Aide de 460 millions de $ destinée à l’industrie bovine

Ottawa (Ontario), 18 juin 2003 – Les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de l’Agriculture ont annoncé un programme national d’aide temporaire afin que l’industrie bovine du Canada poursuive ses activités alors que les frontières sont fermées. Les ministres ont convenu que la réouverture de la frontière américaine constituait la priorité numéro un. Dès qu’un avis sera émis pour la réouverture des frontières, ils se rencontreront immédiatement pour examiner les conditions durant la période d’ajustement et déterminer d’autres mesures nécessaires, le cas échéant, pour faciliter le mouvement continu du bétail.

Les mesures proposées contribueront à contrebalancer les répercussions de la fermeture des frontières à la suite de la découverte d’une vache atteinte de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) en Alberta. Le gouvernement fédéral et les provinces et territoires participants se partageront le coût des mesures selon la base 60-40. La série de mesures comporte deux éléments clés :

Les producteurs recevront des paiements pour les bovins qui leur appartenaient depuis le 20 mai 2003 et qui ont depuis été vendus pour l’abattage au Canada. Une telle aide vise à indemniser les producteurs lorsque le prix des bovins tombe en bas d’un prix de référence, fondé sur la valeur marchande aux États-Unis. Les paiements seront calculés selon une échelle progressive, ce qui signifie une augmentation du soutien gouvernemental fondée sur la diminution du prix moyen (voir le Tableau 1). Le pourcentage de la contribution des gouvernements baisse à mesure que le prix diminue, ce qui incite fortement les producteurs à vendre au meilleur prix possible. Les producteurs d’autres ruminants seront aussi admissibles aux paiements. Les détails précis du programme seront annoncés sous peu.

Les gouvernements offriront aussi aux entreprises de transformation de l’argent pour les inciter à vendre ou à retirer du système l’excédent de coupes de viande produites après le 20 mai. Ces coupes sont très peu en demande sur le marché intérieur et sont habituellement exportées. Ceci libérera de l’espace d’entreposage et permettra aux établissements de transformation de fonctionner à plus forte capacité en vue de desservir le marché national.

Le marché des États-Unis et tous les autres principaux marchés d’exportation du Canada en ce qui concerne la viande de boeuf et les bovins sont fermés depuis le 20 mai en raison de la détection de l’ESB chez une vache. Le Canada exporte environ 60 pour cent de sa production annuelle totale de viande de boeuf et de bovins vivants. Bien qu’aucun autre cas d’ESB n’ait été détecté à la suite des épreuves approfondies réalisées, les marchés demeurent fermés, ce qui crée des réserves de boeuf et de bovins qui augmentent continuellement.

Les mesures seront en place jusqu’à la réouverture de la frontière américaine aux produits du boeuf, ou jusqu’à ce que les 900 000 animaux environ qui se trouvaient dans des parcs d’engraissement le 20 mai aient été abattus (à l’exception des vaches de réforme et des veaux pour lesquels le programme se poursuivrait jusqu’au 31 août au plus tard), ou jusqu’à ce que les fonds consacrés au programme soient épuisés.

Le programme à coûts partagés exigera une contribution maximale de 276 millions de dollars de la part du gouvernement fédéral et d’au plus 184 millions de dollars de la part des gouvernements provinciaux et territoriaux. Les coûts exacts dépendront de la rapidité de la réouverture de la frontière des États-Unis au boeuf canadien. Comme les paiements réduiront le recours aux programmes fédéraux-provinciaux-territoriaux relatifs au revenu agricole, pour les gouvernements, le coût net de cette aide sera moindre.

Les gouvernements reconnaissent la contribution de l’industrie à l’élaboration du programme. Les gouvernements et l’industrie superviseront ensemble les opérations du programme. Les ministres ont confirmé qu’ils s’engageaient à continuer à travailler de concert avec l’industrie à la création d’un plan d’action plus vaste visant le redressement de l’industrie bovine canadienne.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

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