Grippe du poulet : la Chine reconnaît ses « faiblesse et vulnérabilité »

Bangkok (Thaïlande), 5 février 2004 – Le vaste territoire de la Chine et son système de veille sanitaire la rendent « faible et vulnérable » face à la grippe aviaire, a reconnu un haut responsable chinois alors que la Thaïlande annonce la découverte de deux nouveaux cas humains suspects.

Réunis à Rome sous l’égide de l’ONU afin de définir des stratégies communes dans la lutte contre l’épizootie, des experts ont recommandé une vaccination animale comme solution de remplacement aux opérations d’abattage. Celles-ci ont entraîné l’élimination de près de 50 millions de volailles dans la dizaine de pays d’Asie touchés par la grippe du poulet.

Pékin a appelé à la prudence pour la consommation d’oeufs mais a souligné qu’il n’y avait pas de risque sérieux. « Il y a une probabilité pour que dans les régions affectées les oeufs portent le virus », a souligné Jia Youling, un expert aviaire du ministère de l’Agriculture. « Nous suggérons que ces oeufs soient très bien bouillis avant d’être consommés ».

En Thaïlande, où l’on compte cinq morts confirmées dues à la grippe aviaire, deux nouveaux cas suspects ont été décelés chez un garçonnet de deux ans dans la province de Khon Kaen dans le nord-est et chez un homme de 67 ans dans la province centrale de Chainat. Au total, la Thaïlande avait 19 cas suspects dont neuf sont morts.

Bangkok a annoncé jeudi que 40 des 76 provinces du pays sont à présent touchées et que près de 26 millions de poulets ont été abattus. Cet abattage est quasiment bouclé et il ne reste plus que cinq provinces où il n’est pas terminé.

Au Vietnam, où l’on déplore 10 des 15 morts dues à la grippe du poulet, le Premier ministre Phan Van Khaï a ordonné l’interdiction dans tout le pays de la vente de volailles vivantes et de produits issus de la volaille, rapporte les médias officiels.

Toutefois, le gouvernement n’a pas ordonné l’abattage des 250 millions de poulets du pays. Mercredi soir, la télévision vietnamienne a justifié cette décision part le fait que cet abattage coûterait au pays entre 700 et 800 millions de dollars (558 à 634 millions d’euros). Jusqu’à présent, les pertes économiques dues à l’épizootie sont estimées à 400 milliards de dong (19,9 millions d’euros).

Source : AP

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