La CCB accueillent favorablement l’engagement du ministre de la défendre aux négociations sur les règles du commerce international

Winnipeg (Manitoba), 15 mars 2006 – Le conseil d’administration de la CCB, qui est gouverné par des agriculteurs, accueille favorablement les remarques faites par le ministre de l’Agriculture Chuck Strahl, selon lequel les décisions au sujet du sort de la CCB devraient être prises au Canada par les Canadiens, et non par nos concurrents étrangers dans les marchés céréaliers, par l’entremise de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

« Le ministre a vu avec justesse que le sort de la société de mise en marché du grain des agriculteurs de l’Ouest canadien relève de notre pays et que ni les Américains, ni les Européens ne doivent être autorisés à s’ingérer dans cette décision », a déclaré le président du conseil d’administration de la CCB, M. Ken Ritter.

Nous avons maintenant besoin que le ministre fasse un pas de plus et qu’il reconnaisse que cette décision appartient aux agriculteurs de l’Ouest canadien eux-mêmes. La CCB est leur instrument de mise en marché. Eux seuls devraient décider de son avenir. »

Ritter assistait hier à une table ronde nationale, aux côtés des représentants élus de plus de 50 organisations agricoles canadiennes. Strahl, qui est également ministre responsable de la CCB, avait convoqué cette réunion afin de recueillir des avis à l’approche d’une phase critique des négociations de l’OMC, alors que les différents pays membres peinent à parvenir à un accord au sujet d’une nouvelle série de règles sur le commerce international.

Pendant la réunion, Strahl a clarifié sa position en ce qui concerne de défendre le comptoir unique de la CCB contre les offensives menées dans l’arène de l’OMC. Les États-Unis et l’Union européenne ont ciblé avec insistance la CCB lors des négociations, malgré le fait que ses activités n’ont aucun effet de distorsion sur les échanges commerciaux.

« Le véritable problème auquel sont confrontés les agriculteurs, pour ce qui est d’obtenir des règles du jeu équitables, est lié aux subventions massives versées par les É.-U. et l’UE, a déclaré Ritter, qui exploite une ferme à Kindersley (Sask.). Ces subventions nous font très mal car elles font plonger les prix. »

Les membres de l’OMC tenteront de parvenir à un accord provisoire d’ici à la fin d’avril. Le libellé du document d’ébauche prévoit le maintien des pouvoirs dit de monopole. Toutefois, les modalités détaillées concernant les mesures de discipline applicables au recours à un monopole pourraient miner gravement la capacité de la CCB d’exercer son rôle au profit des agriculteurs de l’Ouest canadien.

Contrôlée par les agriculteurs de l’Ouest canadien, la CCB est la plus importante agence de commercialisation de blé et d’orge dans le monde. L’un des principaux exportateurs du Canada, la CCB, dont le siège est situé à Winnipeg, vend du grain dans plus de 70 pays et remet l’intégralité du produit des ventes, moins les frais d’exploitation, aux agriculteurs des Prairies.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Commission canadienne du blé
http://www.cwb.ca/

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