Collaboration entre Canada et États-Unis contre la vache folle

Monterrey (Mexique), 13 janvier 2004 – Sur fond de crise de la maladie de la vache folle en Amérique du Nord, le président américain George W. Bush et le premier ministre canadien Paul Martin se sont engagé à collaborer pour restaurer la confiance des consommateurs.

« J’aime manger du boeuf et je vais continuer à manger du boeuf parce que je crois que les réserves de nourriture sont sécuritaires », a affirmé le président Bush lors d’un point de presse conjoint avec Paul Martin en marge d’un sommet des Amériques.

Le Mexique et le Canada comptaient parmi les plus importants acheteurs de boeuf américain avant que le département de l’Agriculture n’annonce le mois dernier avoir découvert un cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), communément appelé maladie de la vache folle, chez une vache laitière de l’État de Washington.

Plus de 40 pays ont depuis mis fin à leurs importations de boeuf américain.

Après des tests d’ADN, les experts ont établi que la vache infectée avait été importée d’une ferme canadienne. Le premier cas nord-américain de vache folle a été détecté en mai l’an dernier chez un animal né en Saskatchewan.

« La meilleure façon d’être certain que nous sommes en mesure de répondre aux exigences des consommateurs dans nos deux pays — ainsi qu’ailleurs dans le monde — est d’avoir une coordination très étroite sur la réglementation, sur l’information et sur la recherche », a ajouté le président Bush.

« Ceci est une industrie nord-américaine et les solutions reposent sur la science, et ces solutions scientifiques devront être atteintes (par les deux pays). Et c’est là que la coordination entre en jeu », a ajouté Paul Martin.

Le président Bush a rappelé que la crise de la vache folle serait discutée plus tard cette semaine lors d’une rencontre entre les ministres de l’Agriculture du Canada, du Mexique et des États-Unis à Washington.

Un grand nombre de boeuf et de bétail vivant traversent les frontières des trois pays. Le Canada et les États-Unis, plus particulièrement, forment un marché très intégré.

Source : Reuters

Commentaires