La Fédération canadienne de l’agriculture défend la position du Canada en matière de commerce

Genève (Suisse), octobre 2001 – Une délégation de la Fédération canadienne de l’agriculture (FCA), composée de porte-parole de tous les secteurs de production spécialisée, a passé les deux dernières semaines en Europe pour promouvoir la position du Canada sur les questions de commerce agricole. La délégation a assisté à la réunion annuelle sur l’agriculture de l’Amérique du Nord et de l’Union européenne, à Salzbourg, en Autriche, du 17 au 20 octobre. La réunion a été suivie d’une visite à Genève, en Suisse, pour discuter des enjeux commerciaux avec les hauts responsables de l’OMC.

« Nous ne pouvons pas laisser notre gouvernement seul aux prises avec le dossier du commerce international. En tant qu’industrie représentant tous les secteurs agricoles, nous devons travailler aux côtés de notre gouvernement pour défendre les intérêts du Canada à l’étranger, a déclaré le président de la FCA, Bob Friesen. Si nous laissons les autres puissances commerciales piétiner nos intérêts, nous serons tous perdants tous autant que nous sommes, chaque producteur de chaque secteur et chaque consommateur canadien. »

À Salzbourg, la délégation de la FCA, en compagnie de producteurs des États-Unis et du Mexique, a rencontré des groupes de producteurs des États européens. « Nous avons constaté rapidement que les Européens n’étaient pas tout à fait au courant de la position canadienne. Ils pensaient que le Canada, à titre de membre du groupe de Cairns, ne pouvait pas forger d’alliances avec d’autres pays, a révélé M. Friesen. Toutefois, nos rencontres avec des porte-parole de certains pays ont mis en relief des possibilités d’alliances dans des dossiers comme l’accès aux marchés, entre autres. Par la suite, notre position a suscité beaucoup d’intérêt de la part de l’Union européenne et d’autres pays. »

À Genève, la délégation de la FCA a continué de promouvoir la position canadienne auprès de hauts dirigeants de l’OMC, dont Mme Tantraporn, présidente du groupe de négociation sur l’agriculture, M. Suzuki, président du comité sur l’agriculture, le Secrétariat de la Division de l’agriculture et des produits de base de l’OMC, et des porte-parole des missions de l’OMC des États-Unis, de l’Europe, de l’Inde, du Japon, de la Suisse et de la Corée. Ces discussions ont préparé le terrain pour la prochaine réunion de l’OMC à Doha, au Qatar. Bob Friesen sera membre de la délégation officielle du Canada à Doha.

« Le message que nous avons laissé, c’est que nous devons adopter une approche équilibrée et précise, pour assurer la discipline, l’équité et la conformité lors de la prochaine série de négociations commerciales, a expliqué M. Friesen. L’Union européenne et les États-Unis cherchent de toute évidence à établir un accord qui leur permettrait d’ouvrir les marchés tout en protégeant leurs niveaux élevés de soutien gouvernemental, et ils s’attendent à ce que les autres pays se rallient à leur projet. C’est inacceptable. Les négociations commerciales doivent être un processus inclusif. La libéralisation du commerce portera préjudice à tous nos producteurs si elle ne s’accompagne pas de règles destinées à limiter la capacité d’intervention des deux plus gros trésors publics. Elle donnera à l’Union européenne et aux États-Unis la possibilité d’acheter les marchés libéralisés, elle minera nos secteurs de production réglementés et elle érigera un mur de protectionnisme et de subventions qui bloquera nos exportations. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Canadienne de l’agriculture

http://www.cfa-fca.ca/

Commentaires