ESB : Le congrès américain juge insuffisantes les protections prises

Washington (États-Unis), 26 février 2002 – Les mesures mises en place par le gouvernement américain pour éviter l’apparition aux États-Unis de l’encéphalite spongiforme bovine (ESB), ou maladie de la vache folle, sont insuffisantes, selon un rapport d’une agence indépendante du Congrès.

« Aucun cas d’ESB n’a été décelé aux États-Unis jusqu’à présent, mais les mesures fédérales prises ne suffisent pas à garantir que des animaux ou des produits infectés ne puissent pas entrer dans le pays », estime dans son rapport le General Accounting Office (GAO), sorte de cour des comptes du Congrès.

« Elles ne garantissent pas non plus la détection rapide d’animaux atteint d’ESB et donc la propagation de la maladie, pas plus qu’elles n’empêcheraient des viandes infectées d’entrer dans la chaîne alimentaire humaine », affirme encore le GAO.

Le rapport relève surtout des « faiblesses dans les contrôles à l’importation effectués par le département de l’Agriculture et l’autorité de contrôle alimentaire (FDA) », qui pourraient laisser entrer dans le pays des produits d’origine animale infectés.

En outre, les tests de dépistage effectués sur les animaux excluent ceux qui meurent chez les éleveurs et qui, selon les experts, constituent une population à haut risque, note le GAO.

Quant à l’interdiction de nourrir le bétail avec des protéines provenant de ruminants, l’autorité de contrôle alimentaire n’a pas réagi assez rapidement pour contraindre les entreprises à la respecter, souligne le rapport Les protéines animales provenant de carcasses de chevaux et de porcs sont autorisées.

« Nous avons identifié des entreprises ne respectant pas cette interdiction qui n’ont pas été inspectées depuis deux ans ou davantage et des cas dans lesquels aucune action n’a été prise pour les obliger à respecter la législation », affirme le rapport du GAO.

Réagissant à ces accusations, la secrétaire à l’Agriculture Ann Veneman a affirmé que « le départements de l’Agriculture et de la Santé ont pris des mesures agressives pendant plus de dix ans pour éviter que l’ESB n’apparaisse aux Etats-Unis ».

Elle a aussi souligné qu’« aucun cas de la maladie de la vache folle ni de sa variante humaine n’a été décelé aux Etats-Unis ».

Le rapport du Congrès ne prend pas en compte une étude de l’université de Harvard, fruit de trois ans de recherche, selon laquelle le risque d’une propagation de l’ESB aux Etats-Unis est extrêmement faible grâce en grande partie aux systèmes de protection en vigueur, a encore relevé Ann Veneman dans un communiqué.

Source : AFP

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