Agriculture et biodiversité

En France, les agriculteurs dédient actuellement 3% de leurs superficies à la préservation de la biodiversité. Ils y sont obligés, sous peine de ne pas pouvoir toucher les aides de l’État, nous apprend le journal Le Monde.

Dès janvier 2013, les propriétaires terriens français devront soustraire de leurs terres en production, l’équivalent de 4% de leurs terrains pour y planter des arbustes ou laisser place à une mare.

En 2014, avec l’entrée en vigueur de la réforme de la Politique agricole commune (PAC) européenne, 7% des terrains devront être consacrés aux «surfaces à intérêt écologique», ce qui inclut les bandes riveraines et les terres en jachère.

Cette conservation rejoint plusieurs objectifs. Le plus évident semble bien sûr d’offrir davantage d’espaces aux plantes et animaux des campagnes. Mais il y a plus. Ces habitats autorisent un meilleur stockage de l’eau dans le sol, préviennent l’érosion (et le lessivage des nutriments ajoutés aux terres) dans les cours d’eau, tout en servant d’abri aux prédateurs des rongeurs et insectes menaçant les cultures.

Cheptels diversifiés

Les agriculteurs contribuent d’une autre façon à la préservation de la biodiversité, nous apprend un communiqué de la FAO émis le 24 octobre. Ils sont de plus en plus enclins à diversifier leurs cheptels et à préserver la grande richesse des multiples races d’élevage.

Ainsi, on compte 80 pays dans le monde ayant appliqué le «Plan d’action mondial sur les ressources zoogénétiques».

Les plus fortes progressions de la biodiversité des cheptels ont été constatées dans les pays développés, note la FAO.

« […] les pays […] ont commencé à mettre en œuvre environ la moitié des mesures convenues dans le Plan d’action. Elles concernent entre autres l’établissement de mécanismes de conservation, de recensements du cheptel et la mise au point de politiques et de cadres juridiques sur la biodiversité des animaux de ferme », a expliqué la responsable du Service de ressources génétiques animales de la FAO, Irène Hoffmann.

Selon les données les plus récentes, environ 22% des races d’élevage seraient encore menacées d’extinction.

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