21,1&nbsp;%&nbsp;de sa production annuelle d’œufs d’incubation.&nbsp;» Tiré du rapport de Khamla Heminthavong.</p>



<p>À lire aussi:</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/actualites/produits-laitiers-gestion-offre-exportations-tarifs-douaniers-139697">Plus de produits laitiers américains entrent au Canada</a><br><a href="https://www.lebulletin.com/actualites/menaces-tarifaires-conference-vincent-cloutier-139524">Menaces tarifaire, «prenons notre gaz égal»</a><br><a href="https://www.lebulletin.com/actualites/gestion-offre-aceum-mapaq-agriculture-volaille-oeuf-138690">Les producteurs sous gestion de l&rsquo;offre et leur apport à l&rsquo;économie québécoise</a><br><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/producteurs-lait-canada-trump-etats-unis-commission-canadienne-lait-aceum-138676">Les producteurs de lait se préparent face aux politiques américaines</a><br><a href="https://www.lebulletin.com/actualites/avenir-gestion-offre-pas-incertain-138180">L&rsquo;avenir de la gestion de l&rsquo;offre n&rsquo;est pas incertain</a><br><a href="https://www.lebulletin.com/actualites/avenir-indecis-gestion-offre-bovin-laitier-volaille-oeuf-137645">Un avenir incertain pour la gestion de l&rsquo;offre</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/gestion-de-loffre-comment-expliquer-etats-unis-donald-trump-139856">Comment expliquer la gestion de l’offre à des néophytes?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Menaces tarifaires : « Prenons notre gaz égal »</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/actualites/menaces-tarifaires-conference-vincent-cloutier-139524		 </link>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 19:12:37 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>« Ceux qui croyaient à une stratégie cohérente se rendent à l’évidence : l’administration Trump opère dans le chaos le plus total », affirme l’agronome Vincent Cloutier, directeur principal stratégie agriculture à la Banque Nationale.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>«&nbsp;Ceux qui croyaient à une stratégie cohérente se rendent à l’évidence&nbsp;: l’administration Trump opère dans le chaos le plus total&nbsp;», affirme l’agronome Vincent Cloutier, directeur principal stratégie agriculture à la Banque Nationale.</p>



<p>Face aux turbulences des dernières semaines en lien avec les tarifs imposés par Donald Trump comme président des États-Unis et les contre-tarifs canadiens qui ont suivi, l’AQINAC a modifié le programme de son Rendez-vous laitier du 19 mars pour ajouter une conférence sur le sujet.</p>



<p>Le président du comité organisateur de l&rsquo;évènement, Marcel Lévesque de Lactech, explique en entrevue que c’est une demande qu’ils ont eue il y a deux semaines. Vincent Cloutier a été sollicité parce qu&rsquo;ils savaient qu&rsquo;il avait la capacité d’aborder la question dans un style dynamique.</p>



<p>«&nbsp;Message numéro un&nbsp;: prenons notre gaz égal. Je ne suis pas de ceux qui voient dans ces pressions un risque d’effritement ou d’effondrement du système de gestion de l’offre, pas pantoute&nbsp;», dit-il.</p>



<p>En fait, il voit dans ce qui semble une menace, une opportunité de parler du système de gestion de l’offre, de démontrer qu’elle s’inscrit dans un élan de patriotisme canadien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des attentes nébuleuses</h2>



<p>Vincent Cloutier explique que depuis la première annonce des tarifs, l’agenda a été modifié plusieurs fois et qu’on n’est pas certain que les tarifs annoncés pour le début avril ne seront pas modifiés. En fait, Vincent Cloutier se demande si Donald Trump le sait lui-même.</p>



<p>D’un côté, il rassure sur le fait que le Canada ne deviendra pas le 51<sup>e</sup> état en raison de «&nbsp;l’écrasante majorité&nbsp;» de Canadiens qui n’en veulent pas.</p>



<p>De plus, même si Trump évoque des subventions de 100 à 200 milliards de dollars, il n’en est rien. C’est tout au plus 30 milliards de dollars en raison du pétrole. Même le <em>Wall Street Journal</em> parle d’une guerre commerciale stupide.</p>



<p>En fait, le Canada n’est pas seul. «&nbsp;Donald Trump est en train d’isoler les États-Unis du reste du monde&nbsp;», dit-il en ajoutant que les dictateurs comme Xi Jinping et Vladimir Poutine s’en frottent les mains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Agriculture</h2>



<p>Le Canada est un des pays les plus dépendants des marchés d’exportation. «&nbsp;Il faut que ça sorte&nbsp;», dit Vincent Cloutier. «&nbsp;Si on est pris au cœur d’une guerre tarifaire, oui, ça pose un risque pour nous.&nbsp;» Le Canada est donc vulnérable.</p>



