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La DEP, un an plus tard

Évolution de la progression de la DEP au Canada à partir de la semaine débutant le 19 janvier 2014. Graphique: Les Éleveurs de porcs du Québec et EQSP.

Évolution de la progression de la DEP au Canada à partir de la semaine débutant le 19 janvier 2014. Graphique: Les Éleveurs de porcs du Québec et EQSP.

Il y a un an déjà que la diarrhée épidémique porcine a fait son apparition en Amérique du Nord. Selon le rapport du USDA du 30 avril 2014, 6226 cas dans 29 états ont été rapportés sur des fermes porcines aux États-Unis depuis le premier cas observé en avril 2013.

Le Canada n’a pas pu résister. Un premier cas a été répertorié en Ontario le 22 janvier 2014. En février, trois autres provinces ont été touchées par la maladie : le Manitoba, l’Île-du-Prince-Édouard et le Québec.

En date du 23 avril 2014, on compte 58 cas canadien, dont la très grande majorité en Ontario : 54, contre 2 au Manitoba, 1 à l’Île-du-Prince-Édouard et 1 au Québec.

États-Unis

Selon l’économiste Steve Meyer, président de Paragon Economics, les pertes liées au virus de la DEP sont évaluées depuis un an à 7 millions de porcs aux États-Unis, ce qui représente 10% de la population porcine. Toutefois, l’économiste Christ Hurt de l’Université Perdue estime une perte moins élevée.

Le manque de porcs dans les abattoirs a poussé le prix du porc vers le haut. Selon le président du National Pork Board Council, Howard Hill, la maladie serait responsable d’une augmentation du prix de 15 à 25%.

Depuis que le rapport Hogs & Pigs du USDA du 28 mars a révélé des pertes plus faibles que prévues, le prix du porc a connu un ajustement à la baisse.

Canada – Québec

L’Ontario a connu deux vagues distinctes de contamination par le virus de la DEP. La première vague a touché les maternités et quelques pouponnières. Dans la seconde vague, à partir de mars, les engraissements ont été principalement affectés.

Le Québec se croise les doigts. Malgré un cas déclaré le 22 février dans un élevage et plus de 20 tests environnementaux positifs, la maladie est sous contrôle.

L’Équipe québécoise de santé porcine (EQSP) continue son travail de sensibilisation et de leader face à la maladie. Une fiche sur l’utilisation du bac de récupération à la ferme a été produite. Des ententes avec des intervenants, comme Hydro-Québec et l’Association professionnelle en nutrition des cultures (APNC) ont eu lieu.

À consulter :

Les Éleveurs de porcs – DEP – État de la situation

American Association of Swine Veterinarians

Sources : PorkNetwork.com, EQSP – Les Éleveurs de porcs du Québec, USDA

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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