Canola : andainage ou coupe directe?

Publié: 4 février 2015

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Denis Ruel, agronome au MAPAQ Centre-du-Québec, suit depuis plusieurs années la culture du canola à la Ferme Duo-Lait, à Saint-Rosaire.

Champ de canola à la Ferme Duo-Lait
Champ de canola à la Ferme Duo-Lait

Les producteurs Chantal Roux et Jean-Pierre Blais apprécient le canola dans leurs rotations, notamment pour réaliser des travaux de correction aux champs après la récolte vers la fin de l’été.

En 2014, Denis Riel a établi un dispositif expérimental pour comparer la méthode de récolte par andainage suivi d’un battage de l’andain, et la méthode de récolte par coupe directe.

Pas évident de récolter le canola sans réaliser des pertes! Les grains sont petits et les siliques sont fragiles à l’éclatement.

Pour les producteurs, le grand défi de la coupe directe est de la réaliser au moment optimal, afin de minimiser les pertes par égrenage sur pied.

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Quant à l’andainage, il faut aussi choisir le moment idéal. En andainant trop tôt, on risque d’affecter à la baisse le potentiel de rendement. En andainant trop tard, le risque de perte de grains et de siliques au sol augmente.

Les essais réalisés à la Ferme Duo-Lait en 2014 se sont déroulés sous de bonnes conditions météorologiques, qui ont facilité les semis, la levée et la croissance.

Résultats

L’analyse statistique des résultats n’a révélé aucune différence significative entre les deux modes de récolte en ce qui a trait aux rendements et au taux de protéines.

Cependant, la récolte en coupe directe a donné un plus fort taux d’humidité à la récolte (15,9 %) que la récolte après l’andainage (7,9 %).

Le taux d’huile moyen pour l’andainage a été de 40,84 % et celui pour la coupe directe, de 44,33 %.

Le rapport de l’agronome Denis Ruel propose aussi une analyse économique des deux méthodes de récolte, ainsi que des nuances sur les avantages et les risques associés à chacune.

« Chacune des méthodes présente des avantages et des inconvénients et dépend de bien des facteurs à prendre en compte, comme l’état de la culture (verse, densité, développement des plants et uniformité de la maturité, maladies et insectes, etc.), les conditions climatiques présentes et anticipées, la disponibilité des équipements, les superficies à récolter et la capacité de l’entreprise à faire une gestion de risques », conclut Denis Ruel.

Consulter le rapport complet, avec illustrations (PDF)

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