<p>Le Canada est importateur de maïs, même si le Québec et l’Ontario sont exportateurs. Vincent Cloutier ne s’attend pas à un gros changement à ce niveau, sauf une possible diminution des bases. Dans le soya toutefois, le pays exporte beaucoup plus, soit plus de 3 milliards de dollars, dont seulement 233 millions aux États-Unis.</p>



<p>Du côté veaux laitiers et vaches de réforme, plusieurs prennent le chemin des États-Unis, Vincent Cloutier s’attend à ce qu’il soit plus difficile d’exporter ces animaux vers les États-Unis. Or, les prix élevés des derniers mois avaient influencé le prix du lait. Cela avait amené la quasi-stagnation du prix du lait en février 2025.</p>



<p>«&nbsp;Ces forces-là pourraient bien s’exercer en force inverse dans les prochains mois. Qui sait?&nbsp;» pense Vincent Cloutier.</p>



<p>Il ajoute l’importance de faire attention dans les contre-tarifs mis en place par le Canada. «&nbsp;Il ne faudrait pas se tirer une balle dans le pied&nbsp;», dit-il.</p>



<p>D’ailleurs, le président-directeur général de l’AQINAC, Sébastien Lacroix, en a profité un peu plus tard dans la journée pour inciter les participants de la journée à consulter la liste d’exclusions de produits demandée par son organisation et de répondre au gouvernement canadien qui est en cours de consultation.</p>



<p>Après avoir rappelé que le secteur agricole américain est largement favorable à Donald Trump, Vincent Cloutier a continué sa conférence en démontrant à quel point les États-Unis est un important exportateur. Selon lui, il serait illusoire qu’il pourrait s’en tenir à ne subvenir qu’aux besoins intérieurs comme l’a dit Donald Trump.</p>



<p>«&nbsp;J’ai bien hâte de voir combien de temps le party va durer&nbsp;», dit Vincent Cloutier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La gestion de l’offre</h2>



<p>Au sujet de la gestion de l’offre, Vincent Cloutier explique que même si elle a été écorchée, elle a passé au travers des dernières décennies qui ont été des années de mondialisation. Malgré les accords commerciaux, elle est encore là.</p>



<p>«&nbsp;La gestion de l’offre est particulièrement de son temps&nbsp;», dit-il.</p>



<p>Selon lui, le prochain accord commercial avec les États-Unis ne renfermera pas de nouvelles concessions pour le marché du lait. De toute façon, le fruit n’est pas mûr pour une négociation. En fait, Donald Trump songe plus à faire du Canada le 51<sup>e</sup> état qu’à renégocier l’ACEUM.</p>



<p>Il ajoute que si, en 2016, le lobby laitier américain voulait un nouvel accès au marché canadien, sa volonté est maintenant d’avoir une meilleure répartition des octrois.</p>



<p>«&nbsp;Des nouveaux contingents, ce n’est pas le scénario de base, explique Vincent Cloutier. D’autant plus que les transformateurs américains courent après le lait. Le lait est actuellement à 24,10$US du 100 livres. En dollars canadien, c’est 77$CA de l’hectolitre. Je n’ai jamais vu dans ma carrière – de moins en moins jeune, un prix du lait aussi élevé que ça.&nbsp;»</p>



<p>Vincent Cloutier pense donc que la guerre tarifaire est peu menaçante pour la gestion de l’offre, même s’il peut y avoir certains impacts négatifs.</p>



<p>«&nbsp;Il faut regarder ça avec sang-froid, confiance et unité&nbsp;», dit-il.</p>



<p> À lire aussi:</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/machinerie/tarifs-douaniers-concessionnaires-equipements-agricoles-139399">Les tarifs douaniers ébranlent les </a><a href="https://www.lebulletin.com/machinerie/tarifs-douaniers-concessionnaires-equipements-agricoles-139399" target="_blank" rel="noreferrer noopener">concessionnaires</a><a href="https://www.lebulletin.com/machinerie/tarifs-douaniers-concessionnaires-equipements-agricoles-139399"> d’équipements agricoles</a></p>



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		<title>Solution pour assurer la survie de la luzerne à l&#8217;hiver</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/symbiose-luzerne-rhizobium-agit-survit-hiver-138976		 </link>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 18:31:12 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages et pâturages]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages]]></category>
		<category><![CDATA[luzerne]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Une étude québécoise a démontré l’importance de la symbiose entre la luzerne et la bactérie rhizobium pour assurer la survie de cette plante fourragère à l’hiver.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Une étude québécoise a démontré l’importance de la symbiose entre la luzerne et la bactérie rhizobium pour assurer la survie de cette plante fourragère à l’hiver.</p>



