Déclaration du ministre de l’Agriculture suite à l’annonce de l’origine de la vache folle

Ottawa (Ontario), 6 janvier 2004 – Selon les résultats d’analyse de l’ADN, l’animal atteint d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) qui a été découvert dans l’État de Washington en décembre est né dans une exploitation agricole de l’Alberta.

De nombreuses questions demeurent – concernant notamment la façon dont la vache a contracté la maladie et le moment de l’infection – et elles doivent être éclaircies dans le cadre de l’enquête actuelle sur l’ESB. Nous continuons à nous pencher sur ces points et nous pouvons compter sur l’appui constant de l’industrie, de nos collègues des provinces et des territoires et des autorités des États-Unis. De plus, nous entamons de nouvelles mesures destinées à gérer le risque d’ESB dans l’avenir. Ces mesures se fondent sur la série de mesures dynamiques d’atténuation du risque d’ESB que le Canada a mises en place au fil des ans. Comme toujours, notre objectif principal est d’assurer la sécurité des consommateurs, au Canada et à l’étranger.

Aujourd’hui, j’annonce des mesures supplémentaires pour renforcer la confiance du grand public à l’égard des produits du boeuf canadiens. Ces mesures sont les suivantes :

  • Consultation accrue de l’industrie et des partenaires commerciaux en ce qui concerne les aliments du bétail et les mesures de surveillance;
  • Amélioration des mesures d’identification, de suivi et de retraçage;
  • Accroissement du niveau de surveillance au sein du système d’inspection animale, et plus particulièrement augmentation du nombre d’épreuves de dépistage de l’ESB réalisées sur les animaux à haut risque.

    Le gouvernement fédéral consultera les provinces et les intervenants en ce qui a trait à la mise en oeuvre de ces changements.

    J’ai discuté de ces mesures aujourd’hui avec la secrétaire américaine à l’Agriculture, Mme Ann Veneman. Je continue de faire valoir les arguments du Canada concernant la réouverture de la frontière américaine suivant des motifs scientifiques et objectifs. Nous avons organisé des rencontres en personne avec le secrétaire à l’Agriculture du Mexique, M. Javier Usabiaga, le 15 janvier et nous rencontrerons Mme Veneman le 16 janvier, à Washington D.C.. Le Canada espère élaborer avec les États-Unis une approche nord-américaine visant le retrait des matières à risque spécifiées (MRS) dans les aliments du bétail qui reflète la nature intégrée de l’industrie bovine en Amérique du Nord.

    J’aimerais aussi inviter les représentants des provinces et de l’industrie à se joindre à moi dans le cadre d’une mission commerciale au Japon et en Corée du Sud, où je rencontrerai prochainement les hauts représentants des principaux partenaires commerciaux dans la perspective de faire rouvrir les frontières au boeuf canadien.

    Depuis le début des années 1990, le Canada et les États-Unis ont pris des mesures énergiques pour réduire le plus possible le risque d’introduction de l’ESB. En fait, toutes les évaluations scientifiques effectuées à ce jour montrent que ce risque est extrêmement faible et pratiquement identique dans les deux pays. Le groupe d’experts internationaux qui a examiné l’enquête du Canada sur le cas d’ESB de mai dernier l’a d’ailleurs confirmé au même titre que l’Harvard Risk Assessment et les évaluations antérieures de l’Union européenne et du Canada.

    Au cours des cinq dernières années, 7,3 millions de bovins vivants ont traversé la frontière entre le Canada et les États-Unis. Les exportations canadiennes de bovins vivants aux États-Unis ont totalisé 6,3 millions de sujets et un million de bêtes sont entrées au Canada à partir des États-Unis. En outre, les échanges d’aliments du bétail entre nos deux pays sont considérables.

    J’invite les États-Unis à continuer de travailler en collaboration étroite avec nous pour définir une approche nord-américaine de gestion des risques associés à l’ESB.

    Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

    Agriculture Canada
    http://Aceis.AGR.CA/

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