Enrichissement collectif : contribution marquée de l’industrie bioalimentaire québécoise

Québec (Québec), 26 janvier 2005 – Au cours de la période 2000-2003, le produit intérieur brut (PIB) de l’industrie bioalimentaire du Québec affiche une croissance soutenue. En effet, cette industrie se démarque grâce à une progression annuelle moyenne de 3,8 %, tandis que le PIB de l’ensemble de l’économie croît à un rythme de 2,5 %. Au cours de la période, la part de l’industrie bioalimentaire dans l’économie québécoise passe ainsi de 6,3 % à 6,5 %. Parmi les secteurs qui composent cette filière, l’industrie des aliments (+ 440,8 millions de dollars) et les cultures et l’élevage (+ 315,5 millions) génèrent les gains les plus importants en ce qui a trait au PIB. C’est ce que révèle la publication conjointe du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et de l’Institut de la statistique du Québec intitulée Profil sectoriel de l’industrie bioalimentaire au Québec, édition 2004.

Investissement important dans la distribution alimentaire
Durant la période 2000-2003, l’investissement annuel moyen est estimé à 1,91 milliard de dollars. La croissance annuelle moyenne des investissements est la plus marquée dans les sous-secteurs du commerce de gros (25,8 %) et de détail (10,4 %). Par ailleurs, le secteur de l’agriculture occupe le premier rang en matière d’investissement, car il accapare près de 34 % de la valeur totale des investissements de l’industrie bioalimentaire. Le secteur manufacturier des aliments et boissons prend le deuxième rang (24,1 %), suivi de près par le commerce de détail (23,7 %).

Création d’emplois : apport du commerce de détail
Affichant une progression annuelle moyenne de 1,8 %, l’industrie bioalimentaire crée 22 400 nouveaux emplois en trois ans. En effet, ce nombre passe de 413 900 emplois en 2000 à 436 300 en 2003. Ainsi, cette industrie fournit de l’emploi à 12 % de la main-d’oeuvre québécoise. Fort d’un accroissement important des investissements dans la distribution alimentaire, le commerce de détail accapare près de 80 % de la création d’emplois, et le commerce de gros, près de 18 %. Dans la filière bioalimentaire, la restauration demeure tout de même en tête quant aux emplois détenus, puisque cette industrie fournit en moyenne 37 % de l’emploi, suivie par le commerce de détail, qui en retient près du quart.

Augmentation soutenue de la valeur des ventes de produits végétaux
Les secteurs de production végétale connaissent une croissance annuelle soutenue de 4,7 % de la valeur des ventes. En 2003, ce volet produit pour 1,39 milliard de dollars, soit une hausse de 179 millions par rapport à l’année 2000. En contrepartie, la valeur des ventes des secteurs associés aux productions animales progresse plus faiblement, soit de 0,4 %. Les secteurs du bovin et du porc essuient des baisses respectives de 89 et de 64 millions de dollars entre 2000 et 2003, alors que la valeur des ventes de lait s’accroît de 138 millions. La valeur de toutes les ventes de produits agricoles atteint 6,05 milliards de dollars en 2003, soit une augmentation de 215 millions depuis l’année 2000.

Forte croissance des échanges internationaux
En 2003, le Québec écoule, sur les marchés internationaux, des produits agricoles et alimentaires d’une valeur de 3,63 milliards de dollars, soit une progression annuelle de 7,5 % entre 2000 et 2003. Près de 73 % de ces produits sont dirigés vers les États-Unis, 8,7 % vers le Japon, 6,2 % outre-Atlantique vers l’Union européenne, 0,5 % vers le Mexique et 11,7 % vers les autres pays. Le secteur des viandes occupe le premier rang des produits exportés, compte tenu de ventes de 1,04 milliard de dollars, soit près de 29 % des exportations totales. Par ailleurs, le Québec achète de ses fournisseurs internationaux, principalement de l’Union européenne (30,9 %) et des États-Unis (25,5 %), des produits agricoles et alimentaires d’une valeur totale de 3,21 milliards de dollars, soit une progression annuelle de 6,7 % au cours de la période observée. Les boissons occupent le premier rang des produits importés, car la valeur de ces achats atteint 654 millions de dollars, ce qui représente 20,4 % du total en importation bioalimentaire. Les fruits et les noix viennent au deuxième rang, c’est-à-dire une valeur d’achat de 531,6 millions de dollars ou une part de 16,6 %. Le solde commercial du secteur maintient le cap en affichant un surplus de 421,7 millions de dollars en 2003.

Données sur Internet
Des données sont consultables sur le site Web de l’Institut de la statistique du Québec.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Institut de la statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/agricult/index.htm

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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