La CCB aide à financer la recherche sur la fusariose de l’orge

Winnipeg (Manitoba), 2 février 2006 – La CCB s’est engagée à verser 300 000 $ au Centre de recherches de Brandon pour aider les chercheurs à lutter contre la fusariose dans l’orge.

« La fusariose est un des plus grands fléaux des agriculteurs. Cette maladie occasionne des dégâts représentant des dizaines de millions de dollars de chaque année, a déclaré Ken Ritter, président du conseil d’administration de la CCB, qui a approuvé le financement réparti sur trois ans. Plus l’orge sera résistante à la fusariose, meilleures seront les recettes des agriculteurs. »

La CCB appuie les travaux de recherche sur l’orge effectués au Centre de recherche sur les céréales d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à Brandon (Manitoba) depuis 2004. Le financement nouvellement annoncé sera assorti de contributions à part égale d’autres sources. Jusqu’ici, AAC a participé au financement par l’entremise de son Programme de partage des frais pour l’investissement, et le Centre de développement des cultures de l’Université de la Saskatchewan a fait de même grâce au Fonds de développement agricole de la Saskatchewan.

Le chercheur principal du projet, Bill Legge, a déclaré que le financement du programme, y compris la contribution de la CCB, a permis d’accroître la capacité de production d’orge en serre et de multiplier les analyses sur le deoxynivalenol (DON), une mycotoxine produite par la fusariose.

« Cette nouvelle capacité nous permet d’accroître la précision des analyses et nous permet ainsi de mieux cibler la sélection en vue d’obtenir des lignées d’orge résistantes à la fusariose », a expliqué M. Legge.

Selon M. Ritter, l’appui financier ainsi fourni, par l’entremise de la CCB, démontre l’importance que les agriculteurs de l’Ouest canadien accordent aux recherches offrant le potentiel d’améliorer les débouchés de leurs cultures.

« La lutte contre la fusariose est importante pour les agriculteurs et pour nos acheteurs d’orge à l’étranger, de même que pour les secteurs canadiens de la malterie, de la brasserie et de la fabrication d’aliments du bétail, a-t-il précisé. Ce projet témoigne du montant d’efforts que nous sommes tous prêts à consentir pour maintenir la qualité des céréales canadiennes écoulées dans le monde.

L’année dernière, la CCB a contribué de manière importante aux recherches sur le stockage du grain menées à l’Université du Manitoba, ainsi qu’aux recherches sur l’utilisation de l’orge pour la consommation humaine menées à l’Université de l’Alberta. En outre, la CCB s’est engagée dans un partenariat visant à mettre sur pied un centre de formation technique à Beijing. Ce partenariat aidera à resserrer les liens commerciaux avec la Chine, grand acheteur de blé et d’orge. Les fonds destinés à ces initiatives ne proviennent pas des recettes des agriculteurs des Prairies portées aux comptes de mise en commun, mais plutôt d’un compte où sont versés les chèques des agriculteurs non encaissés après 6 ans.

Contrôlée par les agriculteurs de l’Ouest canadien, la CCB est la plus importante agence de commercialisation de blé et d’orge dans le monde. L’un des principaux exportateurs du Canada, la CCB dont le siège est situé à Winnipeg, vend du grain dans plus de 70 pays et remet l’intégralité du produit des ventes, moins les frais d’exploitation, aux agriculteurs des Prairies.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission canadienne du blé
http://www.cwb.ca/

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