<p>La chercheuse d’Agriculture et agroalimentaire Canada Emmanuelle D’Amours a présenté les résultats d’un projet de recherche sur le sujet lors de la Journée d’information scientifique sur les bovins laitiers et les plantes fourragères à Drummondville du CRAAQ le 12 février 2025.</p>



<p>La luzerne est l’espèce fourragère la plus importante au Canada. Dans une relation symbiotique avec une bactérie, elle permet de fixer l’azote de l’air. Avec les changements climatiques, les risques de gels hivernaux seront de plus en plus importants.</p>



<p>L’équipe de recherche a évalué des combinaisons de six souches de bactéries avec deux populations de luzernes ayant des niveaux contrastés de tolérance au gel. Les tests ont eu lieu dans des chambres de croissance qui simulaient l’automne, l’hiver et le printemps. Les biomasses aériennes, racinaires et des nodules ont été mesurées avant l’acclimatation au froid et trois semaines après le stress de gel. Quatre associations luzerne/souche de rhizobium contrastées dans leur réponse au gel ont été identifiées.</p>



<p>Les métabolites de ces quatre associations ont été analysées dans les plantes, les nodules et les exsudats racinaires. Le but était de comprendre la contribution de chaque partenaire dans la réponse adaptative à l’acclimatation et à la désacclimatation. L’étude visait aussi à comprendre les interactions entre la plante et le rhizobium en sol froid.</p>



<p>La biomasse aérienne de la luzerne après l’exposition à un stress de gel était 35% plus élevée dans l’association la plus tolérante au gel que dans l’association la plus sensible au gel.</p>



<p>La recherche a démontré que la plante investit dans ses nodules et que la luzerne et le rhizobium jouent des rôles complémentaires pour assurer le regain après le gel. Les métabolites agissent comme un puits pour supporter l’acclimatation au froid et une source de réserves permettant le regain de la luzerne au printemps. Il est donc, important, selon Emmanuelle D’Amours, d’inclure des symbioses avec le rhizobium pour augmenter la tolérance aux stress des légumineuses.</p>



<p>À lire aussi:<br><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/racines-luzerne-expert-fourrager-agronome-136471">L&rsquo;importance des racines</a><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/racines-luzerne-expert-fourrager-agronome-136471" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/racines-luzerne-expert-fourrager-agronome-136471">de la luzerne</a><br><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/epandage-lisier-fumier-prairie-luzerne-dormance-trafic-134974" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Attention! Luzerne fragile</a><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/epandage-lisier-fumier-prairie-luzerne-dormance-trafic-134974">!</a><br><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/la-dormance-de-la-luzerne-et-les-coupes-automnales-135915">La dormance de la luzerne</a><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/la-dormance-de-la-luzerne-et-les-coupes-automnales-135915" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> et les coupes d&rsquo;automne</a><br><br></p>



<p></p>
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		<title>Après la collecte de données, l’analyse</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/laitplus/equipement-de-traite/apres-la-collecte-de-donnees-lanalyse-2-126944		 </link>
		<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 13:40:22 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Équipement de traite]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages et pâturages]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Système de traite, données de Lactanet, moniteurs d’activités, données économiques… Le nombre de données à la ferme est énorme. Voici des outils pour s'y retrouver.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/laitplus/equipement-de-traite/apres-la-collecte-de-donnees-lanalyse-2-126944">Après la collecte de données, l’analyse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Système de traite, données de Lactanet, moniteurs d’activités, données économiques… Le nombre de données à la ferme est énorme. Entre la traite des vaches, la santé préventive, la récolte des fourrages et toutes les autres activités quotidiennes de la ferme, les producteurs laitiers n’ont pas souvent le temps de regarder chacun des rapports.</p>



<p>C’est pourquoi les nouveaux outils développés pour les aider à analyser les données ont un grand potentiel sur les fermes et les fournisseurs de service le savent bien. Nous avons demandé à Purina, Shur-Gain et Sollio Agriculture de nous présenter ce qu’ils offrent comme outils pour les producteurs laitiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dairy Enteligen de Purina-Cargill</h2>



<p>Amélie Mainville, directrice pour l’Amérique du Nord de la nutrition et des services techniques laitiers chez Cargill a fait partie de l’équipe du développement du Dairy Enteligen. Marc-Antoine Guesthier est responsable de l’innovation laitière, donc de l’outil. C’est au Canada – où l’entreprise Cargill porte aussi le nom de Purina – que l’outil a été lancé en premier.</p>



