Agriculture : les consommateurs français face aux différents labels de qualité

Paris (France), 26 février 2004 – Face aux crises sanitaires alimentaires de ces dernières années, les labels qualité ont le vent en poupe. A l’occasion du Salon de l’agriculture, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) a mesuré la pertinence et la crédibilité de ces différents repères de qualité.

« Le consommateur n’est en mesure de connaître ni le niveau de qualité des produits, ni la véracité des informations sur les caractéristiques de ceux-ci lors de l’achat », constate l’INRA dans une étude publiée dans l’édition de janvier-février de sa revue « Presse Info ». « Le marquage des produits par des signaux de qualité (marques, appellations origine contrôlée, logos et appellations diverses) constitue une réponse à ce problème ».

Les chercheurs de l’INRA ont donc étudié la façon dont les consommateurs tirent profit des « raccourcis d’information » que constituent les signaux de qualité portés sur les produits. Et d’en conclure que, « sur le plan de la pertinence, la situation des différentes certifications officielles est contrastée ».

L’appellation d’origine contrôlée
L’AOC constitue un signal de qualité pertinent: « la notion de terroir fait sens pour les consommateurs français » (moins dans le reste de l’Europe), soulignent les auteurs de l’étude. Cependant, cette appellation est concurrencée par des marques d’enseigne qui, elles aussi, mettent en scène l’image de la tradition ou du produit local.

Le Label Rouge
Ce label est un signal dont la pertinence est avérée depuis près de 20 ans dans le secteur des volailles. « Les récentes crises de confiance sanitaire l’ont confirmé, mais son extension hors de ce secteur et à l’étranger demeure très limitée », note l’INRA.

Le logo AB, Agriculture biologique
Ce logo est un signal de qualité dont la pertinence dépasse la définition officielle, remarquent les chercheurs de l’institut. Ainsi, « il n’est pas considéré seulement comme signalant le respect de l’environnement, il est aussi porteur de valeur sanitaire et nutritionnelle », alors que sur ce dernier aspect sa pertinence est variable.

La Certification de conformité de produit (CCP)
Dernière en date des certifications officielles (créée en 1990), elle a offert un outil de crédibilité très utilisé dans les secteurs alimentaires les plus touchés par les crises de confiance, la viande bovine en premier lieu. En revanche, sa pertinence est limitée, s’effaçant derrière la réputation des marques.

D’une manière générale, les produits portant des certifications officielles de qualité présentent un degré élevé de crédibilité pour les consommateurs, selon l’INRA. Sur le marché, ils résistent mieux que les produits « anonymes » aux crises de confiance alimentaire et ils peuvent même en tirer profit.

Source : AP

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Institut national de la recherche agronomique (INRA)
http://www.corse.inra.fr/

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