Hausse prévue des taux d’intérêt

La politique des faibles taux d’intérêt de la Banque centrale du Canada (BCC) pourrait connaître un virage mercredi le 12 juillet. Près de 80% des experts interrogés prévoient une hausse, mais il est presque garantie que la deuxième moitié de 2017 se poursuivra avec une tendance haussière sur les taux d’emprunt.

Leigh Anderson, économiste agricole principal à Financement agricole Canada (FAC), revisite quelques-uns des facteurs qui pourraient motiver la BCC à se tourner vers une politique haussière.

La hausse de l’inflation serait le premier critère, bien que les taux actuels se trouvent sous la fourchette de 2% de la banque centrale. Ce qui pourrait causer une poussée inflationniste, c’est une forte croissance économique. La banque en profitera d’ailleurs demain pour réviser ses prévisions faites en avril dernier pour 2017 et 2018. Au printemps, la croissance prévue du PIB était de 2,5% pour 2017 et de 2% pour 2018. M. Anderson s’attend, quant à lui, à une révision à la hausse. Malgré la baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux, l’économie du pays s’est en effet adaptée : la création d’emploi est forte, ainsi que les échanges commerciaux avec les autres pays. La BCC a d’ailleurs donné un coup de pouce à l’économie canadienne en diminuant les taux.

Les rumeurs d’une hausse des taux ont déjà eu des effets sur le dollar canadien qui a grimpé dans les dernières semaines. L’économiste de la FAC note que le dollar s’est situé en moyenne à 0,749 $US dans la première moitié de 2017, mais il a grimpé récemment jusqu’à 0,77 $US. La récente hausse des prix des céréales a d’ailleurs été annulée en partie par les gains du dollar canadien. Un dollar plus fort aura un impact sur les prix des grains dans les prochains mois, ainsi que sur les biens importés. Mais surtout, les coûts liés à l’emprunt augmenteront.

Il faudra surveiller les commentaires du président de la banque. L’incertitude liée à l’élection de Donald Trump avait pesé sur les prévisions et l’économie mondiale au début de l’année. Reste à voir si ce facteur sera encore jugé déterminant sur l’économie.

Source : Financement agricole Canada

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