France : suivi de la fièvre catarrhale ovine

Paris (France), 21 septembre 2006 – Dominique BUSSEREAU, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a demandé la mise en place d’un comité de suivi de la fièvre catarrhale ovine et de ses conséquences en France. Sa première réunion s’est tenue hier avec l’ensemble des représentants des filières bovines et ovines. Elle a permis de présenter et d’analyser la situation sanitaire et économique dans le nord de la France suite à l’apparition de foyers de fièvre catarrhale ovines dans une même zone proche de la frontière belge.

La situation sanitaire et épidémiologique française reste stable avec quatre foyers présents sur le territoire français. Elle fait l’objet d’un suivi attentif en raison de la mise en évidence de nombreux foyers de fièvre catarrhale ovine dans les pays voisins. Les mesures sanitaires mises en oeuvre, notamment l’interdiction des mouvements des ruminants hors de zones réglementées, sont indispensables pour éviter la diffusion de la maladie vers de nouvelles régions d’élevage et fournir les garanties attendues par les pays importateurs de nos animaux ou leurs semences et embryons.

Conformément au droit communautaire, des solutions ont été mises en oeuvre pour permettre l’abattage de bovins et d’ovins en zone limitrophe des périmètres règlementés, autoriser la circulation des semences d’animaux sous certaines conditions, et, plus récemment, permettre la sortie des veaux de huit jours des périmètres interdits vers les zones de protection.

Enfin, un accord vient d’être conclu entre l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et la France, pays touchés par le même virus, pour autoriser la circulation des animaux vivants entre les zones de protection de ces cinq pays. Cet accord concerne particulièrement les éleveurs de veaux de huit jours produits dans la zone réglementée française.

Les mesures sanitaires prises ont permis de maintenir l’activité commerciale dans la zone indemne, et en particulier les flux d’exportation des broutards vers l’Italie et l’Espagne. Ces mesures perturbent cependant l’activité économique de la zone réglementée et nécessitent une forte solidarité professionnelle entre l’amont et l’aval, qu’il convient de renforcer.Dominique BUSSEREAU souhaite que cette solidarité interprofessionnelle permette de réserver les places d’engraissement des broutards dans la zone règlementée aux animaux provenant de cette zone.

D’ores et déjà, un observatoire des prix a été mis en place par l’Office de l’élevage, pour accompagner l’interprofession dans cette solidarité professionnelle. Un groupe de travail examine par ailleurs les démarches diplomatiques à entreprendre pour permettre la réouverture des marchés vers les pays tiers pour les semences et les autres produits d’origine animale.

Enfin, conscient des difficultés immédiates des éleveurs dans ces régions, un plan de soutien aux producteurs de veaux de huit jours et de broutard(e)s est à l’étude.

Dominique BUSSEREAU, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, rend hommage aux éleveurs et aux entreprises du secteur qui font preuve d’un grand professionnalisme dans cette crise.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture et de la pêche de la France
http://www.agriculture.gouv.fr

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