<p>«&nbsp;Il y a vraiment deux niveaux au Dairy Enteligen&nbsp;», explique Amélie Mainville. L’application mobile s’installe sur le téléphone intelligent ou la tablette du conseiller dans le but de conseiller le client lors de ses visites à la ferme.</p>



<p>Les données qu’on y trouve sont celles des équipements à la ferme, comme le système de traite et le système d’alimentation, mais aussi celles de Lactanet et aussi d’autres données comme les résultats du test de taille des particules de l’ensilage de maïs (Penn State), l’état de chair ou la locomotion.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="537" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/Enteligen-rapports-750x537.png" alt="" class="wp-image-126946" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/Enteligen-rapports-750x537.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/Enteligen-rapports-768x550.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/Enteligen-rapports-230x165.png 230w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/Enteligen-rapports.png 1276w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Voici un exemple d’indicateurs générés par le Dairy Enteligen.<br>Image: Cargill</figcaption></figure>



<p>Le deuxième niveau, c’est le Dairy Enteligen Premium, un logiciel qui s’installe sur l’ordinateur de la ferme. Sans que le producteur n’ait à s’en occuper, le logiciel collecte des données de la ferme.</p>



<p>Purina-Cargill s’en sert ensuite pour générer des rapports qui sont envoyés au producteur aux deux semaines ou aux mois. «&nbsp;Les conseillers vont suivre ces rapports-là aux semaines, ce qui leur permet de réagir plus rapidement&nbsp;», explique Marc-Antoine Guesthier.</p>



<p>Dès qu’ils détectent un élément qui nécessiterait une intervention de la part du producteur, ils contactent et discutent avec lui. «&nbsp;Nos clients aiment beaucoup l’historique à la ferme&nbsp;», ajoute Amélie Mainville. Ainsi, le producteur peut comparer ses résultats actuels avec ceux de l’an dernier et ceux d’il y a deux ans.</p>



<p>Actuellement, Dairy Enteligen et le Dairy Enteligen Premium sont offerts gratuitement aux clients Purina. Il sont aussi offerts pour un essai gratuit de trois mois pour les producteurs qui ne sont pas clients. «&nbsp;On leur montre la <em>plus value</em>, dit Amélie Mainville. C’est rare que l’outil va être désinstallé.&nbsp;»</p>



<p>Les rapports peuvent être partagés entre le concessionnaire, le producteur et les autres intervenants de la ferme. Les données encryptées sont stockées dans un serveur sécurisé.</p>



<p>Marc-Antoine Guesthier explique que les données restent la propriété du producteur. Dès qu’il cesse d’être client Purina ou qu’il décide de désinstaller le logiciel, les données sont tout simplement supprimées du système. «&nbsp;Chez Cargill, on est des grands croyants des données qui appartiennent au producteur&nbsp;», explique Marc-Antoine Guesthier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aleop chez Shur-Gain</h2>



<p>Développé au Québec par le Centre d’expertise en gestion agricole (CEGA), Aleop est un assistant administratif sur le Web. C’est d’abord un outil comptable mais lorsque le producteur est client chez Shur-Gain, il a accès à des indicateurs qui sont développés spécifiquement pour les clients Shur-Gain, selon les explications de Richard Lizotte, directeur du groupe ruminant de l’Est du Canada chez Shur-Gain.</p>



<p>Mais puisqu’Aleop n’appartient pas à Shur-Gain, c’est avec Aleop que le producteur prend entente. Il achète le scanner qui permet de lire les données sur les factures du client et qui les classe dans les bons fichiers informatiques.</p>



<p>Il s’abonne aussi au service et installe le logiciel Siga Finance. Les factures de l’entreprise agricole sont entrées au fur à mesure et des rapports sont générés en temps réel. «&nbsp;C’est les données du producteur. C’est en temps réel, robuste et incontestable. Il ne peut pas nous dire comme fournisseur&nbsp;: “T’as arrangé les chiffres!”&nbsp;», dit Richard Lizotte.</p>



<p>Les données appartiennent toujours au producteur et sont entreposées dans les serveurs d’Aleop qui sont au Québec. C’est le producteur qui décide si Shur-Gain a accès ou non aux données.</p>



<p>En fait, en s’abonnant à Aleop, le producteur laitier informe Aleop qu’il est client Shur-Gain. Il a alors accès aux indicateurs Shur-Gain. Il a alors trois choix&nbsp;: garder les données pour lui, partager les indicateurs avec son conseiller Shur-Gain ou permettre à Shur-Gain d’avoir accès à ses certaines données brutes de production.</p>



<p>Lorsqu’il autorise son conseiller à recevoir les indicateurs Shur-Gain, le conseiller peut alors les utiliser pour aider le producteur à prendre des décisions à la ferme.</p>



