Compétitivité de la filière des fruits et légumes française en question

Paris (France), 25 juillet 2002 – La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) souhaite une analyse de la compétitivité de la filière française des fruits et légumes, un secteur fréquemment en crise.

« Nous devons faire le même travail que celui qui est fait sur le vin », un secteur sur lequel planche actuellement un groupe de travail à la demande du ministère de l’Agriculture, a expliqué, jeudi, Jérôme Bédier, président de la FCD, lors d’un point de presse.

Pour justifier ce souhait, il a souligné que la France se situait derrière ses concurrents d’Europe du Sud, en ce qui concerne la production de pêches, nectarines, fraises et tomates et que les prix de ces concurrents étaient nettement inférieurs à ceux des producteurs français.

« Nous privilégions la production nationale, mais rien ne nous empêche de faire appel à d’autres produits européens », a-t-il dit. La distribution est régulièrement montrée du doigt par les producteurs qui l’accusent notamment de se fournir à l’étranger. Selon la FCD, les grandes et moyennes surfaces ne représentent qu’un peu plus de 37% des débouchés des fruits et légumes des producteurs français.

Traditionnellement exportés vers les pays du nord de l’Europe, les produits français sont aujourd’hui de plus en plus concurrencés par ceux venant d’Espagne et d’Italie généralement plus compétitifs, constate la FCD.

Vendredi, la FNSEA, syndicat majoritaire agricole, les Jeunes Agriculteurs (JA) et la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) ont signé un accord avec la grande distribution sur le prix des pêches et des nectarines, après plusieurs semaines de conflit. Il est basé sur une revalorisation des prix des produits de qualité.

M. Bédier, qui a condamné les actions violentes menées par les producteurs dans les magasins, a également plaidé pour que les pouvoirs publics mettent en place des « mesures d’intervention très ponctuelles », telles des indemnisations, en cas de forte crise conjoncturelle.

Source : AFP

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