2002-2005 : Apport appréciable de l’industrie bioalimentaire à l’enrichissement du Québec

Québec (Québec), 9 mars 2007 – Durant la période 2002-2005, le produit intérieur brut (PIB) de l’industrie bioalimentaire du Québec affiche une croissance modérée. En effet, cette industrie montre une progression annuellemoyenne de 1,2 % durant la période, et atteint en 2005 un sommet de14,4 milliards de dollars. L’industrie bioalimentaire s’approprie tout de même6,5 % de la richesse générée par toutes les ressources économiquesquébécoises.

Parmi les secteurs qui composent la filière bioalimentaire, les secteursdu commerce de détail des aliments et boissons (+ 416,2 millions de dollars),de la culture et élevage (+ 287,7 millions) et des services de restauration etde débits de boissons (+ 206,2 millions) montrent les progressions les plusmarquées. Par ailleurs, les secteurs de la fabrication de boissons et de tabac(- 340,3 millions de dollars) et de la fabrication des aliments(- 60,7 millions) émoussent la progression de l’ensemble de l’industrie. C’estce que révèle la publication conjointe du ministère de l’Agriculture, desPêcheries et de l’Alimentation du Québec et de l’Institut de la statistique duQuébec intitulée Profil sectoriel de l’industrie bioalimentaire au Québec,édition 2006.

Croissance soutenue de la valeur de la production totale de l’agriculture
Entre 2002 et 2005, la production totale de l’agriculture, qui représentela valeur de la production brute du secteur agricole, enregistre unecroissance annuelle moyenne de 3,4 %, ce qui l’amène à 7,3 milliards dedollars en 2005. Durant cette période, la part relative des ventes aux autressecteurs représente en moyenne 75,5 % de la production agricole totale. Lesproduits animaux et dérivés rassemblent 73,3 % de ces ventes aux autressecteurs, tandis que les produits d’origine végétale comptent pour 26,7 %. Lesventes des productions animales aux autres secteurs sont constituéesprincipalement des produits laitiers (44,3 %), de la viande de porc (26,7 %)et de la volaille (12,6 %). Les principaux produits d’origine végétale vendussont le mais-grain (21,4 %), les légumes frais et de transformation (16,0 %)et les produits de la floriculture (10,4 %).

La valeur de production totale de l’agriculture correspond aux recettesmonétaires auxquelles sont ajoutés les ventes de produits agricoles aux autresexploitations agricoles, les revenus du travail à forfait, les remisesgouvernementales, les loyers de terres agricoles payés aux exploitantsagricoles, le revenu en nature et la valeur de la variation des stocks.

Suivant la tendance observée en matière de production, les dépensestotales au titre des produits agricoles augmentent sur l’horizon 2002-2005. Eneffet, elles passent de 4,6 à 5,2 milliards de dollars, soit une progressionannuelle moyenne de 4,4 %. Ces dépenses totales sont constituées des dépensesau titre des intrants achetés hors du secteur agricole (75,3 %) et auprès desautres exploitations agricoles (24,7 %). Au cours de la période, la croissanceannuelle moyenne des dépenses au titre des produits achetés a évolué de lafaçon suivante : les achats d’intrants à la ferme (- 0,9 %), les achatsd’intrants manufacturés (5,0 %), les achats d’autres intrants (5,8 %) et lesdépenses auprès des autres exploitations (8,2 %).

Baisse des investissements dans le secteur bioalimentaire
En marge de la croissance annuelle moyenne observée dans lesinvestissements de l’ensemble de l’économie québécoise (+ 7,3 %), les dépensesen immobilisation de l’industrie bioalimentaire chutent de 3,7 % au cours dela période 2002-2005. Le secteur manufacturier des aliments et boissonsenregistre la plus forte baisse (- 19,3 %). Un recul des investissementss’observe également dans les secteurs de l’agriculture (- 7,0 %) et ducommerce de gros (- 4,4 %). Nonobstant cette baisse, les investissementscroissent dans les secteurs de la restauration (+ 29,0 %), des pêches etpiégeage (+ 8,5 %) et du commerce de détail (+ 5,9 %). Entre 2002 et 2005, lesdépenses annuelles en immobilisation de l’industrie bioalimentaire atteignent2,2 milliards de dollars en moyenne, soit 4,8 % de l’investissement global àl’échelle du Québec.

Croissance de l’emploi dans l’industrie bioalimentaire supérieure à la moyenne provinciale
Durant la période 2002-2005, l’emploi dans l’industrie bioalimentaireaffiche une croissance annuelle moyenne (+ 1,6 %) supérieure à celle qu’onobserve dans l’ensemble de l’économie (+ 1,4 %). Parmi les secteurs quicomposent cette industrie, c’est celui du commerce de détail qui enregistre laplus forte croissance, soit 5,5 %. Par ailleurs, l’industrie bioalimentairegénère 21 300 emplois entre 2002 et 2005, soit 12,2 % de la création d’emploisau Québec. Les secteurs qui contribuent le plus à la progression de l’emploiau sein de cette industrie sont ceux du commerce de détail (18 800 emplois) etde la restauration (7 300 emplois). En 2005, les emplois liés à l’industriebioalimentaire s’élèvent à 460 800, soit 12,4 % du nombre observé dansl’ensemble de l’économie. C’est le secteur de la restauration qui occupe lepremier rang avec 36,5 % des emplois détenus dans le bioalimentaire en 2005.Suivent les secteurs du commerce de détail (27,6 %), des aliments, boissons ettabac (15,6 %), de l’agriculture (13,2 %), du commerce de gros (6,3 %) et despêches (0,8 %).

Diversification des échanges internationaux
Au cours de l’année 2005, le Québec écoule sur les marchés internationauxdes produits agricoles et alimentaires d’une valeur de 3,8 milliards dedollars, soit une progression annuelle de 2,2 % entre 2002 et 2005. Encontrepartie, le Québec obtient de ses fournisseurs internationaux desproduits agricoles et alimentaires d’une valeur totale de 3,5 milliards dedollars. L’excédent des exportations sur les importations s’élève donc à 345millions de dollars.

Durant la période 2002-2005, le Québec accroît la part de ses échangescommerciaux hors des Etats-Unis et du Mexique. Effectivement, la part relativedu commerce de produits bioalimentaires avec l’Union européenne, le Japon etles autres pays gagne du terrain en matière d’exportations (de 25,6 % à36,5 %) et d’importations (de 69,3 % à 77,8 %).

L’Institut de la statistique du Québec produit et diffuse une informationstatistique pertinente, fiable et actuelle sur l’évolution socioéconomique duQuébec et de la société québécoise. Il constitue le lieu privilégié deproduction et de diffusion de l’information statistique officielle pour lesministères et organismes du gouvernement, et il est responsable de toutes lesenquêtes d’intérêt général.

Données sur Internet
Les données les plus récentes sont accessibles sur le site Web del’Institut de la statistique du Québec à l’adresse suivante :www.stat.gouv.qc.ca. Par ailleurs, les données historiques et la cartographiesont consultables dans la Banque de données des statistiques officielles surle Québec à l’adresse suivante : www.bdso.gouv.qc.ca.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Institut de la statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/agricult/index.htm

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