<p>Si le producteur autorise Aleop à transmettre certaines données brutes à Shur-Gain, ces données sont mises en commun avec les autres entreprises laitière pour générer des comparatifs de groupe. Cela permet au producteur de se comparer aux autres producteurs laitiers qui ont aussi permis le partage des données. Comparativement aux analyses de groupes habituelles qui sont souvent disponibles une fois par année, le producteur peut se comparer en temps réel.</p>



<p>Richard Lizotte explique qu’il y a huit indicateurs. Les plus utilisés sont la production de gras par vache par jour, la marge alimentaire après coût d’alimentation, cette même marge, mais standardisée, et finalement, l’efficacité alimentaire, soit le lait produit avec l’alimentation de la ferme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ag Connection de Sollio Agriculture</h2>



<p>Ag Connection est la grande plateforme de Sollio Agriculture. Elle offre plusieurs volets, pas seulement la production laitière. Les productions végétales sont le grand secteur de cette plateforme.</p>



<p>C’est aussi une plateforme transactionnelle où l’on retrouve notamment les factures des coopératives, mais aussi d’autres informations, comme les résultats d’analyse de fourrages ou de sol.</p>



<p>«&nbsp;Le premier module, c’est le portail&nbsp;», explique Chafki Saad, vice-président numérique, technologies de l’information et projets. «&nbsp;C’est comme Accès D de Desjardins, dit-il. Les gens se connectent avec leur nom d’utilisateur et leur mot de passe.&nbsp;»</p>



<p>Le producteur peut alors consulter les derniers rapports ou utiliser l’outil de recherche pour retrouver, par exemple, toutes les factures concernant l’achat d’un produit spécifique. «&nbsp;Le producteur peut voir tout ce qu’il veut&nbsp;», dit Chafki Saad.</p>



<p>Sa coopérative a accès au portail du client et peut voir, par exemple, si le membre a besoin de moulée. Elle lui envoie alors un texto qui lui demande s’il veut qu’on lui livre de la moulée. Le producteur n’a qu’à cliquer «&nbsp;oui&nbsp;» et la moulée sera livrée. La plateforme minimise beaucoup les contacts.</p>



<p>Le deuxième module, c’est la ferme intelligente. C’est un outil pour les grandes cultures qui permet notamment d’avoir toutes les images satellites de la ferme. Puisqu’elles ont aussi des champs, les entreprises laitières utilisent aussi ce volet cultures.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="434" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/lactascan-4-750x434.png" alt="" class="wp-image-126947" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/lactascan-4-750x434.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/lactascan-4-768x444.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/lactascan-4-235x136.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/05/lactascan-4.png 1280w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lactascan est le module dédié spécifiquement à la production laitière dans Ag Connection. On y retrouve des indicateurs de production.<br>Photo: Sollio Agriculture </figcaption></figure>



<p>Les résultats d’analyse de sol sont envoyés par le laboratoire directement dans le portail du client grâce à des ententes que Sollio Agriculture a conclues avec les principaux laboratoires de la province.</p>



<p>Le troisième module, c’est le Lactascan. Il s’agit d’un outil d’analyse des données. Chaque mois, la coopérative envoie un rapport d’analyse des données de l’entreprise dans le portail du producteur membre. Ce rapport est analysé par le conseiller du producteur.</p>



<p>Avant même d’aller chez le producteur, le conseiller a des indicateurs de performances de l’entreprise, comme la marge brute. Les décisions peuvent donc être prises en fonction de données précises et non pas uniquement sur des intuitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des données de plus en plus convoitées</h2>



<p>De plus en plus de joueurs de l’industrie agricole s’intéressent aux données de la ferme. «&nbsp;La collecte de données, ça devient le nerf de la guerre pour développer des outils technologiques&nbsp;», explique l’analyste en valorisation des données chez Lactanet, René Lacroix.</p>



<p>Les fermes laitières sont munies de systèmes de traite, de capteurs de température ou d’humidité, de caméras, de détecteurs d’activités et bien d’autres. Tous ces équipements ont un but&nbsp;: collecter le plus de données possibles. Et qui dit données, dit algorithmes de plus en plus sophistiqués.</p>



<p>Pour mieux comprendre la situation, Lactanet et Les Producteurs de lait du Québec ont mandaté le groupe CIRANO pour faire une étude sur les données disponibles à la ferme et les échanges entre organisations. Le rapport est attendu d’ici quelques semaines.</p>



<p>Lactanet s’intéresse aussi à l’intelligence artificielle, des algorithmes qui apprennent de leurs erreurs. Un projet est même prévu. Une demande de subvention a été déposée, mais impossible d’en savoir plus tant que les subventions n’ont pas été confirmées.</p>



