Le réchauffement climatique sera inégal au Canada

Contrairement à ce que plusieurs recherches indiquaient, le réchauffement climatique sera plus accentué dans l’Ouest du Canada que dans l’Est dans les prochaines décennies, selon une étude réalisée par l’Université McGill.

Les chercheurs de l’université ont utilisé une nouvelle méthode pour arriver à ce résultat, telle que parue dans Geophysical Research Letters. Cette dernière utilise des données historiques liées à certains paramètres tels que l’énergie solaire et les niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. L’équipe de chercheurs examiné comment ces variables avaient affecté en retour les températures depuis 1880 dans des zones restreintes de 500 km carrés.

L’auteur de l’étude, Shaun Lovejoy, a indiqué que certaines régions au nord étaient plus sensibles que d’autres alors qu’il était assumé auparavant que cette sensibilité était semblable.

Jusqu’à présent, la modélisation largement acceptée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) laissait entendre que les habitants des villes de l’Alberta pouvaient s’attendre à un réchauffement moyen de 0,8 C en moyenne au cours des trois prochaines décennies. Le nouveau modèle affiche par contre un réchauffement de 1,4 degré de plus qui devrait s’ajouter au 1 degré déjà enregistré pour la région, ce qui pourrait donner 2,4 ° C. La différence la plus marquée au niveau des températures pourrait se faire ressentir en hiver.

Le modèle de McGill laisse également entendre que d’autres régions, comme le Québec et l’Ontario, resteront plus fraîches qu’on ne le croyait. Le réchauffement aurait été surestimé dans l’Est et sous-estimé dans l’Ouest.

En fait, les chercheurs notent que la modélisation informatique actuelle utilisée par le GIEC peut être erronée pour plus de 39% du monde entier, soit en sous-estimant ou en surestimant les fluctuations à venir. La marge d’erreur vient du nombre important de variables à tenir compte (les nuages et les courants océaniques, les calottes glaciaires, etc) plutôt que la réalité du changement climatique.

L’équipe de McGill ajoute qu’il y a des nuances importantes et des schémas historiques dans différentes régions géographiques qui ne sont pas notés, ainsi que de grandes marges d’incertitude. Cela peut affecter la manière dont les gouvernements définissent les politiques en matière de changement climatique.

Source: Global News

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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