Industrie bioalimentaire québécoise : de 2003 à 2006, croissance modeste du PIB

Québec (Québec), 29 février 2008 – Le produit intérieur brut (PIB) de l’industrie bioalimentaire croît de 3,5 % durant la période de 2003 à 2006, atteignant 15,9 milliards de dollars en 2006. Cette croissance est moins élevée que celle de l’ensemble de l’économie québécoise (6,8 %) dont le PIBatteint un sommet de 242,1 milliards de dollars en 2006. C’est ce que révèlela publication conjointe du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et del’Alimentation du Québec et de l’Institut de la statistique du Québecintitulée Profil sectoriel de l’industrie bioalimentaire au Québec, édition2007.

Parmi les secteurs qui composent la filière bioalimentaire, celui de laculture et de l’élevage montre la plus forte augmentation entre 2003 et 2006(+ 312 millions de dollars). Les secteurs du commerce de détail des alimentset boissons, ainsi que des services de restauration et de débits de boissonss’enrichissent respectivement de 255 et de 276 millions de dollars. Pour sapart, le secteur de la transformation des boissons et du tabac présente unediminution de 23,1 %. Par contre, le secteur de la transformation des alimentssemble reprendre de la vigueur en 2006 après le creux observé en 2005.

Dans son ensemble, la filière bioalimentaire s’approprie 6,7 % de larichesse générée par l’économie québécoise. En moyenne, le secteur de latransformation des aliments, des boissons et du tabac compte pour 34,9 % duPIB de l’industrie bioalimentaire, les services de restauration et de débitsde boissons, pour 24,2 %, le commerce de détail des aliments et boissons, pour22,0 % et le secteur de la culture, élevage, pêche, chasse, piégeage etsoutien à l’agriculture, pour 18,9 %.

Contribution appréciable de l’industrie bioalimentaire à l’emploi global
L’industrie bioalimentaire québécoise a contribué à la création d’emploisdans l’ensemble de l’économie. En effet, 27 211 nouveaux emplois (19,9 %) ontété créés dans l’industrie durant la période 2003-2006. D’ailleurs, cetteindustrie emploie en moyenne 12,5 % de l’ensemble de la main-d’oeuvre auQuébec, soit 462 000 travailleurs. Les emplois sont répartis principalementdans les secteurs des services de restauration et de débits de boissons(37,8 %), du commerce de détail (26,8 %) et de la fabrication des aliments,des boissons et du tabac (15,6 %).

Entre 2003 et 2006, le nombre de travailleurs de l’industriebioalimentaire québécoise affiche un taux de croissance moyen de 2,0 %,dépassant ainsi la croissance moyenne de 1,2 % de l’ensemble de l’économiedont le nombre d’emplois atteint 3,8 millions en 2006. Parmi les secteurs del’industrie bioalimentaire qui contribuent à cette croissance, le commerce dedétail (+ 5,3 %) et l’agriculture (+ 4,5 %) se démarquent particulièrement.Par ailleurs, les secteurs des pêches (+ 2,1 %) et des services derestauration et de débits de boissons (+ 1,4 %) enregistrent également unehausse. Toutefois, on observe un recul de l’emploi durant la période dans lessecteurs du commerce de gros (- 1,8 %) et de détail (- 4,2 %).

Hausse modérée de la valeur de la production totale de l’agriculture
Au cours de la période 2003-2006, la production totale de l’agriculture,qui correspond à la valeur de la production brute du secteur agricole, afficheune croissance annuelle moyenne de 1,4 % ce qui porte sa valeur moyenne à7,7 milliards de dollars. Ce montant est composé notamment des recettesmonétaires du marché (68,5 %), des ventes de produits agricoles aux autresexploitations agricoles (15,3 %), des paiements bruts des programmes,subventions et autres paiements (10,7 %) et des revenus du travail à forfait(2,9 %). Sont également inclus, les remises gouvernementales (1,2 %), lerevenu en nature (0,5 %), la vente de produits forestiers (0,5 %), la valeurde la variation des stocks (0,3 %) et le loyer des terres agricoles (0,1 %).

Durant la même période, les recettes monétaires du marché représententune valeur moyenne de 5,3 milliards de dollars. Parmi celles-ci, les recettesdes produits animaux et dérivés dominent avec 73,2 %, alors que les produitsd’origine végétale s’approprient 26,8 %. Les recettes du marché desproductions animales sont constituées principalement des produits laitiers(46,0 %), de la viande de porc (25,9 %) et de la volaille (12,5 %). Du côtédes produits d’origine végétale, les recettes du marché sont notammentcomposées du mais-grain (20,7 %), des légumes frais et de transformation(16,9 %), des produits de la floriculture (10,6 %), des produits acéricoles(10,3 %) et du soya (8,2 %).

Baisse relative des investissements du secteur bioalimentaire dans l’ensemble de l’économie
Entre 2003 et 2006, les dépenses annuelles en immobilisation del’industrie bioalimentaire atteignent 2,1 milliards de dollars en moyenne,soit 4,3 % de l’investissement global à l’échelle du Québec. Au cours de cettepériode, les dépenses en immobilisation baissent, en moyenne, de 1,7 %contrairement à l’investissement global québécois qui affiche plutôt unehausse de 5,4 %.

Seuls les secteurs de la transformation des aliments et des boissons(+ 1,7 %), ainsi que des services de restauration et de débits de boissons(+ 3,0 %) affichent une augmentation des investissements pour la périodeconcernée. Le maillon du secteur bioalimentaire qui enregistre le recul leplus marqué est celui de l’agriculture (- 4,5 %) et, plus spécifiquement, dela culture de céréales et de plantes oléagineuses.

En moyenne, de 2003 à 2006, le secteur primaire (agriculture, pêche,chasse et piégeage) accapare 31,5 % des investissements, suivi par le commercede détail (22,0 %), la transformation des aliments et des boissons (18,5 %),les services de restauration et de débits de boissons (14,8 %) et, finalement,le commerce de gros (13,2 %).

L’Institut de la statistique du Québec produit et diffuse une informationstatistique pertinente, fiable et actuelle sur l’évolution socioéconomique duQuébec et de la société québécoise. Il constitue le lieu privilégié deproduction et de diffusion de l’information statistique officielle pour lesministères et organismes du gouvernement, et il est responsable de toutes lesenquêtes d’intérêt général.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Institut de la statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/agricult/index.htm

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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