<p>«&nbsp;Mais c’est clair qu’on doit s’en aller vers ça&nbsp;», dit René Lacroix qui a étudié en intelligence artificielle il y a 20 ans. «&nbsp;J’ai pu voir l’intérêt, puis la dégringolade de l’intérêt pour l’intelligence artificielle&nbsp;», dit-il. Mais le regain de popularité semble définitif.</p>
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		<title>Tirez-vous le maximum de vos analyses de fourrages?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/tirer-le-maximum-de-ses-analyses-de-foin-126363		 </link>
		<pubDate>Fri, 21 Apr 2023 17:23:41 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages et pâturages]]></category>
		<category><![CDATA[analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Foin]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages]]></category>
		<category><![CDATA[production laitière]]></category>
		<category><![CDATA[récoltes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=126363</guid>
				<description><![CDATA[<p>Les analyses de fourrages renferment une foule d'informations pertinentes. L'agronome Jean-Philippe Laroche de Lactanet les explique.</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Que faites-vous de vos analyses de fourrages lorsque vous les recevez? Faites-vous comme certains et les classez-vous immédiatement dans vos dossiers ou si vous les analysez? On y retrouve pourtant une foule d’informations pertinentes pour votre troupeau.</p>



<p>L’agronome Jean-Philippe Laroche, expert en production laitière – nutrition et fourrages chez Lactanet, a expliqué ces précieuses analyses lors d’un<a href="https://youtu.be/L0H2ZOrQdZY" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> webinaire le 19 avril 2023</a>. Il a démontré, point par point, les aspects à regarder dans une analyse de fourrages. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Qualité optimale de la récolte</h2>



<p>La qualité optimale de la récolte s’évalue par trois aspects&nbsp;: la maturité des plantes, le niveau de matière sèche et la contamination par le sol. La fibre détergent acide (ADF) doit être autour de 30% pour les vaches bonnes productrices. «&nbsp;C’est l’indicateur par excellence pour la maturité de récolte, dit Jean-Philippe Laroche. Si on récolte notre fourrage au bon moment de maturité, tout le reste va suivre.&nbsp;» Il y aura alors davantage de sucres, de protéines et de gras. Parfois, les producteurs récoltent plus tard pour avoir plus de fibres dans la ration. Toutefois, en ayant un fourrage plus jeune, il est possible d’en mettre davantage dans la ration et la vache. Finalement, la vache en consommera autant dans sa ration qu’avec un fourrage récolté plus tard avec un coût des concentrés moindres.&nbsp;</p>



<p>Pour avoir une qualité optimale de récolte, Jean-Philippe Laroche prône la technique du «&nbsp;vite et lent&nbsp;». En début de saison, le rendement est élevé et la qualité diminue rapidement. Alors, on récolte tôt. En fin de saison, le rendement est plus faible et la qualité pardonne davantage. Il est alors possible de laisser la plante épier ou fleurir pour aider la plante à se refaire des réserves sans trop affecter la qualité.</p>



<p>La matière sèche ne devrait jamais être inférieure à 30%. C’est pourtant le cas de 7% des analyses reçues au laboratoire de Lactanet. Le taux de matière sèche doit aussi être adapté au système d’entreposage. Un fourrage trop humide crée des écoulements de jus riches en nutriments et il s’agit d’un environnement idéal pour les mauvaises bactéries. S’il est trop sec, il y a une mauvaise compaction et une présence d’oxygène (risque de chauffage).&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="230" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-le-2023-04-19-a-12.30.24-750x230.png" alt="" class="wp-image-126366" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-le-2023-04-19-a-12.30.24-750x230.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-le-2023-04-19-a-12.30.24-768x236.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-le-2023-04-19-a-12.30.24-235x72.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-le-2023-04-19-a-12.30.24.png 1492w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Source: Lactanet</figcaption></figure>



<p>La contamination par le sol ne devrait pas être supérieure à 10%. C’est pourtant 18% des analyses de fourrages qui contiennent trop de cendres. Les cendres n’apportent pas d’énergie en plus d’être source de mauvaises bactéries. Un taux élevé de cendres diminue la performance des animaux et augmente le risque de mauvaise fermentation. Pour le réduire, il faut réduire la contamination par le sol en haussant la barre de coupe à 10 centimètres ou 4 pouces. De plus, des andains larges, le choix des équipements et l’ajustement des équipements aident à réduire les cendres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qualité de l’entreposage</h2>



