Argentine : Bruxelles d’accord pour accroître les importations de boeuf

France, 5 mars 2002 – Afin de venir en aide à l’Argentine, qui traverse une crise économique d’une exceptionnelle gravité, Franz Fischler, commissaire européen chargé des questions agricoles a proposé d’accroître les achats de viande bovine en provenance de ce pays. Cette proposition doit encore être avalisée par la Commission européenne, puis par le Conseil agricole de l’UE pour être effective.

L’offre communautaire, faite après une rencontre à Barcelone avec Miguel Angel Paulon, le ministre argentin de l’Agriculture, concerne la viande de qualité, le Hilton beef, et porterait sur un quota d’importation annuel de 10 000 tonnes en plus du volume déjà prévu de 28 000 tonnes. Un geste destiné à conforter l’amitié entre l’Union européenne et l’Argentine. Les Quinze ont été les premiers à rouvrir leurs frontières à la viande de ce pays après l’apparition de la fièvre aphteuse. L’UE, qui est le premier importateur de produits agricoles et le deuxième exportateur, est le premier partenaire commercial de l’Argentine. Le déficit d’échanges agricoles avec Buenos Aires est de 2,8 milliards d’euros.

Bruxelles mène actuellement des négociations pour créer une zone de libre-échange avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), qui pourrait conduire à démanteler les tarifs douaniers sur un volume d’échanges de 2,2 milliards d’euros en plus des échanges qui s’effectuent déjà hors droits, soit un total potentiel supérieur à 8 milliards d’euros équivalent à 90% des échanges agricoles actuels. L’Union européenne voudrait doubler les Etats-Unis de vitesse dans cette affaire et éviter que l’Amérique ne devienne un gigantesque marché unique du nord au sud.

Commentaires