Il faut accroître la part de marché des aliments à base de céréales

Winnipeg (Manitoba), 21 octobre 2003 – Pour assurer l’essor au Canada du secteur à forte valeur ajoutée qu’est la transformation alimentaire, il faut accroître la part de marché des aliments à base de céréales. Tel était le message communiqué ce matin à Ottawa au Comité permanent de l’agriculture et des forêts par Ken Ritter, président du conseil d’administration de la CCB et Bill Nicholson, son collègue au conseil également élu par des céréaliculteurs.

« Ces dernières années, le consommateur nord-américain s’est vu imposer toutes sortes de régimes alimentaires à teneur élevée en matières grasses et en protéines, au détriment de régimes à base d’hydrates de carbone comme les céréales, » expliquait monsieur Ritter aux membres du comité. « Santé Canada ne cache pas qu’un régime sain et équilibré est un régime principalement à base de céréales comme le pain, les pâtes, les nouilles. »

« Le secteur à forte valeur ajoutée de la transformation du grain au Canada et la population tout entière se porteraient beaucoup mieux si le gouvernement fédéral se décidait à inciter, à éduquer et à encourager activement les Canadiens et les Canadiennes à ne négliger aucun des quatre principaux types d’aliments pour s’assurer d’un régime alimentaire équilibré, » ajoutait Ken Ritter. « En développant la demande dans ce secteur, c’est le secteur tout entier de la valeur ajoutée qui en profiterait – l’économie canadienne, la population et les producteurs de blé et d’orge de l’Ouest canadien. »

« Le Guide canadien de l’alimentation recommande que chacun d’entre nous consomme entre 5 et 12 portions d’aliments à base de céréales par jour. »

La CCB s’est engagée à augmenter la demande de produits à base de céréales par le consommateur et s’est associée à une initiative de l’Association des boulangers du Canada pour promouvoir la qualité nutritionnelle des aliments à base de céréales.

Monsieur Ritter a retracé les étapes du développement de ce secteur de la valeur ajoutée au cours de ces dix dernières années, signalant que la transformation du blé et du blé dur avait augmenté par exemple de 31 pour 100 depuis 1991, alors que le rythme de croissance aux États-Unis n’était que de 14 pour 100 durant la même période. La croissance toutefois de ce secteur n’est assurée que si le consommateur est présent, rappelait monsieur Ritter, et c’est à ce niveau de la sensibilisation du consommateur que l’intervention du gouvernement fédéral devrait se faire sentir.

Contrôlée par les producteurs de grain de l’Ouest canadien, la CCB est la plus importante agence de commercialisation de blé et d’orge dans le monde. L’un des principaux exportateurs du Canada, la CCB dont le siège est à Winnipeg, vend du grain dans plus de 70 pays et distribue l’intégralité du produit des ventes, moins les frais de commercialisation, aux producteurs de grain des Prairies.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission canadienne du blé
http://www.cwb.ca/

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