<p>La qualité de l’entreposage se mesure par trois aspects&nbsp;: la qualité de la fermentation, la stabilité de la fermentation et le chauffage. Sur l’analyse, la qualité de fermentation est identifiée, s’il y a lieu, par les données de profil de fermentation («&nbsp;rapport acide lactique/acides totaux&nbsp;», «&nbsp;acide acétique&nbsp;» et «&nbsp;acide butyrique&nbsp;») et par l’ammoniac (N-NH<sub>3</sub>). L’acide lactique/acides totaux doit être d’au moins 65% parce que c’est l’acide le plus efficace pour baisser le pH de l’ensilage. L’acide acétique doit être de moins de 3%. La présence d’acide butyrique n’est pas souhaitable, mais il est possible d’en tolérer jusqu’à 0,3%. Il y a 17% des échantillons qui dépassent ce seuil. L’ammoniac ne devrait pas représenter plus de 15% de la protéine brute. Si ce nombre est plus élevé, cela signifie que la protéine brute a été dégradée par les mauvaises bactéries. Cela peut avoir un impact négatif sur les coûts d’alimentation.&nbsp;</p>



<p>Une mauvaise fermentation coûte cher parce qu’il y a une perte de matière sèche et de nutriments. Cela diminue aussi la qualité des protéines, rend les fourrages moins appétants et apporte parfois des problèmes de santé chez les animaux. Trois causes peuvent être à la source d’une mauvaise fermentation&nbsp;: la contamination excessive par des mauvaises bactéries, un ensilage trop humide ou un pH élevé trop longtemps.&nbsp;</p>



<p>Un entreposage rapide après la fauche permettra de conserver les sucres. Il y a quatre règles de base pour bien réussir la récolte d’un ensilage riche en sucres&nbsp;: il faut du soleil, une hauteur de fauche à 10 centimètres (4 pouces), sans conditionner et avoir des andains de plus de 80% de la largeur de la barre de coupe. Des andains larges permettront de faire sécher le fourrage rapidement grâce à l’action du soleil. Le conditionneur nuit parce qu’il réduit la capacité de séchage de l’herbe en andains larges tout de suite après la fauche, alors que le foin sec bénéficie de l’action du conditionneur puisque le fourrage est plus sec.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’utilisation d’inoculants homofermentaires permet de réduire de façon importante les pertes de matière sèche. Jean-Philippe Laroche le recommande à tous les clients qui font de l’ensilage d’herbes à moins de 50% de matières sèches. Cependant, il n’y a pas d’avantages avec l’ensilage de maïs, car c’est un ensilage qui fermente bien naturellement.&nbsp;</p>



<p>La stabilité de l’ensilage dépend du niveau de matière sèche. Pour sa part, le chauffage s’évalue par le PB-ADF qui doit être de moins de 10%. Ce sont 11% des échantillons qui ont chauffé. Le chauffage survient lorsque de l’oxygène est réintroduite dans l’ensilage, ce qui peut amener une perte de contrôle. Jean-Philippe Laroche recommande de vérifier si l’ensilage chauffe par&nbsp;: mauvaise compaction, ensilage exposé trop longtemps, étanchéité du silo non optimisé, face du silo non uniforme, taux de reprise insuffisant et transfert d’ensilage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Carences en minéraux</h2>



<p>Les minéraux permettent de valider la fertilisation. Bien que très rares dans les fourrages, les carences en soufre sont de plus en plus fréquentes dans la luzerne. Cela entraîne une baisse de rendement et une baisse de protéines brutes.</p>



<p>En résumé, le tableau suivant montre les analyses recommandées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="183" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-le-2023-04-19-a-13.31.29-750x183.png" alt="" class="wp-image-126367" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-le-2023-04-19-a-13.31.29-750x183.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-le-2023-04-19-a-13.31.29-768x187.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-le-2023-04-19-a-13.31.29-235x57.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-le-2023-04-19-a-13.31.29-1536x374.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-le-2023-04-19-a-13.31.29.png 1920w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption"> Source: Lactanet</figcaption></figure>



<p>Il est possible de voir ou revoir le webinaire sur la page YouTube et Facebook de Lactanet en cliquant <a href="https://youtu.be/L0H2ZOrQdZY" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</p>
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		<title>10 stratégies pour des systèmes fourragers adaptés aux changements climatiques</title>

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		https://www.lebulletin.com/cultures/10-strategies-resilience-systemes-fourragers-changements-climatiques-125231		 </link>
		<pubDate>Fri, 17 Feb 2023 18:30:06 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages et pâturages]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>La chercheuse Marie-Noëlle Thivierge, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, a ciblé 10 stratégies permettant d’améliorer la résilience des systèmes fourragers et de faciliter l’adaptation aux changements climatiques sous nos conditions.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/10-strategies-resilience-systemes-fourragers-changements-climatiques-125231">10 stratégies pour des systèmes fourragers adaptés aux changements climatiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Les changements climatiques apporteront à la fois des opportunités et des défis pour les cultures fourragères. Pour pouvoir s’y adapter, il faut les connaître.</p>



