Gestion de l’eau : l’industrie de l’horticulture ornementale à la recherche de solutions

St-Hyactinthe (Québec), 20 novembre 2009 – La Fédération interdisciplinaire de l’horticulture ornementale du Québec (FIHOQ) présentait, le 18 novembre dans le cadre de l’Expo-FIHOQ, les détails de certains éléments des plus intéressants du rapport, préparé par la firme d’experts-conseils Deloitte pour l’Alliance canadienne de l’horticulture ornementale (ACHO), sur L’incidence de l’horticulture ornementale sur l’économie du Canada s’attarde, lequel s’attarde, entre autres, au problème de la gestion de l’eau.

On y apprend notamment que la production en horticulture ornementale canadienne n’utilise que 4 % de toute l’eau employée en agriculture, soit 187 millions de m3 par an. L’étude démontre que la consommation d’eau annuelle pour la production en serre de plantes ornementales est estimée à 3,5 % (6,6 millions de m3 par an) du volume d’eau total utilisée en production ornementale et à 0,2 % (0,4 million de m3 par année pour la production de gazon en plaques). La production en pépinière consomme, quant à elle, 96,3 % (180 millions de m3 par an) du volume d’eau total de la production ornementale.

Bien que la production en horticulture ornementale n’utilise que d’assez petites quantités d’eau par rapport à l’ensemble de l’agriculture, plusieurs entreprises ont déjà mis de l’avant des solutions permettant d’optimiser son utilisation. En pépinière, les principales solutions adoptées sont le goutte-à-goutte, le recyclage de l’eau et l’arrosage à la demande. Chez les producteurs en serre de plantes ornementales, ce sont le goutte-à-goutte et le recyclage qui sont privilégiés.

Les entreprises en horticulture ornementale adoptent non seulement des pratiques leur permettant de mieux gérer l’eau et ainsi optimiser son utilisation, elles sont aussi à la recherche de solutions au traitement des eaux utilisées. À cet effet, elles étudient les différentes avenues quant à la réduction, la conservation et le traitement des eaux pour la production ornementale. Elles souhaitent ainsi obtenir toutes les informations pertinentes quant à l’utilisation des méthodes disponibles:

  • Les méthodes de biorestauration : utilisation des micro-organismes, des champignons, des plantes ou leurs enzymes pour éliminer les nutriments et certains autres contaminants de l’eau;
  • Sédimentation : procédé de traitement physique qui consiste à laisser se déposer les matières solides en suspension dans l’eau sous l’influence de la gravité;
  • Filtration : procédé qui permet l’élimination des particules et des particules colloïdales solides par rétention dans un matériau granulaire (sable, charbon actif, etc.) ou une membrane;
  • traitement thermique : procédé qui consiste à chauffer l’eau jusqu’à une température donnée pour tuer les agents pathogènes et les algues.

C’est pourquoi la gestion durable de l’eau en horticulture ornementale figure parmi les six priorités de recherche et de transfert technologique ciblées par les membres de l’Alliance canadienne de l’horticulture, dont fait partie la FIHOQ.

Selon le rapport de l’ACHO, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux doivent investir davantage dans la recherche et le développement relativement aux technologies de traitement et de conservation de l’eau.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération interdisciplinaire de l’horticulture ornementale (FIHOQ)
http://www.fihoq.qc.ca

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