L’avoine nue, cette méconnue

Peu connue chez nous, l’avoine nue est prisée par nos voisins du sud. Depuis plusieurs années, Semican, une compagnie de semences de la région des Bois-Francs, exporte de l’avoine vêtue et nue aux États-Unis.

Les produits exportés ont d’abord été du grain en vrac. Mais dernièrement, Semican a conçu, en collaboration avec des entraîneurs, des collations pour chevaux. Sous forme de barre énergétique, cette portion représente un repas léger pour ces équidés. Mais qui peut cultiver cette céréale et quelles sont ses particularités?

Les producteurs de toutes les régions du Québec peuvent l’intégrer à leurs rotations. L’avoine nue est particulièrement profitable aux agriculteurs des territoires à faible UTM compte tenu de sa haute teneur en énergie.

Un producteur ayant un silo pour l’entreposage de l’avoine nue pourra vérifier la qualité de sa récolte et profiter davantage des variations de prix suivant le moment de livraison. Pour ce faire, l’entreposage doit se prolonger au-delà de la récolte du soya et du maïs.

Bien que l’avoine nue offre un rendement inférieur à l’avoine vêtue, le producteur peut tout de même bénéficier de cette culture. Une prime de 75 $ la tonne est offerte aux producteurs qui cultivent l’avoine nue.

Urs Studhalter, producteur de semences d’avoine nue et copropriétaire de la Ferme Irma à St-Albert, tire profit de cette culture. « La rentabilité à l’acre de l’avoine nue est inférieure à celle du soya, mais j’obtiens des conditions favorables pour les travaux au champ et ça me permet de devancer le travail d’automne et d’épandre du fumier », explique-t-il.

Également producteur laitier, Urs Studhalter apprécie le rendement supérieur en paille de cette graminée.L’avoine nue produit 25 % plus de paille que l’avoine couverte.

Cultiver l’avoine nue

à propos de l'auteur

Journaliste et rédactrice en chef adjointe

Marie-Claude Poulin

Marie-Claude Poulin est journaliste et rédactrice en chef adjointe au Bulletin des agriculteurs.

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