<p>La chercheuse Marie-Noëlle Thivierge, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, spécialisée en plantes fourragères, a fouillé la recherche scientifique, ce qui lui a permis de cibler 10 stratégies permettant d’améliorer la résilience des systèmes fourragers et de faciliter l’adaptation aux changements climatiques sous nos conditions climatiques. </p>



<p>Les résultats ont été publiés dans le chapitre 7 portant sur les changements climatiques et les systèmes fourragers du nouveau <em>Guide de production – plantes fourragères</em> édité par le CRAAQ. La chercheuse les a présentés lors de la Journée d’information scientifique sur les bovins laitiers et les plantes fourragères organisée par le CRAAQ qui a eu lieu à Drummondville le 8 février 2023.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1- Gestion des coupes</h2>



<p>Les changements climatiques prolongeront la saison de paissance. Il faudra ajuster la gestion des coupes en conséquence. Il faudra éviter la coupe d’automne des mélanges luzerne et graminées parce qu’elle n’apporte aucun avantage.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">2- Rehausser la hauteur de coupe</h2>



<p>Sous des conditions futures plus chaudes et sèches en été, il faudra envisager faucher à une hauteur de 10 cm. À l’automne, une végétation entre 20 et 25 cm de hauteur permettrait de maintenir un bon couvert de neige, ce qui protège les plantes du froid. Si la coupe d’automne est nécessaire, il faudrait faucher à une hauteur de 15 cm.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3- Choix des espèces et cultivars</h2>



<p>Pour bénéficier des avantages des différentes plantes fourragères et en limiter les inconvénients, des mélanges d’espèces sont bénéfiques. La fléole des prés performera moins bien en été. La fétuque élevée combinée à la luzerne devrait offrir la plus grande augmentation de rendement en climat du futur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4- Ajustement de la fertilisation</h2>



<p>Avec une augmentation de la production fourragère, il faut envisager une augmentation de la fertilisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5- Surveillance des ravageurs/indésirables</h2>



<p>La pression des insectes, maladies et mauvaises herbes risque de s’accroître. Il faudra une vigilance accrue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">6- Mélanges d’espèces</h2>



<p>Selon Marie-Noëlle Thivière, le mélange d’espèces représente la stratégie la plus courante dans la littérature pour la résilience aux changements climatiques. Ce mélange permet de fournir un meilleur rendement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">7- Agroforesterie (haies brise-vent et culture intercalaire avec arbres)</h2>



<p>La présence d’arbres sous forme de haies brise-vent ou de cultures intercalaires avec arbres offre plusieurs avantages&nbsp;: limiter la vitesse du vent, augmenter l’humidité de l’air, diminuer l’évapotranspiration et favoriser le couvert de neige.</p>



<h2 class="wp-block-heading">8- Diversification des cultures fourragères</h2>



<p>La diversification des cultures fourragères sur une même entreprise permet de décroître la vulnérabilité de l’entreprise face aux faibles rendements d’une culture pour une année donnée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">9- Augmenter la quantité de fourrages en inventaire</h2>



<p>Pour être moins susceptible aux pénuries causées par les perturbations climatiques et pour limiter le recours à l’achat, il peut être souhaitable de conserver davantage de fourrages en inventaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">10- Santé des sols</h2>



<p>Le sol est une des meilleures ressources pour atténuer les effets des perturbations climatiques et augmenter la résilience des systèmes de cultures.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="622" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/02/IMG_1469-Marie-Noelle-Thivierge-750x622.jpg" alt="" class="wp-image-125233" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/02/IMG_1469-Marie-Noelle-Thivierge-750x622.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/02/IMG_1469-Marie-Noelle-Thivierge-768x637.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/02/IMG_1469-Marie-Noelle-Thivierge-199x165.jpg 199w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/02/IMG_1469-Marie-Noelle-Thivierge-1536x1273.jpg 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/02/IMG_1469-Marie-Noelle-Thivierge.jpg 1707w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">La chercheuse Marie-Noëlle Thivierge d&rsquo;Agriculture et Agroalimentaire Canada, a présenté les fruits de sa recherche lors de la Journée d’information scientifique sur les bovins laitiers et les plantes fourragères organisée par le CRAAQ.</figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/10-strategies-resilience-systemes-fourragers-changements-climatiques-125231">10 stratégies pour des systèmes fourragers adaptés aux changements climatiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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