Equiterre invite les citoyens à goûter les saveurs du Québec pendant leurs vacances

Montréal (Québec), 10 juillet 2007 – Equiterre invite les citoyens à goûter les saveurs du Québec pendant leurs vacances estivales : une façon saine d’encourager les producteurs d’ici et de vivre une expérience à la fois écologique et gastronomique. « Voyager au Québec permet de faire desdécouvertes gourmandes saines et variées, de rencontrer des agriculteurspassionnés tout en contribuant à stimuler l’économie de nos régions dans uneperspective de souveraineté alimentaire », explique Frédéric Paré,coordonnateur du programme Agriculture écologique chez Equiterre. « C’est unexcellent moyen d’exercer son pouvoir citoyen à l’heure où sévit une crisesans précédent chez les agriculteurs du Québec », ajoute-t-il. Au Québec, selonle dernier rapport de Statistique Canada, 1920 fermes ont cessé leursactivités entre 2001 et 2006, soit environ une ferme par jour.

Une multitude d’activités gourmandes
Selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentationdu Québec (MAPAQ), l’agrotourisme est une activité touristique complémentaireà l’agriculture ayant lieu sur une exploitation agricole. Il met en relationles agriculteurs et les touristes, qui découvrent ainsi le milieu agricole etsa production par l’accueil et l’information que leur réservent leurs hôtes.Plusieurs activités, produits et services sont proposés : visites etanimations à la ferme, hébergement, restauration mettant en valeur lesproduits de la ferme et les produits des terroirs ainsi que la promotion et lavente de produits agroalimentaires. Les économusées, les nombreux festivals etexpos agricoles, les tables champêtres, l’auto-cueillette, la visite defromageries, de vignobles et de boulangeries artisanales sont autantd’activités agrotouristiques à ajouter à l’itinéraire de vacances et toutesdésignées pour une sortie familiale.

Un choix vert et sain
Les vacances agrotouristiques au Québec sont les vacances les plusécologiques que l’on puisse entreprendre, notamment en ce qui concerne letransport, si l’on considère qu’un aller-retour Montréal-Orlando par avionproduit près d’une demie tonne de gaz carbonique par voyageur(www.zerofootprint.net). De plus, si l’on opte pour la visite d’entreprisesagrotouristiques biologiques d’ici, on encourage une agriculture beaucoupmoins polluante et exigeante pour le sol, l’air et l’eau. En outre, grâce à laproximité du champs, des pâturages et des lieux de transformation, lesaliments nécéssitent beaucoup moins de transport, ce qui implique moinsd’émissions de gaz à effet de serre et permet de consommer des produits plusfrais et nutritifs.

Un coup de pouce pour la communauté
Le tourisme est un important moteur de développement économique,particulièrement pour les régions et les agriculteurs qui occupent cesterritoires. En voyageant au Québec et en encourageant les acteurs del’agrotourisme, les visiteurs soutiennent l’économie des fermes actuellementvulnérables : au Québec, selon le dernier rapport de Statistique Canada, c’estenviron une ferme par jour qui cesse ses activités. Or, ce phénomène a desrépercussions directes sur les activités économiques en région et contraintnotamment certains commerces et institutions (bureaux de postes, caissespopulaires, etc.) à fermer également leurs portes, ce qui entraîne lesconséquences désastreuses que l’on connaît sur le tissu social et la vitalitééconomique rurale.

Déguster cultures et traditions régionales
Notre culture alimentaire a changé radicalement au cours des dernièresdécennies : nous cuisinons moins et mangeons des aliments faciles à préparer,du « fast-food » et des surgelés, généralement riches en calories, en gras et ensel. Notre savoir-faire culinaire se perd graduellement. Or, l’agrotourismeconstitue une façon de renouer avec ce savoir-faire fort et créatif danstoutes les régions du Québec, de le développer et de le transmettre, tout enrespectant les us et coutumes ainsi que les particularités des territoires.

Vers la souveraineté alimentaire
« L’agrotourisme, l’achat local, directement à la ferme ou dans lesmarchés publics, et les projets d’agriculture soutenue par la communauté sonttous des moyens efficaces et accessibles aux citoyens conscients de leurpouvoir comme consommateurs », ajoute Frédéric Paré. « Ces choix contribuent àmettre en oeuvre la souveraineté alimentaire, une stratégie qui consiste ànourrir d’abord sa population et qui permet de contrer les nombreux problèmesliés au système alimentaire actuel », précise-t-il. Alternative à lalibéralisation du commerce agricole qui réduit l’aliment au statut demarchandise alors qu’il répond à un besoin essentiel de l’être humain, lasouveraineté alimentaire s’exprime à travers les choix de consommationindividuels, mais également par différentes mesures collectives dont la miseen marché collective, la gestion de l’offre et l’identification claire de laprovenance des aliments. « Il reste encore beaucoup de travail pour quel’alimentation soit exclue de la logique de conquête des marchés », conclutl’expert.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Équiterre
http://www.equiterre.qc.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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