La production de bovins de boucherie a connu des changements importants depuis les 5 dernières années qui s’est traduit entre autres par une consolidation des entreprises. Mais, qu’advient-il vraiment ? Sont-ils restés les mêmes?
Le Centre d’études sur les coûts de production en agriculture (CECPA) s’est attardé sur les coûts de production et leur évolution dans les dernières années. Le Centre vient de publier les sommaires des résultats 2015 pour ces secteurs. Ceux-ci serviront, notamment, à la détermination des garanties offertes par l’ASRA dès 2017.
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Faits saillants du secteur Veaux d’embouche 2015
Coût de production : 1 703 $/vache ou 2,98 $/lb
Revenus du marché : 1 467 $/vache ou 2,57 $/lb
- Taille de l’entreprise : 117 vaches
- Productivité : 0,83 veau/vache et 571 lb de veaux/vache
- Taux de charges[1]: 81 %
- Endettement : 34 %
La dernière étude de coûts de production produite pour ce secteur datait de 2010. (0,83 veau/vache en 2015 contre 0,79 en 2010). Les prix élevés offerts pour la réforme ont incité plusieurs entreprises à vendre des sujets moins productifs et à investir dans la qualité de leur cheptel. Toutefois, l’augmentation des taux de charges et d’endettement implique que les entreprises devront demeurer prudentes dans la gestion de leurs liquidités.
Faits saillants secteur Bouvillons d’abattage 2015
Coût de production : 2 821 $/bouvillon ou 3,21 $/lb
Revenus du marché : 2 715 $/bouvillon ou 3,09 $/lb
- Taille de l’entreprise : 2 203 bouvillons produits
- Poids de vente : 1520 lb
- Taux de charges1: 101 %
- Endettement : 61 %
L’augmentation de la taille de l’entreprise moyenne (2 203 bouvillons en 2015 contre 1 592 en 2010) est associée à l’inclusion dans la population étudiée des entreprises produisant plus de 4 300 bouvillons annuellement.
Pour ce secteur, les choix stratégiques effectués par les entreprises en 2015 semblent avoir influencé leurs performances. Entre autres, la proportion de femelles engraissées et le poids à la vente se sont accentués significativement comparativement à 2010. Conséquemment, le taux de conversion alimentaire a connu une hausse de 8 % et le gain moyen quotidien une baisse de 5 %. Les prix d’achat des veaux ont également influé sur le taux de charges et d’endettement. Le CECPA hésite à se prononcer sur la cause de ces hausses, qui pourrait être attribué soit à des changements contextuels ou de nouvelles approches.
[1] Charges, avant rémunération des exploitants et de l’avoir propre, sur les revenus totaux
Source: CECPA
