Ligne de temps

Du fromage dans l’engrenage

L’Accord économique et commercial global (AECG), soit le traité de libre-échange entre le Canada et la zone européenne en est à ses dernières discussions avant sa mise en œuvre. Ne reste plus qu’à déterminer les types de fromages qui seront importés au Canada, indique AFP, ce qui serait une question de semaines.

Une porte-parole du ministère canadien du Commerce international, Chantal Gagnon, a indiqué que les dernières étapes avant l’application de l’accord étaient en cours.

Les parties ont décidé d’autoriser une arrivée progressive des quantités de fromage avant d’atteindre le maximum de 16 000 tonnes, en plus de 1700 tonnes de produits laitiers d’ici cinq ans.

La question soulève de nombreuses inquiétudes au Québec qui est le principal producteur de fromages fins au Canada. François Dumontier, porte-parole des Producteurs de lait du Québec, a indiqué que les fromages de spécialité importés dans le cadre du AECG représentent  20 à 30% du segment des fromages à forte valeur ajoutée des fromages de spécialité. Déjà, l’accord prévoit l’arrivée en 2017 de 6000 tonnes de fromages.

Europe-Mexique

En parallèle, l’Europe et le Mexique ont entamé une quatrième ronde de négociations pour moderniser leur propre accord de libre-échange signé en 2000. Les discussions entre les deux partenaires ont débuté en début de 2016 mais l’arrivée de Donald Trump et ses menaces en rapport avec l’ALENA ont accéléré les échanges.

Selon les négociateurs, une entente pourrait être conclue d’ici la fin de l’année. Le Mexique cherche à améliorer son accès au marché agricole commun, tandis que l’Europe vise notamment le marché énergétique mexicain.

Les échanges entre l’Europe et le Mexique étaient évalués l’an dernier à 61,6 G$, selon les autorités mexicaines, soit trois fois plus qu’en 1999.

 

Source: AFP

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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