Grippe aviaire : fin des abattages massifs de volailles en Turquie

Kiziksa (Turquie), 12 octobre 2005 – Les abattages massifs de volaille ont pris fin en Turquie après la détection d’un cas de grippe aviaire dans une ferme de Kiziksa, dans le nord-ouest du pays, mais la quarantaine imposée dans la zone se poursuivait, a-t-on indiqué de source officielle.

« Les abattages massifs sont terminés dans la zone infectée, mais il y a encore des abattages de petite ampleur dans certaines fermes », a affirmé à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Agriculture Faruk Demirel qui a souligné que « les contrôles continuent de la manière la plus stricte ».

Le gouvernorat de Balikesir, où est situé Kiziksa, a toutefois indiqué mercredi que l’abattage de volaille se poursuivait dans la zone, sans en préciser l’ampleur.

« Les travaux d’abattage, de désinfection et de quarantaine se poursuivent », précise le gouvernorat, indiquant qu’un total de 5.691 animaux ont été abattus jusqu’à présent.

M. Demirel a en outre souligné que la quarantaine imposée dans un périmètre de 3 km autour du village de Kiziksa, où a été recensée samedi la maladie dans un élevage de dinde, se poursuivait jusqu’à nouvel ordre.

Le responsable a également indiqué que les prélèvement envoyés par son ministère à un laboratoire britannique chargé d’identifier le virus de la grippe aviaire étaient attendus « vers le milieu de la semaine prochaine ».

Ce laboratoire avait indiqué mardi que d’ici à quelques jours, il pourrait savoir si ce virus est le H5N1, qui a causé la mort d’une soixantaine de personnes et de millions de volatiles en Asie depuis 2003.

Une désinfection massive est en cours dans la zone par des experts vêtus de combinaison de protection, a indiqué la chaîne d’information NTV.

Dans la zone de quarantaine des équipes de vétérinaires ont effectué l’abattage par gaz de plusieurs milliers de volailles et les ont enterrées dans la chaux.

Des habitants locaux ont consenti à livrer leurs animaux, souvent leur seule ressource, aux autorités après avoir reçu l’assurance d’une compensation immédiate de l’Etat.

Ankara a affirmé qu’aucun humain n’avait été contaminé à ce jour et que la maladie était circonscrite à Kiziksa.

Cependant une certaine psychose née de la maladie a gagné les grandes villes, où le poulet et la volaille ont été retirés du menu des restaurants à Ankara notamment, selon des restaurateurs interrogés par l’AFP.

Le président de l’association des vendeurs en gros de volaille, Demir Kunter, a annoncé que la vente de la viande de poulet et de dinde avait dramatiquement chuté de 40% à Istanbul, première métropole du pays.

Source : AFP

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